[L’Équipe] 站在悬崖边上的窒息感:圣安东尼奥与文班亚马迎来对阵俄克拉荷马城的首场生死战

By Sami Sadik à Oklahoma City (États-Unis) | L’Équipe, 2026-05-27 14:30:00

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马刺必须连赢两场才能晋级NBA总决赛。(A. Réau/《队报》)

在周二的第五场比赛中以 114-127 不敌俄克拉荷马城雷霆后,马刺已经退无可退,稍有不慎,他们的总决赛梦想就将破灭。周四晚上,这支围绕维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 构建的年轻近卫军将迎来他们的首场生死战。文班亚马坚信,球队依然体能充沛,并且已经找到了逆转系列赛的正确应对方案。

“I’m bulletproof, nothing to lose(我刀枪不入,无所畏惧)。”周二晚,当贾里德·麦凯恩 (Jared McCain) 给予马刺最后一击(第45分钟,118-103)时,佩科姆中心(Paycom Center)音响里播放的大卫·库塔 (David Guetta) 热门单曲《Titanium》的歌词,在马刺球员耳畔回荡。圣安东尼奥真的“刀枪不入”吗?显然不是,雷霆的得分一路飙升到了127分。但正如歌中所唱,文班亚马和他的队友们现在已经没有什么可失去的了。如果他们在周四回到德克萨斯主场时,依然展现出如同周二在俄克拉荷马那样的状态,那么这支强敌将直接送他们去放假,让他们在距离梦想——与纽约尼克斯会师NBA总决赛——仅一步之遥的地方抱憾出局。

仿佛是在无意中暗合了比赛期间席卷圣安东尼奥的暴雨洪灾,凯尔登·约翰逊 (Keldon Johnson) 用一句话总结了当下的处境:“要么游泳,要么淹死(不进则退)。”“我们已经无路可退,必须不惜一切代价赢下比赛,”这位德州前锋头上戴着他标志性的牛仔帽坚定地说道。主教练米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 的弟子们将有比杰克·鲍尔 (Jack Bauer)(美剧《24小时》中的主角)多出两倍的时间,来准备自2023年6月文班加盟德州以来最重要的一场战役。只不过,在找到克制雷霆的战术秘诀之前,马刺首先得有足够的体能去执行它。

贾里德·麦凯恩,雷霆对阵马刺时的天降神兵

马刺对自身实力充满信心

就像他们的法国全明星一样,面对谢伊·吉尔杰斯-亚历山大 (Shai Gilgeous-Alexander)(32分9助攻)及其率领的雷霆众将所展现出的强硬对抗,德州人显得有些畏首畏尾。值得一提的是,雷霆在2026年季后赛中的消耗相对较小(打了13场比赛,而马刺打了16场)。“这不是借口,每个人都很累,他们的球员也一样。我们的教练已经做好了工作,让我们处于能够赢球的位置,但我们自己没有做到,”前锋朱利安·尚帕尼 (Julian Champagnie) 坦言。但在轮换阵容缩减的情况下,主帅约翰逊还能继续过度消耗他的主力核心,尤其是文班吗?

“如果我们想让这些家伙打出我们期望的战术,他们就必须有足够的精力。我必须在正确的时刻做出正确的决定,”这位在年度最佳教练投票中排名第三的德州主帅提醒道。虽然与时间赛跑首先考验的是他和教练组,但马刺全队重新表达了对自身打法的信心,将调整空间留到了边缘地带。在替补席贡献持续不稳定的情况下,这位格雷格·波波维奇 (Gregg Popovich) 的继任者在人员调配上面临着极大的局限,而他的对手马克·戴格诺特 (Mark Daigneault) 则有望迎来一位全明星球员的回归:杰伦·威廉姆斯 (Jalen Williams)。

“我们创造出了空位,只是没能把球投进。我们对自己的战术计划深信不疑。正是这个计划让我们走到了今天,我相信它也会带我们回到俄克拉荷马城(参加周六的关键抢七大战)。我很期待看到我们会如何回应,”控卫斯蒂芬·卡斯尔 (Stephon Castle) 说道。他的后场搭档德阿隆·福克斯 (De’Aaron Fox) 也表达了相同的看法——“我们必须让他们打得艰难,出手艰难”——并补充道:必须“通过我们的掩护,或者在他来给我们做掩护时迫使他的防守人去协防,从而解放文班亚马。我们必须在这方面做得更好,并且打出节奏”。

