By Maxime Aubin à San Antonio | L’Équipe, 2026-06-14 12:02:48

文班亚马和马刺本赛季的美妙征程在圣安东尼奥画上了句号,他们在第五场比赛中遭遇失利。(A. Réau/L’Équipe)
周六以90-94不敌尼克斯后,马刺眼睁睁看着对手在自己的主场圣安东尼奥捧起了NBA总冠军奖杯(系列赛大比分1-4),而这场比赛的剧情走向无疑是令人感到似曾相识。维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 在比赛中逐渐隐形,在自己登陆北美联赛的第三个赛季,因与至高荣誉擦肩而过而倍感沮丧。
他独自一人低着头走下球场,既没有去向赢家致意,也没有向看台上为他鼓掌的自家球迷告别。在他身后,球场瞬间被黑压压的人群填满——那是陷入狂喜的客队球迷,他们涌入场内与尼克斯球员一同庆祝夺冠。这是纽约自1973年以来夺得的首个总冠军。
“相比之前经历的一切,这是我人生中最大的一课,也是最宝贵的学习时刻,”文班亚马随后评论道。当时,对手就在他的主场霜银中心(Frost Bank Center)里,在他身边高高举起了奥布莱恩杯。而在这场最终的失利(90-94)中,由于看台上身穿橙蓝球衣的尼克斯球迷实在太多,马刺甚至多次给人一种在客场打球的错觉。
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又一次痛失16分的领先优势
这场以心碎收尾的夜晚,对圣安东尼奥而言原本有一个极佳的开局。三天前在麦迪逊广场花园,尼克斯曾完成了29分的大逆转并险胜马刺(最终比分107-106)。显然,米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 的弟子们已经从那场不可思议的失利中走了出来。他们在第五场比赛中开局极其出色,凭借对对方控卫杰伦·布伦森 (Jalen Brunson) 及其队友的窒息防守,在首节结束时就取得了10分的领先(23-13)。
半场结束时马刺依然领先(42-37),第三节结束时也是如此(72-65),但他们再次未能守住胜果,在最关键的时刻失去了冷静;反观尼克斯,他们则愈发沉着,投篮也更加精准。这足以让他们在比赛还剩4分48秒时追平比分(83-83),随后领先1分、2分、3分,直至在最后几秒锁定胜局(94-90)。
这样的剧情既令人气馁又似曾相识,因为马刺在系列赛的全部五场比赛中都曾领先过至少10分,甚至在72%的时间里都处于领先位置……然而最终却输掉了五场中的四场。“我们的统治期是绝对的。在系列赛的大部分时间里,我们都占据了绝对统治地位,”这位法国内线承认道,尽管他球队的年轻和缺乏经验最终还是暴露了出来,“我们的微小失误都会受到极其严厉的惩罚,我们无法承受如此剧烈的起伏。”
文班亚马在比赛中逐渐哑火
尽管年仅22岁就荣膺常规赛MVP票选第三,并且全票当选最佳防守球员,但文班亚马在这轮总决赛中还是暴露出了不少问题。虽然他在纽约赢下的第三场比赛堪称代表作(32分、8个篮板、6次助攻,115-111获胜),但他最后两场比赛的表现却和球队如出一辙:开局强势,随后便销声匿迹,伴随着过多的失误和勉强的出手(他在第五场比赛中得到19分,但投篮仅有19投7中)。
“我们还没准备好。显而易见,我还没准备好去赢得一枚总冠军戒指,”这位法国球星保持着清醒的认识,尽管他很难掩饰自己的愤怒和沮丧,“我显然会更加努力地训练,让自己变得更有韧性。最重要的是保持头脑清醒,时刻掌控比赛。这也是杰伦·布伦森最令人瞩目的地方(他砍下45分并荣膺总决赛MVP)。有太多时候我显得过于被动,有太多时候我无法像自己希望的那样去掌控比赛。这让我们付出了代价。”
“让我生气的是,在我们能够重返总决赛之前,可能还要打上百场比赛。”
——维克托·文班亚马
距离他的首个NBA总冠军如此之近,却又如此之远:这就是这位法国球星在圣安东尼奥第三个赛季结束时所要面对的残酷现实。“让我生气的是,在我们能够重返总决赛之前,可能还要打上百场比赛。我必须接受这个现实,试着慢下来,耐心等待,并在接下来的100场比赛中把每一件事都做好。”

霜银中心看台上聚集了大量的尼克斯球迷。(A. Réau/L’Équipe)
在这个痛苦的时刻,他的父母菲利克斯·文班亚马 (Félix Wembanyama) 和埃洛迪·德·福特罗 (Élodie de Fautereau),以及他的两位经纪人布纳·恩迪亚耶 (Bouna Ndiaye) 和杰里米·梅贾纳 (Jérémy Medjana) 都守候在更衣室外的走廊里,他们的陪伴在今晚显得尤为珍贵。尽管文班亚马没有在公开场合流露出脆弱的一面,但在夜深人静、残酷现实袭来时,泪水最终还是夺眶而出。
这位身高2.24米的巨人或许可以这样安慰自己:迈克尔·乔丹 (Michael Jordan) 用了七年时间才在芝加哥公牛队夺得首冠(1991年),而勒布朗·詹姆斯 (LeBron James) 在迈阿密热火队夺冠则用了九年(2012年)。“没能赢下比赛我并不甘心。但正如我所说,这是我人生中最大的一课。作为一个团队,没有比我们刚刚经历的这一切更好的体验了,”文班亚马最后总结道,他坚信自己在今年十月回归时会变得更加强大。尼克斯以及其他所有球队都该警惕了:没有什么比一只受伤的野兽更危险的了。
