[L’Équipe] “我们偏离了之前做得很好的一切”:圣安东尼奥惨遭纽约逆转,剖析NBA总决赛史上最大逆转的诞生 ▶️

By Sami Sadik à New York (USA) | L’Équipe, 2026-06-11 11:03:37

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维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 和马刺队痛失29分领先优势。(A. Réau/L’Équipe)

在系列赛回到圣安东尼奥之前,马刺本有机会将大比分扳平,但他们却突然崩盘,葬送了29分的领先优势。纽约尼克斯则乘虚而入,完成了NBA总决赛历史上最疯狂的逆转。让我们一同回顾这段在近乎沸腾的麦迪逊广场花园上演的、不可思议的下半场对决。

在麦迪逊广场花园的深处,狂喜与沮丧之间仅隔着几道黑色的门帘。米奇·约翰逊 (Mitch Johnson)、维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 以及迪伦·哈珀 (Dylan Harper) 依次面色凝重地走进马刺的新闻发布会帐篷。然而,这几层薄薄的布料根本无法隔绝几米开外传来的震耳欲聋的欢呼声。

纽约的舞者和啦啦队员们自发排成两列,夹道欢迎,以庆祝尼克斯队史上最疯狂的胜利(107-106,抹平了29分的巨大分差)。球馆的工作人员在人群中穿梭,喜笑颜开,现场的VIP贵宾们也是如此:歌手泰勒·斯威夫特 (Taylor Swift) 穿上了尼克斯的蓝色T恤,而在中场休息时带来精彩表演的武当帮 (Wu-Tang Clan) 领袖 RZA 同样兴奋不已。

麦迪逊广场花园赢球后,明星席彻底疯狂了 pic.twitter.com/jm3R2pdUN5

— NBA (@ NBA) 2026年6月11日

当他拿起麦克风时,这位全名为罗伯特·菲茨杰拉德·迪格斯 (Robert Fitzgerald Diggs) 的传奇人物曾是球迷们今晚唯一的“高光时刻”。这也是他们花重金抢购总决赛第四战门票的唯一心理安慰,因为当时马刺正在场上进行单方面的“屠杀”(半场结束时49-76,马刺领先)。在马刺于迈阿密奏响华丽乐章的12年后——当时他们在第三战半场砍下71分,命中率高达76%!——维克托·文班亚马和他的队友们找到了属于他们的“华丽篮球 (beautiful game)”。铺天盖地的三分雨、法国人在内线的绝对统治,最重要的是,他们似乎已经彻底击垮了纽约人的心理防线,尤其是米切尔·罗宾逊 (Mitchell Robinson)——他被“文班”的小动作(肘击)彻底激怒,心态失衡。

尼克斯:逆转的常客

在尼克斯的更衣室里,迈克·布朗 (Mike Brown) 重新组织了他的措辞。“我们没有给他们看任何比赛录像。我们让他们自己交流,然后我告诉他们,我们可以打得更好。我告诉他们,体育运动中需要一点运气,但这种运气必须由我们自己去创造,而且时间还非常充裕,”这位前圣安东尼奥马刺队主帅格雷格·波波维奇 (Gregg Popovich) 的助理教练回忆道。反击的路线图已经画好:在进入第四节前将分差缩小到“15分或17分”。最终他们做到了,分差来到了15分(75-90,第36分钟)。随着杰伦·布伦森 (Jalen Brunson) 和 OG·阿奴诺比 (OG Anunoby) 接连命中三分,麦迪逊广场花园重新找回了呐喊声。

OG·阿奴诺比的关键补篮锁定了尼克斯的逆转胜局

相比之下,圣安东尼奥马刺则陷入了无休止的进攻哑火:下半场仅得30分,投篮39投8中,并伴随着9次失误!“我们偏离了半场砍下76分时的打法:给篮筐施压、做好无球掩护、在内线寻找支点。我们打得畏首畏尾,不断投丢,也无法再博得罚球,”米奇·约翰逊叹息道。

以文班亚马为首,马刺队执迷于三分投射,频繁在失去节奏的情况下顶着防守人强投。这时,一个德州人最不愿提及的词再次浮现:经验。而这一次,经验站在了尼克斯这一边,他们早已成为逆转局势的大师,就像在东部决赛对阵克利夫兰骑士的第一场比赛中那样。

“去年对阵波士顿凯尔特人时,我们也曾两次陷入这种境地,但我们都挺过来了。这些经历让我们受益匪浅,而我们学到的教训就是绝不放弃。只要我们把比赛提升到另一个强度,我们就总有机会,”中锋卡尔-安东尼·唐斯 (Karl-Anthony Towns) 说道。对于大多数首次参加季后赛的马刺球员来说,他们并没有这样的阅历,反而陷入了自身风格的泥潭:过度追求快节奏。

