[L’Équipe] 坦然面对情绪并挑战传统:文班亚马的另一面

By Maxime Aubin à San Antonio | L’Équipe, 2026-05-02 19:09:21

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4月26日,马刺在系列赛中以4-1战胜开拓者,维克托·文班亚马与队友斯蒂芬·卡斯尔拥抱。(Troy Wayrynen-Imagn Images/Reuters)

在季后赛第二轮对阵森林狼的比赛中,维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 将像对待每一场比赛那样迎接这一新阶段:不戴面具,毫无保留。这位22岁的马刺内线坦然面对自己的感性,并准备挑战男子运动中的旧有传统。

别指望文班亚马在对阵明尼苏达森林狼时会戴上伪装。从周一深夜到周二凌晨,他将在圣安东尼奥进行的季后赛第二轮中首次对阵同胞鲁迪·戈贝尔 (Rudy Gobert)(比赛时间待定)。这位22岁的法国内线将以一贯的真实感迎接比赛:作为一名完全接纳自己情绪的球员。

“就我个人而言,我拒绝承担必须隐藏情绪的重担,”在上周日对阵波特兰晋级后 (4-1),“文班”总结道。这句对《队报》说的法语短语随后传遍了全世界,被各大体育媒体转载并翻译成各种语言,证明了这位上月当选NBA年度最佳防守球员所带来的启发。“我总是努力产生积极的影响,如果可以的话。所以,是的,这很有成就感,”他在周四的训练中观察到自己的话语引起的共鸣时说道。

“输掉比赛时不该哭泣”

杰森·威廉姆斯 (Jason Williams),2006年随热火夺得NBA总冠军。

篮球世界在2024年夏天见证了流泪的文班亚马,在巴黎奥运会决赛法国队负于美国队后,他悲痛欲绝。本赛季在NBA,人们两次看到泪水顺着他的脸颊流下:第一次是去年12月马刺在拉斯维加斯输掉NBA杯决赛后。这位法兰西岛出身的球员当天早上刚刚失去了祖母,他试图完成赛后新闻发布会,但没有成功,很快就被情绪淹没。

三个月后,这位身高2.24米的长人与队友在常规赛对阵洛杉矶快船时成功逆转25分的分差并取胜(116-112),这位出身于楠泰尔的球员随后瘫倒在队友怀里,既感到快乐又因比赛而精疲力竭。

马刺和文班亚马在接下来的季后赛中需要修正的局限性

这些泪水遭到了一些人的批评,比如前美国控卫杰森·威廉姆斯。威廉姆斯在他的播客《Hoopin’ N’ Hollerin》中表示:“他赢了比赛还在哭?我赢得了总冠军,我最后想到的事情就是哭。我从未为体育赛事流过一滴泪。首先,我不是一个感性的人,如果你是,我也不会对你有偏见。但作为NBA的成年人,无论输赢,你都不该哭泣。”

他的教练无论如何也不想改变他

威廉姆斯的言论概括了目前仍困扰NBA及整个高水平竞技体育的弊病。这是一种过时的男性气概观念,而文班亚马正打算打破它。“这是一个困难的问题。我认为这首先是对评判的恐惧。就像觉得必须以某种方式行事,也就是所谓的社会准则,”马刺队的1号球员认为。

如果说在球场内外完全做自己其实是一种力量呢?甚至是提升表现的工具?“当你对自己的状态感到如此自在并忠于自我时,这在生活的各个方面都有帮助,”他的教练米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 总结道,他“无论如何”也不想改变他的球员。

圣安东尼奥对阵明尼苏达系列赛赛程

“作为场上最好的球员,他展现出这一点是件好事,”他的队友朱利安·尚帕尼 (Julian Champagnie) 补充道,“这对篮球有好处,可以展示出像他这样的人真的很在乎胜利,他们渴望所有这些美好的事物。”

对于这种坦然面对的脆弱感,他的替补中锋卢克·科内特 (Luke Kornet) 这样总结道:“脚踏实地地活在当下,允许自己去体验事物,不让别人的想法或期望影响自己:我认为这才是真正的宁静所在。”年仅22岁的文班亚马似乎已经在重新定义成为一名伟大冠军的含义。

由生成式 AI 翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。

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Un émotif qui s’assume et qui veut bousculer les codes : l’autre facette de Victor Wembanyama

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Victor Wembanyama dans les bras de son coéquipier Stephon Castle lors de la série remportée 4-1 par les Spurs face aux Blazers, 26 avril. (Troy Wayrynen-Imagn Images/Reuters)

Opposé aux Timberwolves au deuxième tour des play-offs, Victor Wembanyama aborde cette nouvelle étape comme il joue chaque match : sans masque et sans filtre. Émotif assumé, l’intérieur des Spurs (22 ans) est prêt à bousculer les vieux codes du sport masculin.