文班亚马,在最糟糕的时刻遭遇低迷之夜

生死战经验的匮乏

这位前大都会92队球员也是赢球方程式的关键所在。前提是他必须找回在第四场比赛中(103-82)的侵略性,并摘下周二那场比赛中表现出的低迷面具(虽然拿到20分,但15投仅4中),当时他看起来毫无活力。但在备战工作中,依然存在一个未知数:这支年轻的队伍将如何应对他们季后赛生涯中的第一场生死战压力?

“你必须成为那支更有破釜沉舟决心的球队,”福克斯说道。他曾在2023年代表萨克拉门托国王对阵金州勇士时经历过……并赢下过第六场生死战(不过随后输掉了抢七)。“在这类比赛中,经历过和没经历过是完全不同的。因此,马刺在他们建队以来的首次季后赛中,就能与雷霆并驾齐驱,这已经非常令人瞩目了,”曾在2014年随马刺夺冠的鲍里斯·迪奥 (Boris Diaw) 感叹道。

米奇·约翰逊的这帮弟子可能并不想听到这样的提醒,因为他们是建立在一个大胆的承诺之上的:在他们的首次季后赛之旅中就要赢下一切。“这会让我们想起季中锦标赛(NBA Cup)对阵丹佛(当时圣安东尼奥必须取胜才能晋级八强)以及对阵俄克拉荷马城(半决赛)的比赛。我们每次都绝境逢生并赢下了比赛。这是可以为我们所用的经验,我们必须复制它,”尚帕尼认为。德州人在主场还拥有一项独特而宝贵的资源:波波维奇。在1998年至2019年执教马刺期间,他曾率队征战过54轮季后赛,并赢下了其中的37轮。

在第三场失利后,这位“教头”(El Jefe)曾对邓肯-帕克-吉诺比利 (Duncan-Parker-Ginobili) 时代的继承人们进行了一番痛斥。在这个周三和周四,他将亲自指导他们,传授最后的锦囊妙计。同时,也为了保留像1999年那样在总决赛中与纽约重逢的希望——那是圣安东尼奥王朝崛起的起点。

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San Antonio et Wembanyama face au vertige d’un premier match couperet contre Oklahoma City

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Les Spurs doivent gagner deux fois pour voir la finale NBA. (A. Réau/L’Équipe)

Défaits par Oklahoma City mardi au match 5 (127-114), les Spurs n’ont plus le droit à l’erreur sous peine de voir s’éteindre leur rêve de finale. Un premier match couperet jeudi soir pour la jeune escouade autour de Victor Wembanyama, qui assure avoir encore des jambes et le bon plan pour renverser la série.

« I’m bulletproof, nothing to lose ». Crachées mardi soir par la sono du Paycom Center, les paroles du tube Titanium de David Guetta résonnent aux oreilles des Spurs alors que Jared McCain vient de leur asséner un dernier coup sur la carafe (118-103, 45e). « Bulletproof » (dans le sens « pare-balles ») San Antonio ? Sûrement pas, la facture est montée jusqu’à 127 points pour le Thunder. Mais comme dans la chanson, Victor Wembanyama et les siens n’ont désormais plus rien à perdre. S’ils offrent jeudi, au public texan, le même visage que mardi dans l’Oklahoma, le champion en titre les enverra illico en vacances, aux portes de leur rêve : la finale NBA contre New York.

Comme une allusion - involontaire - aux inondations qui ont frappé San Antonio en même temps que le match, Keldon Johnson a résumé la situation d’une formule : « On nage ou on coule. » « On est dos au mur, il faut gagner par tous les moyens nécessaires », appuie l’ailier texan, chapeau de cow-boy habituel sur la tête. Les hommes de Mitch Johnson auront deux fois plus de temps que Jack Bauer (héros de la série 24 heures chrono) pour préparer leur rendez-vous le plus important depuis l’arrivée de Wemby dans le Texas en juin 2023. Sauf qu’avant de trouver la recette tactique contre OKC, les Spurs devront avoir les jambes pour l’appliquer.

