By Benjamin Moubèche | L’Équipe, 2026-06-08 11:20:00

29岁的杰伦·布伦森 (Jalen Brunson) 与20岁的迪伦·哈珀 (Dylan Harper) 之间的正面对决,象征着两支总决赛球队阵容构建的差异。(D. Dunn /Presse Sports)
在NBA总决赛相遇之前,马刺队和尼克斯队通过两种截然不同的模式完成了建队。一边是圣安东尼奥的内部自我培养,另一边则是纽约的巨星阵容组建。
除了竞技层面的对决,圣安东尼奥与纽约之间的这届NBA总决赛还承载着更深层的意义。这是一个小市场球队与联盟历史上最大市场球队之间的对抗。延伸来看,这也是两种完全相反的建队哲学的碰撞。
马刺队依靠选秀和球员培养,围绕维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama)打造出了一支极具竞争力的阵容;而尼克斯队则将自由市场和交易市场的价值榨取到了极致。两条完全相反的道路,如今在最高舞台上殊途同归。
两种不同的阵容组建方式
圣安东尼奥马刺是以一种最有机、也是所有球队梦寐以求的方式建立起来的:通过选秀获得一位现象级的天才,并围绕他配备主要由自家培养的球员。在文班亚马加入时,队中已经培养出了德文·瓦塞尔 (Devin Vassell)、凯尔登·约翰逊 (Keldon Johnson) 和朱利安·尚帕尼 (Julian Champagnie);随后,在过去两届选秀中,他又迎来了斯蒂芬·卡斯尔 (Stephon Castle)、哈珀以及卡特·布莱恩特 (Carter Bryant) 等新一批顶尖天才的加盟。
马刺队仅在交易市场上对这一核心阵容进行了补充,最主要的是交易得到达龙·福克斯 (De’Aaron Fox),以及哈里森·巴恩斯 (Harrison Barnes) 的加盟——马刺在2024年吃下了他的合同空间。去年夏天以1100万美元引进卢克·科内特 (Luke Kornet),是他们迄今为止在自由球员市场上唯一的重大引援。而球队的根基,完全是由内部培养奠定的。这往往也是小市场球队唯一可行的道路,因为在没有特别坚实的基础之前,他们很难吸引到大牌自由球员。
尼克斯队则完全走向了这种模式的反面。自2020年执掌球队以来,莱昂·罗斯 (Leon Rose) 既没有机会也没有意愿去培养自家新秀:他直接开启了巨星狩猎模式。他先是在自由市场中淘到了建队基石杰伦·布伦森,随后通过一系列交易引入了卡尔-安东尼·唐斯 (Karl-Anthony Towns)、OG·阿奴诺比 (OG Anunoby)、乔什·哈特 (Josh Hart) 和米卡尔·布里奇斯 (Mikal Bridges) 来辅佐他。这是一种注重当下的短期策略,深受大市场球队的青睐——因为他们有足够的吸引力来招募球星并说服他们留队。
教练席上也是同样的逻辑。为了实现最后的跨越,纽约在休赛期请来了迈克·布朗 (Mike Brown),这是教练市场上的一笔重磅签约。而马刺队在格雷格·波波维奇 (Gregg Popovich) 被迫退休后,将教鞭交给了米奇·约翰逊 (Mitch Johnson)——这位自2016年起就在马刺体系中成长起来的教练,是地地道道的“自家培养”。
两支球队,两种不同的时间线
马刺队季后赛轮换阵容的平均年龄仅为25岁,是进入NBA总决赛最年轻的球队之一。他们的大多数球员都是首次体验季后赛,其中最典型的就是哈珀,他将自己的新秀赛季一路延续到了6月。
相比之下,纽约的建队蓝图则是召集已经成名的球员。这支球队的平均年龄接近29岁,略高于历届NBA总冠军的平均水平(27.8岁),经验是他们的优势。在他们的首发五虎中,有两名球员曾亲历过总决赛:米卡尔·布里奇斯(2021年随菲尼克斯太阳)和OG·阿奴诺比(2019年猛龙夺冠时因伤缺阵)。纽约目前已连续第四年杀入季后赛,并在东部实现了渐进式的突破。
这种差异在薪资结构上同样显而易见。尼克斯队为他们的老将支付了高昂的代价,其中以唐斯为首,他在2025-2026赛季的薪水高达5300万美元。这并不令人意外:为核心球员奉上巨额支票。在联盟财务规则收紧之前,罗斯通过全力押注首发五虎来堆砌薪资,而这些交易在今天将很难实现。结果就是:纽约在边缘游走,距离致命的“第二土豪线”仅差23.8万美元。
相反,马刺队拥有三名身处新秀合同的核心球员(文班亚马、卡斯尔和哈珀),他们的赛场表现远超其薪资水平。这就是通过选秀快速崛起的红利——卫冕冠军俄克拉荷马城雷霆去年也享受到了这一红利。正是这一点,让马刺队在去年夏天得以签下科内特,并让他们如今能够留住一些轮换球员——而一旦这些年轻新星拿到符合他们身价的大合同,马刺可能就无法再留住这些角色球员了。
两种处境,两个市场,两种截然相反的模式,最终却在同一个终点相遇(尼克斯目前在大比分上以2-0领先,周一晚上将进行第三场对决)。归根结底,这完美地诠释了通往联盟巅峰的道路绝非只有一条。
由生成式 AI 翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。
点击查看原文:Spurs-Knicks, deux modèles opposés pour construire un prétendant au titre NBA
Spurs-Knicks, deux modèles opposés pour construire un prétendant au titre NBA

La confrontation entre Jalen Brunson (29 ans) et Dylan Harper (20 ans) symbolise les différences entre les effectifs des deux finalistes. (D. Dunn /Presse Sports)
Avant de s’affronter en finale NBA, les Spurs et les Knicks se sont construits à travers deux modèles radicalement différents. Le développement interne de San Antonio d’un côté, l’alignement de stars de New York de l’autre.
