By Xavier Colombani, Benjamin Moubèche | L’Équipe, 2026-05-22 11:25:00

在切特·霍姆格伦 (Chet Holmgren) 的注视下,雷霆防守专家之一卢·多尔特 (Lu Dort) 对位斯蒂芬·卡斯尔 (Stephon Castle)。(B. Rojo/Imagn Images/Presse Sports)
作为全联盟防守效率最高的球队,俄克拉荷马城雷霆之所以能做到这一点,并不单单是因为他们的侵略性——在对阵圣安东尼奥马刺的系列赛第二场之后,这种侵略性再次受到了外界的质疑。这支卫冕冠军队伍更重要的优势,在于其极其雄厚的人员配置和严密的防守组织。
充满侵略性,甚至有些过头了。这就是西部决赛第二场雷霆击败马刺(122-113)后外界议论的焦点,尤其是以赛亚·哈尔滕施泰因 (Isaiah Hartenstein) 对维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 的防守动作。
然而,如果把雷霆的防守简单地归结为一系列“小动作”,那就偏离了本质。这支球队之所以能在去年夺冠,并且本赛季依然高居联盟前列,很大程度上得益于其防守效率高居联盟第一(每百回合仅失106.5分)。这要归功于他们无懈可击的防守组织,多年来始终贯彻着相同的防守原则,并由完美契合且各司其职的球员来执行。
核心原则:“收缩禁区” (pack the paint)
去年总决赛前播出的一期MVP对话节目中,史蒂夫·纳什 (Steve Nash) 与勒布朗·詹姆斯 (LeBron James) 交流时,对此做出了最精辟的总结:“雷霆的策略就是收缩禁区(pack the paint),他们想方设法阻止你进入三秒区。那里必须是一块‘禁地’(no-go zone)。对他们来说,这是一场每分每秒都在进行的战斗,也是极其明确的防守哲学。”
“在NBA中,如果一名球员从侧翼突破,防守方通常会尝试上前施压并进行虚晃协防(stunts),以避免进行真正的协防轮转,从而漏掉外线的空位三分,”这位加拿大传奇解释道,“但雷霆的球员则会不惜一切代价阻止球进入禁区,尤其是当球还在持球人手中时。他们会进行彻底的防守轮转,这虽然会在弱侧制造出空档,但这也要求其他防守球员必须具备极佳的运动能力,以便迅速补位封堵漏洞。”
“他们会给对手三分机会,但都是受到强力干扰的三分。一开始你以为自己出了空位,但防守人很快就会扑到面前,”这位前菲尼克斯太阳队控卫总结道。这种策略的逻辑在于,通过防守干扰降低对手的投篮命中率,从而抵消对手外线出手次数增加带来的威胁。“正因如此,他们赢下了命中率之战,”詹姆斯总结道。他在西部半决赛中再次亲身体会到了这一点,当时湖人被横扫出局(0-4),湖人的投篮命中率为47%(三分命中率38.5%),而雷霆的命中率则高达53.4%(三分命中率40.7%)。
防守基石:内线防守
在雷霆与马刺的系列赛中,文班亚马吸引了所有的目光,而曾被视为他宿命对手的霍姆格伦,则在聚光灯之外默默奉献。然而,这位身高2.16米的美国大个子在雷霆的防守体系中依然扮演着关键角色。他最主要的任务是通过在高位(罚球线附近)游弋来控制对手进入禁区。他要么选择放掉自己的防守人(目前是身高2.01米的“矮个前锋”朱利安·尚帕尼 (Julian Champagnie),后者正试图通过紧贴底线来将霍姆格伦拉离禁区),要么在面对挡拆时选择退守(即所谓的“蹲坑防守”/drop)。

(视频截图)
为了让他专注于这项任务,防守对方头号内线(文班亚马)的重任从霍姆格伦身上移交给了哈尔滕施泰因。自从德克·诺维茨基 (Dirk Nowitzki) 彻底改变了大前锋位置,将其转化为投手之后,双塔战术在NBA就成了少数派的选择。这种选择意味着雷霆在外线只有三名球员来应对对手的外线威胁。但凭借霍姆格伦惊人的臂展(2.29米)和出色的移动能力,雷霆能够弥补人数上的劣势,去封堵空间并追防投手,同时外线球员也展现出了非凡的防守活力。
核心战力:庞大的3D球员大军
所谓3D球员,是指那些既能投外线三分(3),又能进行强硬防守(D)的锋卫摇摆人。在天才总经理萨姆·普雷斯蒂 (Sam Presti) 的精心规划和打造下,雷霆的阵容中储备了大量此类强力球员。在今年季后赛活跃的11人轮换阵容中,超过半数(6人)在职业生涯中要么获得过年度最佳防守球员的选票(霍姆格伦本赛季仅次于文班亚马排名第二;谢伊·吉尔杰斯-亚历山大 (Shai Gilgeous-Alexander);凯森·华莱士 (Cason Wallace)),要么入选过最佳防守阵容(杰伦·威廉姆斯 (Jalen Williams)),要么两者兼具(亚历克斯·卡鲁索 (Alex Caruso)、卢根茨·多尔特 (Luguentz Dort))。
这支默默奉献的防守大军身体素质极佳(在18名有合同在身的球员中,没有一人身高低于1.90米),其中外号“野牛”的多尔特更是强硬的代名词(身高1.93米,体重达101公斤)。他们始终保持着无私的奉献精神,这为球队提供了极大的稳定性,甚至在需要时能够提升防守强度(正如他们在第二场比赛中所做的那样)。最重要的是,得益于负责防守协调的助理教练戴夫·布利斯 (Dave Bliss) 的工作,他们在战术上做好了充分的准备。
在战术上,雷霆的外线球员必须严格执行两条铁律。第一:在高位对持球人进行极具侵略性的贴身防守,最大程度地阻止其突破,从而避免因收缩禁区协防而导致防守失衡。由于扑防(close-out,即失位后的补防)极其消耗体力,因此雷霆会尽可能减少这种情况的发生。这也解释了为什么全联盟没有哪支球队能像雷霆一样,在防守端完成如此多的触球和破坏传球。
第二:在防守成功后,尽可能通过站位和肢体动作控制住球权,从而减少对手的二次进攻机会,并创造快速反击的契机。在第二场比赛中,雷霆利用马刺的失误拿下了27分(而马刺仅利用雷霆失误拿到10分)。而这绝非终点。
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De l’agressivité, mais pas que : pourquoi la défense du Thunder est-elle si forte ?