由生成式人工智能翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。
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« On n’était pas prêts » : une dernière soirée crève-coeur pour Wembanyama et les Spurs après le sacre des Knicks

La belle aventure de Wembanyama et des Spurs cette saison s’achève à San Antonio avec une défaite au match 5. (A. Réau/L’Équipe)
Battus 94-90 par les Knicks samedi, les Spurs ont vu leur adversaire soulever le trophée de champion NBA chez eux, à San Antonio (série remportée 4-1), au terme d’une rencontre au scénario décidément familier. Victor Wembanyama s’est progressivement effacé, frustré d’avoir approché le sacre de si près pour sa troisième saison dans le Championnat nord-américain.
Il a quitté le terrain en solitaire et la tête basse, ne prenant le temps de saluer ni les gagnants ni ses propres fans qui l’applaudissaient en tribunes, laissant derrière lui un parquet soudainement noir de monde, celui d’une foule en extase venue rejoindre les joueurs des Knicks pour célébrer leur titre de champion NBA. Le premier remporté par New York depuis 1973.
« Par rapport à tout ce qu’il y a eu avant, c’est la plus grande leçon de ma vie, le plus grand moment d’apprentissage », a ensuite commenté Victor Wembanyama, référence au trophée Larry O’Brien soulevé par ses adversaires juste à côté de lui, dans sa salle du Frost Bank Center, au terme d’une ultime défaite (90-94) où les Spurs ont souvent donné l’impression de jouer à l’extérieur, tant les supporters en maillot orange et bleu étaient nombreux en tribunes.
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Une nouvelle avance de 16 points dilapidée
Cette soirée terminée en crève-coeur avait pourtant si bien commencé pour San Antonio. Visiblement remis de leur défaite improbable au Madison Square Garden trois jours plus tôt, où les Knicks avaient remonté un déficit de 29 points pour décrocher la victoire (score final 107-106), les joueurs de Mitch Johnson ont très bien entamé le match 5, comptant déjà 10 points d’avance à la fin du premier quart-temps (23-13), grâce à une défense suffocante sur le meneur Jalen Brunson et les siens.
