By Maxime Aubin à New York | L’Équipe, 2026-06-09 12:30:09

维克托·文班亚马在三名尼克斯球员面前强行起手投篮。(A. Réau/《队报》)
在总决赛开局经历了两场表现平平的比赛并吞下两连败后,维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 在周一至周二深夜马刺客场挑战尼克斯的比赛中找回了他在内线的侵略性,帮助球队在麦迪逊广场花园以115-111险胜。这足以重新点燃球队的希望,全队也紧密团结在他们的领袖身后。
“操你的,文班!”在麦迪逊广场花园的穹顶之下,在专为最勇敢的球迷准备的无座306看区,一群身穿橙白球衣的年轻人在比赛尾声绝望地嘶吼着。眼睁睁看着文班亚马抢走他们心爱球队的风头,让他们感到无比沮丧。
在总决赛对阵尼克斯开局遭遇两场低迷之后,这位法国内线周一晚上在美国总统唐纳德·特朗普 (Donald Trump)的注视下,打出了领袖级的回应。他全场砍下32分、8个篮板和6次助攻,交出了一份从头到尾掌控全局的完美答卷。
这足以让他带着这场胜利 (111-115)回到不远处位于曼哈顿的酒店,并在赛后发布会上调侃起比赛中听到的谩骂。“这是最棒的赞美吗?我想是的(笑)。不过,我离特雷·杨 (Trae Young) 的水平还差得远呢(这位华盛顿控卫在2021年率领旧主亚特兰大在季后赛首轮以4-1淘汰尼克斯后,便成为了纽约的头号公敌)。”
“这场比赛和前两场的区别?就是他。”
马刺前锋朱利安·尚帕尼 (Julian Champagnie) 谈及文班亚马
在圣安东尼奥遭遇的两场失利中,文班亚马被切断了通往篮下的路线。而这一次,每当队友打成好球,他都会激情挥拳,并且终于成功在对手的禁区内杀出了一条血路。更确切地说,是一条康庄大道——他的32分中有18分是在篮下所得,其中有8分是在开场前五分钟内拿下的,队友们不断通过越过防守的吊传寻找他。
“我们的战术基本上总是以寻找我为核心。这是首选,”这位身高2.24米的法国巨人证实道。当球队陷入背水一战的境地时,他似乎总能爆发出最强的战力。“我觉得困境能激发我们的紧迫感和执行力。那时候我们就会明白,机会稍纵即逝。”
必须被逼到绝境才展现实力未免有些可惜,因为马刺在这场总决赛中完全有能力与尼克斯抗衡,甚至比对手打得更好,正如他们在“麦迪逊广场花园”拼下的这场首胜一样——前提是他们的领袖必须挺身而出。“这场比赛和前两场有什么不同?就是他,”前锋朱利安·尚帕尼在赢球后说道,并指向了更衣室里文班亚马的衣柜。“他奠定了基调,我们只需紧随其后。当他在进攻端展现出这种存在感和牵制力时,我们的一切都会变得轻松得多。”
公园写生与经纪人的赛后复盘
在这场客场硬仗之前,由于特朗普的到来,球馆内外都部署了严密的安保力量,气氛显得更加凝重。而文班亚马在前一天则试图放空自己,他被拍到坐在一张长椅上,正在在纽约的一家公园里画画。
“我没看那段视频。我画了公园里的雕像。我不记得名字了(格拉梅西公园)。那幅画画得好吗?还不错,甚至可以说挺好的,”这位法国国家队内线笑着说道。在季后赛首轮对阵开拓者队(大比分4-1晋级)的第3场和第4场比赛之间,他就曾和母亲在波特兰的一个公园里一起画过画。“季后赛就像一个漩涡,很难让人保持清醒。有时我甚至不会在赛后立刻去看录像。我需要时间,让我的大脑冷静下来并恢复精力,无论是身体上还是精神上。”
文班亚马与杰伦·布伦森 (Jalen Brunson) 在比赛中的冲突
在马刺于大苹果城取得胜利后,文班亚马光着脚、穿着比赛短裤走出了新闻发布厅,他的两位经纪人邦纳·恩迪亚耶 (Bouna Ndiaye) 和杰里米·梅贾纳 (Jérémy Medjana) 迅速与他汇合。在走廊里,在摄影师的闪光灯下,这三位好友像队友一样紧紧拥抱在一起,低声复盘着比赛中的起伏与关键时刻。

在马刺客场击败尼克斯(111-115)后,维克托·文班亚马与他的经纪人邦纳·恩迪亚耶(左)和杰里米·梅贾纳进行交流。(A. Réau/《队报》)
“我们在这里会竭尽所能帮助他赢球,”恩迪亚耶随后说道,他坚信自己的弟子有能力率队逆转与尼克斯的系列赛。这确实无可反驳,因为马刺对他的发挥依赖程度显而易见。这是好消息还是坏消息?很难说。但无论如何,如果马刺希望在周三至周四深夜同样在纽约进行的第4场比赛中取胜,他们就必须继续在内线寻找他们的巨人。
客场两连胜将使他们将大比分扳为2-2平,并在周六至周日深夜回到德克萨斯进行第5场比赛之前夺回主场优势。“无论是让维克托独自在篮下终结,还是让他吸引一到两名防守球员来为队友创造空间,我们都必须坚持这种打法,”马刺主教练米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 在比赛结束后强调道。
由生成式人工智能翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。
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Wembanyama, une réaction de patron en terrain hostile : « Il a donné le ton et on a juste suivi derrière »

