By Sami Sadik à New York | L’Équipe, 2026-06-12 05:20:00
遭遇了NBA总决赛历史上最大分差的逆转(从81-52领先到106-107落败),圣安东尼奥马刺的前路瞬间变得扑朔迷离。马刺几乎没有时间去平复心情,忘掉系列赛开始以来错失的种种良机。
在麦迪逊广场花园狭小的客队更衣室里,斯蒂芬·卡斯尔 (Stephon Castle) 面对眼前的十几个麦克风,道出了显而易见的事实:“我们需要一段时间才能从中走出来。”而他所说的“这一切”,正是圣安东尼奥马刺超现实般的崩盘——他们白白浪费了29分的领先优势,送给纽约尼克斯NBA总决赛历史上最疯狂的逆转(107-106)。
时间一分一秒流逝,G5将于周六至周日深夜在德克萨斯州打响(法国时间凌晨2点30分)。如果尼克斯赢下这场比赛,他们将在时隔53年后重新捧起总冠军奖杯。然而,马刺主教练米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 却表示:“前四场比赛的输赢其实都取决于我们自己。”
因为他的球员们在系列赛的四场比赛中确实都曾掌控过局面,分别一度领先多达14分、12分、12分以及这场的29分。然而,他们的战绩册上却仅有一场胜利。“这不是经验问题,”beIN Sports评论员、现场解说总决赛的雅克·蒙克拉尔 (Jacques Monclar) 斩钉截铁地指出,“这是缺乏纪律性,缺乏对简单战术的坚持,缺乏对反复演练和掌握的战术的执行,以及缺乏找到维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 的能力。我们能感受到马刺球员的紧张与急躁。这是一个反复出现的问题:球员们在开局时怎么投怎么有,之后就很难控制住自己不去盲目出手了……”
总决赛历史上仅有一支球队曾完成1-3大逆转
像此前的38支球队一样,德州人目前以1-3落后。他们可以在各大媒体上看到,历史上只有一支球队成功逆天改命并以4-3夺冠:那就是2016年的克利夫兰骑士和勒布朗·詹姆斯 (LeBron James)。与当年的骑士不同,马刺拥有主场优势,最后三场比赛中有两场将在霜银中心(Frost Bank Center)进行。然而,这座略显老旧的球馆在今年春天的季后赛中并非坚不可摧的堡垒,他们在11场季后赛主场比赛中已经输掉了5场。与纽约的这轮系列赛,也暴露出了马刺板凳深度的不足。
“他们的阵容深度不够。看看内线,卢克·科内特 (Luke Kornet) 在这个系列赛中基本派不上用场,凯尔登·约翰逊 (Keldon Johnson) 上场时能稍微顶一下内线。因此,文班亚马的出场时间从37分钟激增到了45分钟,而这多出来的出场时间,在疲劳度上是要翻倍计算的,”蒙克拉尔继续说道。作为队中与卡特·布莱恩特 (Carter Bryant) 并列最年轻的成员,20岁的迪伦·哈珀 (Dylan Harper) 发表了最具斗志的发言之一。
“这就像是在我心中重新点燃了一团火。我意识到我们亲手放弃了这场比赛。如果注定要输,我们绝不能以这种方式结束,”这位富有天赋的控卫说道,他在比赛决胜阶段上场时间寥寥。“我不知道我们是否应该去‘消化’这场失利。我认为我们必须去切身感受这种痛苦和恶心,”文班亚马补充道。
“在这场失利之后,摆在我们面前的有两条路。一条是正确的,一条是错误的。”
文班亚马,马刺中锋
马刺利用整晚的时间以及回程的飞机——飞机于当地时间下午3点前降落——开始进行反思。“我告诉他们今晚(美国时间周三晚上)把情绪都宣泄出来。然后彻底忘掉它,为赢下周六的比赛做好准备,”米奇·约翰逊说道。同样,很难想象老帅格雷格·波波维奇 (Gregg Popovich) 不会施以援手,在G3之前他就已经积极帮助球队重新凝聚斗志。那么,什么样的言语才能触动这支马刺队呢?
“他们的晋级之路非常精彩,他们在明尼苏达赢过,在俄克拉荷马城赢过,在麦迪逊广场花园也赢过。接下来是这三场比赛的决战,是时候开启他们的终极任务了,”蒙克拉尔认为。“在这之后,有两条路。一条好,一条坏。坏的那条是放弃。好的那条是借此变得更强大,团结一致,”文班亚马警告道。前方的道路依然可行,但已比以往任何时候都更加崎岖险峻。
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Engagés sur un chemin escarpé en finale NBA, les Spurs doivent déjà tourner la page de l’échec du match 4 : « On ne finira pas comme ça »
Victime du plus large come-back de l’histoire de la finale NBA (de 52-81 à 107-106), San Antonio bascule dans l’inconnu. Les Spurs ont peu de temps pour tourner la page et oublier les occasions manquées depuis le début de la série.