马刺进攻失去节奏

“球的运转不再像之前那样流畅了。虽然我们创造了一些不错的投篮机会,也通过节奏让一些高难度投篮变得轻松,但我们没能找回那种进攻流畅感,”在第三节末段出现两次低级失误的达龙·福克斯 (De’Aaron Fox) 叹息道。“这在第四节之前就开始了。我现在无法立刻解释原因。这是执行力的问题,也是因为我们打得有些贪心。下半场我们并不是那支更有饥饿感的球队,”维克托·文班亚马继续说道。

“简单来说,我们松开了油门,而这绝对是不应该的。我们偏离了之前做得很好的一切。”

迪伦·哈珀,马刺控卫

这是一个慢性的“饥饿感”问题:在总决赛的每一场比赛中,马刺都在第一节就领先超过10分,但目前他们却仅取得了一场胜利。进攻端的断电遭到了布伦森的惩罚,而阿奴诺比和奇兵何塞·阿尔瓦拉多 (José Alvarado) 则成为了引爆反扑的导火索。在比赛还剩5分钟时,面对阿奴诺比的又一记三分冷箭,米奇·约翰逊不得不紧急叫了暂停(95-99,第44分钟)。但这并未奏效。“简单来说,我们松开了油门,而这绝对是不应该的。我们偏离了之前做得很好的一切,”控卫哈珀无奈地说道。

第四战数据解析

在福克斯的“帮助”下——他选择仓促上篮结果被阿奴诺比封盖,而不是消耗比赛时间——尼克斯迎来了决定胜负的机会。布伦森在包括文班亚马在内的两名马刺球员防守下三分出手未中,但阿奴诺比抢下进攻篮板并完成补篮。这究竟是神来之笔还是防守的重大失误?“两者皆有,”马刺主帅回答道,他在球队如何守住领先优势的问题上同样难辞其咎。

“我认为在这之后有两条路。一条好的,一条坏的。坏的路是放弃。好的路是借此变得更强大,团结一致。我知道我们会选择后者,”维克托·文班亚马承诺道。在第二场比赛中,马刺在混乱的收尾中落败——当时“文班”在接到斯蒂芬·卡斯尔 (Stephon Castle) 的背后传球时出现失误——这曾留下一道伤口,但在第三场比赛中得以愈合。这一次,马刺有72小时的时间来止血,迎接接下来的系列赛。

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« On s’est éloignés de tout ce qu’on avait bien fait » : anatomie du plus grand come-back de l’histoire de la finale NBA après l’effondrement de San Antonio contre New York

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Victor Wembanyama et les Spurs ont gâché 29 points d’avance. (A. Réau/L’Équipe)

Tout proches d’égaliser dans la série avant le retour à San Antonio, les Spurs se sont liquéfiés jusqu’à laisser filer 29 points d’avance. New York en a profité pour réaliser la plus folle remontée de l’histoire de la finale NBA. Plongée dans une seconde période paranormale achevée dans un Madison Square Garden en fusion.

Dans les entrailles du Madison Square Garden, l’euphorie et la détresse ne sont séparées que par des rideaux noirs. Mitch Johnson, Victor Wembanyama puis Dylan Harper défilent, visages fermés, dans la tente de conférence de presse des Spurs. Mais les bouts de tissus masquent mal les décibels à quelques mètres de là.

Les danseurs et les cheerleaders de New York ont improvisé une haie d’honneur pour fêter la plus folle victoire de l’histoire des Knicks (107-106 - 29 points d’écart effacés). Des employés de la salle fendent la foule, hilares, imités par des VIP : la chanteuse Taylor Swift, qui a enfilé le t-shirt bleu des Knicks, et RZA, le leader du Wu-Tang Clan, qui s’est produit à la mi-temps dans un concert événement.

Celeb Row was going crazy after the win at MSG pic.twitter.com/jm3R2pdUN5

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Lorsqu’il a pris le micro, Robert Fitzgerald Diggs, son nom complet, était le « highlight » de la soirée pour les fans. La seule justification du prix payé pour arracher une place au match 4 de la finale NBA, alors transformé en boucherie par San Antonio (49-76, 24e). Douze ans après la symphonie des Spurs à Miami - 71 points à 76 % à la mi-temps du match 3 ! - Victor Wembanyama et les siens avaient trouvé leur « beautiful game ». Un raz-de-marée de paniers primés, de domination intérieure du Français et surtout l’impression d’être rentré dans les têtes new-yorkaises, surtout celle de Mitchell Robinson que « Wemby » a fait dégoupiller (coup de coude).