Jared McCain, un cadeau tombé du ciel pour le Thunder face aux Spurs

Les Spurs confiants dans leurs qualités

À l’image de leur All-Star français, les Texans sont apparus petits bras face au combat proposé par Shai Gilgeous-Alexander (32 points, 9 passes) et sa bande, dont le kilométrage en play-offs 2026 est moins élevé (13 matches contre 16). « Ce n’est pas une excuse : tout le monde est fatigué. Leurs gars aussi. Notre coach avait fait le travail pour nous mettre en position de réussir à gagner et on ne l’a pas fait », balaye l’ailier Julian Champagnie. Mais dans une rotation réduite, Johnson pourra-t-il tirer toujours plus sur la corde de ses cadres, Wemby en tête ?

« Si on veut que ces gars jouent de la façon que l’on souhaite, ils doivent avoir l’énergie de le faire. Je dois prendre la bonne décision au bon moment », a rappelé l’entraîneur texan, troisième au vote du coach de l’année. Si le contre-la-montre le concerne en premier lieu avec son staff, les Spurs ont réaffirmé leur confiance dans leur jeu, renvoyant à la marge d’éventuels ajustements. Alors que l’apport du banc est toujours irrégulier, le successeur de Gregg Popovich a peu de marge de manoeuvre humaine là où son homologue Mark Daigneault espère récupérer un All-Star : Jalen Williams.

« On s’est créé des ouvertures, on n’a juste pas mis nos tirs. On garde confiance dans notre plan. C’est ce qui nous a amenés aussi loin et je crois que c’est ce qui nous ramènera à Oklahoma City (pour un match 7 décisif samedi). J’ai hâte de voir comment on va répondre », a lancé le meneur Stephon Castle. Son compère des lignes arrières De’Aaron Fox n’a pas dit autre chose - « on doit leur rendre la vie difficile, les tirs difficiles » - avec une variation : il faudra libérer Victor Wembanyama « grâce à nos écrans, ou alors en forçant son défenseur à aider quand lui vient poser un écran sur nous. On doit le faire mieux et on doit jouer avec du rythme ».

Wembanyama, une soirée sans au pire moment

Un déficit d’expérience en matches couperets

L’ancien joueur des Metropolitans détient aussi une grande partie de l’équation gagnante, s’il retrouve son visage agressif du match 4 (103-82) et tombe le masque affiché mardi (20 points mais 4 sur 15 au tir), comme s’il jouait sans énergie. Mais dans le travail préparatoire, il restera une inconnue : comment ce jeune groupe réagira-t-il à la pression de son premier match couperet en play-offs ?

« Il faut être l’équipe la plus prête à tout (“desperate” en anglais) », a assuré Fox qui a déjà vécu… et gagné un match 6 avec Sacramento contre Golden State en 2023 (il avait ensuite perdu le match 7). « Ce qui change dans ce genre de matches, c’est de les avoir vécus. C’est donc très impressionnant ce que font les Spurs, d’être au coude-à-coude avec OKC, dès leurs premiers play-offs », confiait Boris Diaw, champion avec les Texans en 2014.

Un petit rappel que le groupe de Mitch Johnson n’a sans doute pas envie d’entendre, lui qui s’est bâti sur une promesse audacieuse : gagner dès sa première cartouche en play-offs. « Cela va nous rappeler les matches de NBA Cup, à Denver (où San Antonio devait gagner pour se qualifier en quarts) et contre Oklahoma City (en demi-finales). On était revenus à chaque fois pour gagner. C’est une expérience qui peut nous servir et qu’on doit reproduire », estime Champagnie. Les Texans ont une ressource aussi unique que précieuse à la maison : Gregg Popovich et ses 54 séries de play-offs dirigées dont 37 remportées à la tête des Spurs entre 1998 et 2019.

Après avoir passé une soufflante aux héritiers de l’ère Duncan-Parker-Ginobili dans la foulée de leur défaite au match 3, « El Jefe » les a sous la main ce mercredi et jeudi pour prodiguer des derniers conseils. Et garder l’espoir de retrouver New York en finale comme en 1999, point de lancement de la dynastie San Antonio.

By Sami Sadik à Oklahoma City (États-Unis), via L’Équipe

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