By Sami Sadik à Oklahoma City | L’Équipe, 2026-06-01 05:45:00

周六,马刺队捧起西部冠军奖杯。(A. Réau/《队报》)
赛季初,圣安东尼奥马刺的目标还只是打进季后赛,而如今,他们将在总决赛对阵纽约,为这段史诗般的旅程画上句号。对于维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 和他的队友们来说,这是“一生仅一次的机会”,他们有望为德克萨斯州带回第六面总冠军旗帜,开启一个全新的时代。
当马刺队将第六座总冠军奖杯带回阿拉莫城(Fort Alamo)时,圣安东尼奥会如何迎接他们的英雄?自周六在俄克拉荷马城赢下抢七大战(111-103)夺得西部冠军后,德州人在深夜受到了数百名疯狂球迷的迎接,球迷们甚至准备按爆车喇叭来庆祝。文班亚马和队友们乘车穿过人群,但真正的夺冠游行还要等到以后。
“当我想到总决赛时,我脑海中浮现出什么?那就是我们最终捧起奖杯的画面,”控卫达龙·福克斯 (De’Aaron Fox) 在从俄克拉荷马城登机返程前说道。最后的障碍仿佛是历史的巧合:对手是纽约,就像1999年那样,当时年轻的“水兵”蒂姆·邓肯 (Tim Duncan) 和老“海军上将”大卫·罗宾逊 (David Robinson) 联手为球队夺得了队史首冠。27年后,由米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 执教的这支队伍想要让历史重演。
疯狂的势头:“没有球队比我们更强”
看着马刺队在俄克拉荷马城球馆地板上以及更衣室里的狂欢场景,一些挑剔的人将马刺的庆祝仪式与尼克斯上周一在克利夫兰客场的低调庆祝进行了对比(尼克斯在东部决赛中以130-93大胜,大比分4-0横扫晋级)。但无意贬低骑士队,德州人跨过的障碍显然更大、更艰难——他们面对的是曾在大比分上以3-2领先的卫冕冠军。在抢七大战前,马刺队后卫斯蒂芬·卡斯尔 (Stephon Castle) 就曾斩钉截铁地表示:“我们是更好的那支球队。”这种信念最终得到了回报。“我们告诉自己可以击败他们,只要我们保持专注,就没有哪支球队比我们更强。我认为现在依然如此,”前锋朱利安·尚帕尼 (Julian Champagnie) 补充道。
“我们有真正的机会去实现这个梦想,这是一生仅一次的机会”
——文班亚马
他们必须在客场赢下抢七大战,这是伟大球队的标志。在格雷格·波波维奇 (Gregg Popovich) 治下的马刺王朝时期(1999年至2014年间夺得五冠),马刺队仅完成过一次这样的壮举(2008年对阵新奥尔良),而另外三次均以失败告终,其中包括2013年在迈阿密的总决赛。“我们有真正的机会去实现这个梦想,这是一生仅一次的机会。你永远不知道下一次机会什么时候会再来,”文班亚马告诫道。对于阿拉莫城的将士们来说,他们的双腿会更加沉重,因为他们的休息时间比尼克斯整整少了五天。但从他们在抢七大战中展现出的饿狼般的斗志来看,他们的油箱还远没有见底。
年轻但已准备就绪:“本赛季谁比我们更有经验?”