Les Knicks habitués des come-backs

Dans le vestiaire des Knicks, Mike Brown a peaufiné son discours. « On ne leur a montré aucune image du match. On les a laissés parler entre eux, ensuite, je leur ai dit qu’on pouvait mieux jouer. Je leur ai dit qu’il fallait un brin de chance dans le sport, mais que cette chance, on devait la créer, qu’il restait énormément de temps », raconte l’ancien assistant de Gregg Popovich à San Antonio. La feuille de route est tracée : revenir « à 15 ou 17 points » avant le dernier quart. Ce sera 15 (75-90, 36e). Le Madison Square Garden retrouve de la voix en même temps que Jalen Brunson et OG Anunoby enchaînent les banderilles.

Le « tip-in » d’OG Anunoby qui a scellé la remontée des Knicks

En face, San Antonio démarre une interminable glissade offensive : 30 points en deuxième période à 8 sur 39 au tir avec 9 ballons perdus ! « On s’est écartés de ce qui nous a offert nos 76 points avant la pause : mettre de la pression sur le cercle, bien sortir des écrans, trouver des points d’appui dans la raquette. On jouait en reculant, on manquait nos tirs, on n’obtenait plus de lancers francs », souffle Mitch Johnson.

Wembanyama en tête, les Spurs s’acharnent à trois points et multiplient les tirs forcés, sans rythme, sur un ou deux défenseurs. Revient alors un mot honni chez les Texans : l’expérience. Celle des Knicks, cette fois, passés maîtres dans l’art des retournements de situation comme au match 1 contre Cleveland en finale de Conférence.

« On a aussi vécu cette situation deux fois contre Boston l’an passé et on était revenus. Ces expériences nous apprennent énormément et la leçon, c’était de ne pas lâcher. On a toujours une chance si on amène le match à un autre niveau », confiait le pivot Karl-Anthony Towns. Pour la plupart novices en play-offs, les Spurs n’ont pas le même bagage et se sont renfermés sur les mauvais côtés de leur identité : ce jeu rapide à outrance.

Les Spurs à court de rythme en attaque

« Le ballon ne bougeait plus de la même façon. Alors qu’on avait créé des bons tirs, qu’on avait rendus des tirs difficiles moins compliqués avec ce rythme, on n’a pas retrouvé ce flow offensif », soufflait De’Aaron Fox, auteur de deux pertes de balles évitables en fin de troisième quart-temps. « Ça a commencé avant le dernier quart. Je ne peux pas l’expliquer tout de suite. Ce sont des problèmes d’exécution, de gourmandise. On n’était pas l’équipe la plus affamée en deuxième période », poursuivait Victor Wembanyama.

« On a relâché l’accélérateur, tout simplement, et il ne faut surtout pas. On s’est éloignés de tout ce qu’on avait bien fait »

Dylan Harper, meneur des Spurs

Un problème d’appétit chronique : les Spurs ont mené de plus de 10 points dès le premier quart de chaque match de la finale, et n’ont qu’une victoire au compteur. Des trous noirs offensifs punis par Brunson, flanqué d’Anunoby et du surprenant José Alvarado comme détonateurs. Avec cinq minutes à jouer, Mitch Johnson doit appuyer en urgence sur le bouton temps mort sur un nouveau barrage longue distance signé Anunoby (95-99, 44e). Sans effet. « On a relâché l’accélérateur, tout simplement, et il ne faut surtout pas. On s’est éloignés de tout ce qu’on avait bien fait », lâche le meneur Harper.

Le match 4 en chiffres

Bien aidés par Fox, auteur d’un lay-up précipité et contré par Anunoby au lieu d’écouler le temps, les Knicks s’offrent la balle de match sur une flèche primée ratée par Brunson devant deux Spurs dont Wembanyama mais punie au rebond offensif par ce même Anunoby. Action d’éclat ou gros raté défensif ? « Les deux », répond l’entraîneur des Spurs, pas exempt de reproches sur les difficultés de son équipe à maintenir son avance.

« Je pense qu’après ça, il y a deux chemins. Un bon et un mauvais. Le mauvais, c’est d’abandonner. Le bon, c’est de devenir plus fort grâce à ça, de se rassembler. Je sais que c’est ce qu’on va faire », a promis Victor Wembanyama. Le match 2 perdu dans un final chaotique - balle perdue de Wemby sur une passe dans le dos de Castle - avait laissé une plaie, cicatrisée au troisième opus. Les Spurs ont cette fois 72 heures pour arrêter l’hémorragie avant la suite de la série.

By Sami Sadik à New York (USA), via L’Équipe

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