Toujours en tête à la pause (42-37), tout comme à la fin du troisième quart-temps (72-65), ils n’ont encore une fois pas réussi à tenir le score, perdant leur lucidité au pire moment, alors que les Knicks, eux, redoublaient de calme et d’adresse. Assez pour égaliser à 4’48 du terme (83-83), puis pour prendre un point d’avance, puis deux, puis trois, jusqu’à assurer la victoire dans les toutes dernières secondes (94-90).
Adresse en berne, Brunson au top : les chiffres du match 5
Un scénario aussi rageant que familier, puisque les Spurs auront compté 10 points d’avance ou plus lors de chacun des cinq matches de la série, allant même jusqu’à être devant au score pendant 72 % du temps… Tout ça pour s’incliner quatre fois sur cinq. « Nos périodes de domination ont été totales. On a complètement dominé pendant la plus grande partie de la série, a reconnu l’intérieur français, même si la jeunesse et l’inexpérience de son équipe ont fini par pointer le bout de leur nez. Nos petites erreurs sont punies si durement qu’on ne peut pas se permettre autant de hauts et de bas. »
Wembanyama s’est éteint au fil des minutes
Malgré son statut de troisième meilleur joueur de la saison régulière à seulement 22 ans, et surtout de meilleur défenseur à l’unanimité, Wembanyama aura beaucoup pêché dans cette finale. Si son match 3 remporté à New York a été une référence (32 points, 8 rebonds, 6 passes, victoire 115-111), ces deux dernières sorties ont ressemblé à celles de son équipe : un bon démarrage avant de disparaître de la circulation, avec trop d’erreurs et de tirs difficiles à la clé (il a fini le match 5 avec 19 points à seulement 7/19 au tir).
« On n’était pas prêts. Je n’étais pas prêt à gagner une bague. C’est évident, a poursuivi le Français, lucide, même s’il avait du mal à cacher sa colère et sa frustration. Je vais travailler encore plus dur, évidemment, pour être plus résistant. Et surtout garder l’esprit frais, un contrôle sur le jeu tout le temps. C’est ça qui est le plus marquant chez Jalen Brunson (auteur de 45 points, il a été élu MVP de la finale). Il y a trop de moments où je suis passif, trop de moments où je n’ai pas le contrôle que j’aimerais avoir sur le jeu. Et ça nous coûte ».
« Ce qui m’énerve, c’est qu’il y aura probablement une centaine de matches à jouer avant qu’on puisse revenir en finale »
Victor Wembanyama
Si près de son premier titre de champion NBA, et en même temps si loin : c’est le constat implacable de la fin de la troisième saison du Françaisà San Antonio. « Ce qui m’énerve, c’est qu’il y aura probablement une centaine de matches à jouer avant qu’on puisse revenir en finale. Je vais devoir vivre avec ça, essayer de ralentir, d’attendre et de bien faire les choses pendant les 100 prochains matches ».

Les supporters des Knicks étaient en nombre dans les tribunes du Frost Bank Center. (A. Réau/L’Équipe)
Dans ce moment douloureux, la présence de ses deux parents, Félix Wembanyama et Élodie de Fautereau, mais aussi de ses deux agents, Bouna Ndiaye et Jérémy Medjana, tous les quatre à l’attendre dans le couloir près du vestiaire au terme de la soirée, n’était pas de trop. S’il n’a pas fendu l’armure en public, les larmes ont fini par couler à flots dans la nuit, rattrapé par la dure réalité.
Le géant (2,24 m) pourra se rassurer en se disant que Michael Jordan avait mis sept ans pour décrocher son premier titre avec les Chicago Bulls (1991), neuf ans pour LeBron James avec le Miami Heat (2012). « Je ne suis pas satisfait de ne pas avoir gagné. Mais comme je l’ai dit, c’est la plus grande leçon de ma vie. En équipe, il n’y a pas de meilleure expérience que celle qu’on vient de vivre », a conclu Wembanyama, déjà convaincu de revenir plus fort en octobre prochain. Les Knicks, comme les autres équipes, sont prévenus : rien n’est plus dangereux qu’une bête blessée.
By Maxime Aubin à San Antonio, via L’Équipe