Au-delà du duel sportif, la finale NBA entre San Antonio et New York raconte quelque chose de plus large. C’est l’opposition entre un petit marché et celui qui est, historiquement, le plus grand de la Ligue. Et, dans le prolongement, celle de deux philosophies opposées dans la construction de l’effectif.
Là où les Spurs ont pris appui sur la draft et le développement des joueurs pour former un effectif compétitif autour de Victor Wembanyama, les Knicks, eux, ont tiré le maximum du marché des agents libres et des transferts. Deux chemins en tous points contraires, qui convergent aujourd’hui au plus haut niveau.
Deux manières d’assembler un effectif
San Antonio s’est construit organiquement, de la manière dont toutes les équipes rêvent de le faire : en récupérant un talent générationnel à la draft, entouré pour l’essentiel de joueurs formés à la maison. Arrivé dans un effectif qui avait déjà développé Devin Vassell, Keldon Johnson ou Julian Champagnie, Wembanyama a ensuite vu débarquer de nouveaux grands talents lors des deux dernières drafts avec Stephon Castle, Dylan Harper et Carter Bryant.
La franchise s’est contentée de compléter ce noyau sur le marché avec les transferts de De’Aaron Fox, principalement, mais aussi celui d’Harrison Barnes, dont elle a absorbé le salaire en 2024. L’arrivée de Luke Kornet (11 M$), l’été dernier, constitue jusqu’ici le seul ajout majeur par la free agency (marché des joueurs libres). Les fondations, elles, ont été posées par le développement interne. C’est souvent la seule voie possible pour les petits marchés, qui ne sont pas assez attractifs pour séduire les gros agents libres sans bases particulièrement solides.
Towns, l’arme anti-Wembanyama qui s’est relevée de tous les drames
Les Knicks ont pris le contre-pied exact de ce modèle. Depuis son arrivée à la tête de la franchise en 2020, Leon Rose n’a eu ni l’occasion ni l’envie de développer ses propres talents : il est parti en chasse de stars. Il a déniché son « franchise player » chez les agents libres, Jalen Brunson, avant de multiplier les transferts pour l’entourer de Karl-Anthony Towns, OG Anunoby, Josh Hart et Mikal Bridges. Une stratégie tournée vers le court terme, prisée par les grands marchés, assez séduisants pour attirer les stars et les convaincre de rester.
Même logique sur le banc. Pour franchir ce dernier cap, New York est allé chercher Mike Brown pendant l’intersaison, une grosse prise sur le marché des entraîneurs. San Antonio, de son côté, a passé le flambeau à Mitch Johnson après la retraite forcée de Gregg Popovich : un technicien qui a grandi dans le système depuis 2016, formé à la maison.
Mitch Johnson, le jeune coach qui parle le même langage que Wembanyama
Deux chronologies différentes pour deux équipes différentes
Avec une moyenne d’âge de 25 ans sur sa rotation de play-offs, San Antonio est l’une des plus jeunes équipes à atteindre la finale NBA. La plupart de ses joueurs découvrent la post-saison, à commencer par Harper, qui prolonge son année rookie jusqu’en juin.
Le projet new-yorkais, lui, supposait de réunir des joueurs déjà installés. Plus proche des 29 ans de moyenne, légèrement au-dessus de celle des champions NBA (27,8), l’effectif a pour lui l’expérience. Deux joueurs au sein de leur cinq majeur ont d’ailleurs déjà vu la finale de près : Mikal Bridges (2021, Phoenix) et OG Anunoby (blessé en 2019, lors du sacre des Raptors). New York dispute sa quatrième campagne de play-offs consécutive, faisant une percée progressive à l’Est.
Cet écart se ressent jusque dans les salaires. Les Knicks paient leurs vétérans au prix fort, Towns en tête avec 53 millions de dollars sur l’exercice 2025-2026. Rien de surprenant : de gros chèques pour des joueurs majeurs. Avant le durcissement des règles financières de la Ligue, Rose a empilé les salaires en misant au maximum sur son cinq majeur, au prix de transactions qui seraient difficiles à réaliser aujourd’hui. Résultat : New York évolue à la limite, à seulement 238 000 dollars sous le « second apron », palier financier critique.
San Antonio, à l’inverse, compte trois joueurs majeurs en contrat rookie (Wembanyama, Castle et Harper), dont le niveau de jeu excède largement leurs salaires. C’est l’avantage d’aller si vite tout en passant par la draft - avantage dont a également profité le champion en titre d’Oklahoma City l’année dernière. C’est ce qui a permis aux Spurs de s’offrir Kornet l’été dernier, et qui leur permet aujourd’hui de conserver des joueurs de rotation qu’ils ne pourront peut-être plus garder une fois leurs jeunes stars payées à leur juste valeur.
Deux situations, deux marchés, deux modèles que tout oppose et qui se retrouvent pourtant au même endroit (les Knicks mènent actuellement la série 2-0 avant le match 3, lundi soir). Une belle illustration, au fond, de la diversité des chemins qui peuvent mener au sommet de la Ligue.
By Benjamin Moubèche, via L’Équipe