每次新闻发布会上面对这个问题,米奇·约翰逊总会以一句“正如我之前所说”作为开场白。这位马刺队主帅已经习惯了去解释为什么球队缺乏经验(轮换阵容中有一半球员还未满25岁)并不会成为他们争夺拉里·奥布莱恩杯的障碍。尤其是面对在季后赛中历经磨难的尼克斯(2025年东部决赛和2024年半决赛均输给印第安纳步行者),且对方阵中拥有一位NBA总冠军成员(OG·阿奴诺比 (OG Anunoby),2019年随多伦多猛龙夺冠)。
“你在常规赛中正确砌下的每一块砖石,都能帮你建造一座美丽的城堡(……)现在,你们看到的仅仅是大门而已”
——文班亚马
“人们太过于谈论经验,而忽视了我们建立起的比赛习惯、我们的个性和我们的凝聚力。说到经验,看看我们这个赛季:我们在丹佛赢过球,在季中锦标赛(NBA Cup)中客场击败过湖人,圣诞节前后多次击败俄克拉荷马城,还有这三轮季后赛系列赛……本赛季谁比我们经历的更多、更有经验?”约翰逊说道。
胜利并没有让他的弟子们冲昏头脑。在走向更衣室的通道里,好几位球员就在谈论还需要拿下四场胜利,或者表示“任务尚未完成”(迪伦·哈珀 (Dylan Harper) 语)。虽然他们是总决赛的新兵,但对101场比赛积累下来的成果充满信心。“你在常规赛中正确砌下的每一块砖石,都能帮你建造一座美丽的城堡、一栋漂亮的房子。现在,你们看到的仅仅是大门而已,”文班亚马形象地比喻道。

马刺晋级总决赛将对阵纽约,文班亚马尽情庆祝。(A. Réau/《队报》)
最后一个对手:“他们在季中锦标赛中击败过我们”
在体育博彩吞噬数百万美元之前,拉斯维加斯的博彩商们其实已经提前目睹了这场总决赛的预演。12月15日,圣安东尼奥和纽约在“罪恶之城”相遇,争夺季中锦标赛(NBA Cup)冠军。最终尼克斯以124-113取胜,而在此之前,马刺刚刚在半决赛中爆冷淘汰了……雷霆队。“能再次遇到他们会很有意思。他们在季中锦标赛中击败过我们,还有我们客场挑战他们时(3月1日,89-114,马刺本赛季最惨痛的失利)。我们只需要更加坚持自己的打法,打得更具侵略性。这是一场伟大的对决,”迪伦·哈珀微笑着说。
与德州人一样,自拉斯维加斯之旅后,尼克斯也发生了蜕变。由迈克·布朗 (Mike Brown)——前马刺队波波维奇的助教——执教的这台机器,虽然有时显得混乱且磨合不足,但在季后赛中找到了具有毁灭性的调整方式:取得11连胜,场均净胜对手高达23.8分!荣膺东部决赛MVP的杰伦·布伦森 (Jalen Brunson) 状态如日中天(场均26.9分和6.6次助攻),在他身边有着极其稳固的轮换阵容,而且替补席上终于有了稳定的贡献者(沙梅特、阿尔瓦拉多……)。
不过,在从全联盟最强防守(雷霆队)的围剿中生还后,文班亚马和马刺队在面对纽约人时应该能获得更多的空间。而且,尼克斯还没开打就已经有一位关键球员躺进了伤病名单:米切尔·罗宾逊 (Mitchell Robinson)(小拇指骨折)。
由生成式 AI 翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。
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Dynamique, expérience, revanche… Les Spurs peuvent-ils aller au bout de leur rêve contre New York en finale ?

Les Spurs samedi avec le trophée de champion de la Conférence Ouest. (A. Réau/L’Équipe)
En mission pour accrocher les play-offs au début de la saison, San Antonio terminera son épopée en finale NBA contre New York. « L’opportunité d’une vie » pour Victor Wembanyama et les siens qui peuvent espérer ramener une sixième bannière dans le Texas, celle d’une nouvelle ère.
À quoi ressemblera l’accueil des héros à San Antonio le jour où les Spurs ramèneront un sixième titre NBA au Fort Alamo ? Champions de la Conférence Ouest depuis samedi, à Oklahoma City (111-103 au match 7), les Texans ont été attendus au milieu de la nuit par des centaines de supporters déchaînés, prêts à mettre leurs klaxons hors service pour la cause. En voiture, Victor Wembanyama et ses coéquipiers ont fendu la foule, mais la parade est pour plus tard.
« Qu’est-ce que je vois quand je pense à la finale ? Nous avec le trophée à la fin », glissait le meneur De’Aaron Fox avant de prendre l’avion du retour depuis OKC. Le dernier obstacle sera un clin d’oeil : New York comme en 1999, lorsque le jeune marin Tim Duncan et le vieil amiral David Robinson avaient ouvert le palmarès local. Vingt-sept ans après, le groupe dirigé par Mitch Johnson veut faire bégayer l’histoire.
Une dynamique folle : « Aucune équipe plus forte que nous »
Devant les scènes de liesse sur le parquet d’OKC puis dans le vestiaire, certains esprits grincheux ont comparé la cérémonie des Spurs à celle bien plus sobre des Knicks, lundi dernier sur le parquet de Cleveland (130-93, victoire 4-0 dans la finale de Conférence Est). Mais sans enfoncer les Cavaliers, l’obstacle passé par les Texans était plus grand, plus coriace avec le champion en titre qui menait 3-2 dans la série. Avant le match 7, Stephon Castle, le meneur de San Antonio, l’avait martelé : « On est la meilleure équipe ». Une foi récompensée. « On s’était dit qu’on pouvait les battre, qu’il n’y a aucune équipe meilleure que nous quand on est concentrés. Je pense que c’est toujours vrai », complète l’ailier Julian Champagnie.