Ne comptez pas sur Victor Wembanyama pour jouer un personnage face aux Minnesota Timberwolves. Opposé pour la première fois à son compatriote Rudy Gobert à partir de la nuit de lundi à mardi, à San Antonio, au deuxième tour des play-offs (horaire du match pas encore défini), l’intérieur français de 22 ans abordera la rencontre avec son authenticité habituelle : celle d’un joueur émotif qui s’assume pleinement.

« Personnellement, je refuse de porter le poids de devoir cacher mes émotions », résumait « Wemby » après la qualification face à Portland, dimanche dernier (4-1). Une petite phrase prononcée en français à L’Équipe qui a depuis fait le tour du monde, reprise par tous les médias sportifs et traduite dans toutes les langues, preuve de l’inspiration que suscite celui qui a été élu meilleur défenseur de l’année en NBA le mois dernier. « J’essaie toujours d’avoir un impact positif, si je le peux. Donc oui, c’est gratifiant », observait-il jeudi à l’entraînement, sur l’écho suscité par ses mots.

« Tu ne devrais pas pleurer si tu perds un match »

Jason Williams, champion NBA avec Miami en 2006.

Le monde du basket avait découvert Victor Wembanyama en larmes à l’été 2024, inconsolable après la défaite de l’équipe de France en finale des Jeux de Paris face à Team USA. Des gouttes qu’on a revues couler le long de ses joues à deux reprises cette saison en NBA : une première fois après la défaite des Spurs en finale de la NBA Cup à Las Vegas, en décembre dernier. Le Francilien venait alors de perdre sa grand-mère le matin même, et avait essayé d’assurer sa conférence de presse d’après-match, sans succès, rapidement submergé par l’émotion.

Trois mois plus tard, le géant de 2,24 m et les siens réussissaient à remonter 25 points de déficit et à l’emporter face aux Los Angeles Clippers en saison régulière (116-112), le joueur formé à Nanterre s’effondrant ensuite dans les bras de ses coéquipiers, à la fois heureux et complètement épuisé par la rencontre.

Des limites à corriger pour la suite des play-offs pour les Spurs et Wembanyama

Des larmes critiquées par certains, comme l’ancien meneur américain Jason Williams, champion NBA avec Miami en 2006. « Il a gagné le match et il pleurait ? Moi j’ai gagné le titre de champion, et la dernière chose à laquelle je pensais, c’était de pleurer, a déclaré Williams dans son podcast Hoopin’ N’ Hollerin. Je n’ai jamais versé une larme pour un événement sportif. D’abord, je ne suis pas quelqu’un d’émotif, et je ne te regarde pas différemment si tu l’es. Mais en tant qu’adulte en NBA, tu ne devrais pas pleurer si tu perds ou gagne un match. »

Son entraîneur ne voudrait le changer pour rien au monde

Les propos de Williams résument à eux seuls le mal qui ronge encore la NBA et le sport de haut niveau en général. Une conception archaïque de la masculinité que Victor Wembanyama entend bien bousculer. « C’est une question difficile. Je pense que c’est avant tout une peur du jugement. Comme une impression de devoir agir d’une telle ou telle manière, des codes sociaux quoi », estime le numéro 1 de San Antonio.

Et si être pleinement soi-même, sur ou en dehors d’un terrain de basket, était en fait une force ? Voire un outil au service de la performance ? « Quand on est aussi à l’aise dans sa propre peau et fidèle à soi-même, ça aide dans tous les aspects de la vie », résume son entraîneur Mitch Johnson, qui ne voudrait changer son joueur « pour rien au monde ».

Le programme de la série San Antonio - Minnesota

« En tant que meilleur joueur sur le terrain, c’est bien pour lui de montrer ça, complète son coéquipier Julian Champagnie. C’est bon pour le basketball de montrer que des gars comme lui tiennent vraiment à gagner, qu’ils aspirent à toutes ces belles choses ».

Une vulnérabilité assumée que Luke Kornet, son remplaçant au poste de pivot, résume ainsi : « Rester ancré dans le moment présent, se permettre simplement de vivre les choses, sans laisser les pensées ou les attentes des autres commencer à influencer les siennes : je pense que c’est là que réside la vraie paix. » À seulement 22 ans, Victor Wembanyama semble déjà en train de redéfinir ce que signifie être un grand champion.

By Maxime Aubin à San Antonio, via L’Équipe

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