Victor Wembanyama parvient à prendre un tir devant trois joueurs des Knicks. (A. Réau/L’Équipe)
Après deux matches en demi-teinte et autant de défaites pour lancer sa finale NBA, Victor Wembanyama a retrouvé son agressivité au coeur de la raquette lors de la victoire des Spurs au Madison Square Garden, face aux Knicks, dans la nuit de lundi à mardi (111-115). Assez pour relancer les espoirs de son équipe, soudée en rang derrière son leader.
« Fuck you Wemby ! » Sous le toit du Madison Square Garden, dans une section 306 sans sièges réservée aux plus courageux, ce groupe de jeunes en maillot blanc et orange hurlait son désespoir en fin de match, désabusé de voir Victor Wembanyama voler la vedette à son équipe favorite.
Après deux matches en demi-teinte pour débuter cette finale NBA face aux Knicks, l’intérieur français a réagi en patron sous les yeux du président américain Donald Trump, lundi soir, compilant 32 points, 8 rebonds et 6 passes au terme d’une prestation maîtrisée de bout en bout.
Assez pour rentrer à son hôtel situé non loin de là, à Manhattan, avec la victoire (111-115), et s’amuser en conférence de presse des insultes reçues pendant la rencontre. « Est-ce le plus beau des compliments ? Je suppose (rire). Mais je suis encore loin du niveau de Trae Young, quand même (le meneur de Washington est devenu l’ennemi public numéro un à New York depuis qu’il les a battus 4-1 au premier tour des play-offs avec son ancienne équipe d’Atlanta en 2021). »
« La différence entre ce match et les deux précédents ? Lui »
L’ailier des Spurs Julian Champagnie, au sujet de Wembanyama
Coupé de l’accès au panier lors des deux défaites subies à San Antonio, Wembanyama, le poing fermé rageur après chaque action réussie par les siens, est cette fois-ci parvenu à se frayer un chemin vers la raquette adverse. Ou plutôt une autoroute, puisqu’il a compilé 18 de ses 32 points près du cercle, dont 8 dès les cinq premières minutes, constamment cherché par ses coéquipiers grâce à des passes lobées par-dessus la défense.
« Notre plan de jeu est un peu toujours de me chercher. C’est la première option, a confirmé le géant français (2,24 m), qui ne semble jamais meilleur que lorsque son équipe est dans l’obligation de gagner. J’ai l’impression que les situations difficiles font ressortir chez nous l’urgence et l’exécution nécessaires. On comprend alors qu’on n’a pas cent chances. »
Dommage de devoir en arriver là, tant les Spurs semblent capables de rivaliser avec les Knicks dans cette finale, voire de mieux jouer que leur adversaire, comme lors de cette première victoire arrachée au « MSG », à condition que leur leader soit au rendez-vous. « La différence entre ce match et les deux précédents ? Lui, commentait l’ailier Julian Champagnie après la victoire, pointant du doigt le casier de Wembanyama dans le vestiaire. Il a donné le ton, et on a juste suivi derrière. Quand il impose ce type de présence et d’attraction en attaque, tout est plus facile pour nous. »
Dessin dans un parc et débrief du match avec ses agents
Avant cette victoire en terre hostile, et dans une atmosphère encore alourdie par le déploiement d’un important dispositif de sécurité à l’intérieur et autour de la salle pour la venue de Trump, Wembanyama avait tenté de faire le vide la veille, filmé assis sur un banc en train de dessiner dans un parc new-yorkais.
« Je n’ai pas vu la vidéo. J’ai dessiné la statue du parc. Je ne me souviens plus du nom (Gramercy Park). Est-ce que c’était un bon dessin ? Pas mal. Plutôt bien même », a souri l’intérieur des Bleus, lui qui s’était déjà adonné à une session peinture avec sa mère dans un parc de Portland, entre les matches 3 et 4 du premier tour des play-offs face aux Trail Blazers (série remportée 4-1). « Les play-offs, c’est un tourbillon. C’est difficile de garder la tête hors de l’eau. Parfois je ne regarde même pas le match juste après. J’ai besoin de temps, de laisser mon cerveau redescendre et de récupérer, autant physiquement que mentalement. »
L’altercation entre Wembanyama et Brunson en plein match
Après le succès des Spurs dans la Big Apple, Wembanyama, les pieds nus et encore en short de match à la sortie de son point presse, a vite été rejoint par ses deux agents Bouna Ndiaye et Jérémy Medjana. Dans le couloir, sous les flashs des photographes, les trois amis se sont pris dans les bras, comme s’ils étaient coéquipiers, débriefant à voix basse les temps forts et temps faibles de la partie.

Victor Wembanyama discute avec ses agents, Bouna Ndiaye, à gauche, et Jérémy Medjana après la victoire des Spurs sur le parquet des Knicks (111-115). (A. Réau/L’Équipe)
« On est là pour tout faire pour l’aider à gagner », glissait ensuite Ndiaye, convaincu que son poulain est capable de renverser la série face aux Knicks. Impossible de le contredire, tant son équipe semble dépendante de son niveau de performance. Une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Dur à dire. Les Spurs devront en tout cas continuer à chercher leur géant dans la raquette s’ils veulent espérer remporter le match 4 dans la nuit de mercredi à jeudi, toujours à New York.
Une deuxième victoire à l’extérieur leur permettrait d’égaliser à 2-2 et de reprendre l’avantage du terrain avant le match 5, prévu dans la nuit de samedi à dimanche au Texas. « Que ce soit Victor qui finisse seul au cercle, ou qu’il attire un ou deux défenseurs sur lui pour libérer un coéquipier, il faut qu’on reste persévérant dans cette approche », insistait son entraîneur Mitch Johnson au terme de la soirée.
By Maxime Aubin à New York, via L’Équipe