Dans le petit vestiaire du Madison Square Garden, Stephon Castle résume l’évidence à la dizaine de micros devant lui : « Ça va nous prendre un moment pour passer au-dessus de tout ça ». « Tout ça », ou l’effondrement surréaliste de San Antonio jusqu’à gâcher 29 points d’avance et offrir à New York la plus folle remontée dans l’histoire de la finale NBA (107-106).
L’horloge tourne avant le match 5 dans la nuit de samedi à dimanche dans le Texas (2h30 en France), où le trophée de champion retrouvera les Knicks en cas de victoire, 53 ans après. « Nous avons décidé du vainqueur et du perdant des quatre premiers matches », a pourtant lancé Mitch Johnson, l’entraîneur des Spurs.
Retour sur un match de folie au Madison Square Garden
Car ses joueurs ont bien tenu les rênes avec respectivement jusqu’à 14, 12, 12 et donc 29 points d’avance sur les quatre matches de la série. Pour une seule victoire au compteur. « Ce n’est pas un problème d’expérience, tranche Jacques Monclar, consultant pour beIN Sports et présent sur les matches de finale. C’est un manque de discipline, de recherche de choses faciles, de choses répétées et apprises de capacité à trouver Victor Wembanyama. On a senti une nervosité et une gourmandise des Spurs. C’est un fait récurrent : les joueurs mettent tout dedans pour commencer et ensuite, difficile de s’arrêter de tirer… »
Une seule équipe est revenue de 1-3 en finale
Menés 3-1 comme 38 équipes avant eux, les Texans ont pu lire partout qu’une seule escouade avait réussi à renverser la table pour s’imposer 4-3 : Cleveland et LeBron James en 2016. Contrairement aux Cavs, les Spurs ont l’avantage du terrain avec deux des trois dernières levées au Frost Bank Center. Mais la vieillissante salle n’est pas un bastion imprenable au printemps avec 5 défaites en 11 matches sur les play-offs. La série contre New York met aussi en lumière la faible profondeur de banc chez les Spurs.
Anatomie d’un incroyable come-back
« Il n’y a pas assez de densité dans leur effectif. Si on regarde à l’intérieur, Luke Kornet ne sert pas sur cette série, Keldon Johnson occupe un peu la raquette quand il rentre. Donc Victor Wembanyama passe de 37 à 45 minutes et ce temps de jeu supplémentaire, il compte double en termes de fatigue », poursuit Monclar. Benjamin du groupe avec Carter Bryant, Dylan Harper (20 ans) a eu l’un des discours les plus conquérants.
« C’est comme si un feu s’était ravivé en moi. Je me rends compte qu’on a abandonné ce match. Si on doit perdre, on ne finira pas comme ça », a lâché le talentueux meneur, trop peu utilisé en fin de match. « Je ne sais pas s’il faut digérer cette défaite. Je pense qu’il faut ressentir la douleur, le dégoût », a complété Wembanyama.
« Après ça (la défaite), il y a deux chemins. Un bon et un mauvais »
Victor Wembanyama, pivot des Spurs
Les Spurs ont eu la nuit et l’avion du retour - qui s’est posé peu avant 15 heures, heure locale - pour commencer l’introspection. « Je leur ai dit de laisser sortir leurs émotions ce soir (mercredi soir aux États-Unis). Et de s’en débarrasser pour être prêt à gagner samedi », posait Mitch Johnson. Difficile aussi de ne pas imaginer un coup de main de l’ancien entraîneur Gregg Popovich, déjà actif pour remobiliser les troupes avant le match 3. Quels mots pourraient toucher les Spurs ?
« Leur parcours est magnifique, ils ont gagné à Minnesota, Oklahoma City et ils l’ont aussi fait au Madison Square Garden. Il y a ce bloc de trois matches, c’est le moment d’entrer en mission », estime Monclar. « Après ça, il y a deux chemins. Un bon et un mauvais. Le mauvais, c’est d’abandonner. Le bon, c’est de devenir plus fort grâce à ça, de se rassembler », a prévenu Wembanyama. Le chemin est encore praticable mais plus escarpé que jamais.
By Sami Sadik à New York, via L’Équipe