« On a une vraie chance de réaliser ce rêve, c’est l’opportunité d’une vie »
Victor Wembanyama
Il a fallu en passer par une victoire à l’extérieur au match 7, la marque des très grands. Sous la dynastie Gregg Popovich - cinq titres entre 1999 et 2014 - les Spurs n’avaient réussi cet exploit qu’une seule fois (en 2008 contre New Orleans) pour trois défaites, dont la finale 2013 à Miami. « On a une vraie chance de réaliser ce rêve, c’est l’opportunité d’une vie. On ne sait jamais quand la chance repassera », a prévenu Victor Wembanyama. Les jambes seront plus lourdes pour les hommes du Fort Alamo, avec cinq jours de repos en moins que les Knicks. Mais au vu de leur attitude de meurt de faim au match 7, le réservoir est loin d’être à sec.
Jeunes mais prêts : « Qui a plus d’expérience cette saison ? »
Lorsque la question revient sur la table, à chaque conférence de presse, Mitch Johson arme sa réponse d’un petit : « Comme je l’ai déjà dit plus tôt ». L’entraîneur des Spurs est rodé à l’exercice consistant à expliquer pourquoi le manque d’expérience de son équipe - la moitié de la rotation n’a pas encore 25 ans - n’est pas un obstacle dans la chasse au trophée Larry O’Brien. Surtout face à des Knicks couverts de cicatrices en play-offs (défaite en finale de Conférence 2025 et demi-finales 2024 contre Indiana) et avec un champion NBA dans l’effectif (OG Anunoby en 2019 avec Toronto).
« Chaque pierre que vous posez correctement en saison régulière vous permet de construire un beau château (…) Là, vous avez seulement vu la porte d’entrée »
Victor Wembanyama
« On parle trop d’expérience et pas assez des habitudes de jeu que l’on a construites, de notre personnalité, de notre cohésion. Et l’expérience, quand on regarde notre saison : on a gagné à Denver puis chez les Lakers en NBA Cup, on a battu Oklahoma City plusieurs fois autour de Noël et il y a ces trois séries de play-offs… Qui a plus d’expérience que nous cette saison ? », a lancé Johnson.
Le succès n’a pas grisé ses protégés. Dès le défilé vers les vestiaires, plusieurs d’entre eux évoquaient les quatre victoires à aller chercher ou « un travail pas terminé » (Dylan Harper). Néophytes en finale mais confiants dans le travail accumulé au cours des 101 matches disputés. « Chaque pierre que vous posez correctement en saison régulière vous permet de construire un beau château, une belle maison. Là, vous avez seulement vu la porte d’entrée », image Wembanyama.

La joie de Victor Wembanyama après la qualification des Spurs en finale NBA contre New York. (A. Réau/L’Équipe)
Un dernier rival : « Ils nous ont eus en NBA Cup »
Avant d’engloutir des millions de dollars en paris sportifs, les bookmakers de Las Vegas ont pourtant eu l’avant-goût de la finale NBA sous leurs yeux. Le 15 décembre, San Antonio et New York s’étaient retrouvés à « Sin City » pour se disputer la NBA Cup, le trophée de mi-saison, avec une victoire finale des Knicks (124-113) juste après l’exploit des Spurs pour éliminer… le Thunder en demi-finales. « Ce sera sympa de les retrouver. Ils nous ont eus en NBA Cup et quand on est allés là-bas (114-89, le 1er mars, plus lourde défaite de la saison). Il faut simplement qu’on mise encore plus sur ce qu’on sait faire, sur notre agressivité. C’est une superbe affiche », souriait Dylan Harper.
Comme les Texans, les Knicks ont changé depuis le séjour à Vegas. Parfois chaotique et pas toujours bien calibrée, la machine dirigée par Mike Brown - ancien assistant de Popovich aux Spurs - a trouvé des réglages destructeurs en play-offs : 11 victoires consécutives avec 23,8 points d’écart en moyenne ! Sacré MVP de la finale de Conférence à l’Est, Jalen Brunson est sur son nuage (26,9 points et 6,6 passes de moyenne), bien entouré dans une rotation très solide avec enfin des contributeurs depuis le banc (Shamet, Alvarado…).
Mais après avoir survécu à la meilleure défense NBA (OKC), Wembanyama et les Spurs devraient retrouver des espaces face aux New-Yorkais, qui, sans jouer, ont déjà un élément clé à l’infirmerie : Mitchell Robinson (fracture d’un petit doigt).
By Sami Sadik à Oklahoma City, via L’Équipe