Lu Dort, l’un des spécialistes défensifs d’OKC, face à Stephon Castle sous le regard de Chet Holmgren. (B. Rojo/Imagn Images/Presse Sports)
Si Oklahoma City est la défense la plus efficace de la NBA, ce n’est pas uniquement en raison de son agressivité, encore critiquée à l’issue du match 2 face à San Antonio. Les Champions en titre sont surtout supérieurement fournis et organisés.
De l’agressivité. Beaucoup trop d’agressivité. C’est ce qui est ressorti du match 2 de la finale de Conférence gagné par Oklahoma City face à San Antonio (122-113), et plus spécifiquement de la défense d’Isaiah Hartenstein sur Victor Wembanyama.
Caricaturer la défense du Thunder en une succession de coups bas serait cependant passer à côté de l’essentiel. Si cette équipe a remporté le titre l’an dernier et figure encore cette saison tout en haut des charts grâce, notamment, à sa première place à l’efficacité défensive (106,5 points encaissés sur 100 possessions), c’est grâce à une organisation sans faille, régie par les mêmes principes depuis plusieurs années et servie par des joueurs adaptés et missionnés.
Le principe général : « pack the paint »
C’était Steve Nash qui le résumait le mieux l’an dernier dans une discussion entre MVPs avec LeBron James diffusée juste avant la finale : « La stratégie d’OKC, c’est de boucler la raquette (pack the paint), ils veulent vous empêcher d’y entrer. Elle doit rester une no-go zone (interdite d’entrée). C’est pour eux un combat de tous les instants et une philosophie claire. »
« Si un joueur pénètre depuis l’aile, en NBA on essaie généralement de se montrer menaçant et de proposer des micro-aides (« stunts ») afin d’éviter de devoir faire une véritable aide (rotation) et de concéder une position à trois points, précisait le Canadien. Les joueurs d’OKC, eux, vont tout faire pour empêcher le ballon d’entrer dans la raquette, en particulier s’il est encore dans les mains du porteur de balle. Ils effectuent une rotation complète, ce qui crée des faiblesses à l’opposé et oblige les autres défenseurs à être très athlétiques pour aller très vite boucher les trous. »
« Ils laissent des trois points, mais des trois points contestés. À l’origine, vous pensez être ouverts, mais ça se referme très vite », concluait l’ancien meneur de Phoenix. L’idée est que l’augmentation du volume de tirs extérieurs générée chez l’adversaire soit compensée par une baisse de l’efficacité due aux contestations. « Grâce à cela, ils vont gagner la bataille des pourcentages », résumait LeBron James, qui l’a encore constaté en demi-finales de Conférence où les Lakers ont été laminés (4-0) en shootant à 47 % (38,5 % à 3 points) contre 53,4 % (40,7 % à 3 points) pour OKC.
La clé de voûte : la défense au poste
Dans la série Thunder-Spurs, Victor Wembanyama attire tous les regards alors que celui qui avait été imaginé comme son opposant naturel, Chet Holmgren, évolue dans l’ombre. Le grand intérieur (2,16 m) américain n’en occupe pas moins un rôle clé dans le système défensif d’OKC. Il est le plus souvent chargé de contrôler l’entrée dans la raquette en rodant vers le poste (la ligne des lancers-francs). Il le fait soit en lâchant son attaquant (en ce moment le « petit » Julian Champagnie, 2,01 m, qui essaie de l’éloigner de cette zone en ne quittant pas la ligne de fond), soit en reculant sur les pick & roll (couverture dite en drop).

(Capture d’écran)
Afin de se concentrer sur cette tâche, Holmgren est déchargé de la défense sur l’intérieur adverse n°1 (Wembanyama) au profit de Hartenstein. Ce choix de jouer avec deux big men, minoritaire en NBA depuis que Dirk Nowitzki a révolutionné le poste d’ailier-fort et l’a transformé en shooteur, fait qu’il n’y a que trois extérieurs pour contrôler les menaces adverses au-delà du périmètre. Mais OKC peut résister à ce sous-nombre grâce à l’envergure de Holmgren (2,29 m) et à sa mobilité, qui lui permettent de combler les espaces et chasser les shooteurs, et au dynamisme exceptionnel des extérieurs.
Hartenstein, l’atout physique d’OKC qui a bousculé Wembanyama
La force de frappe : une armée de 3 & D
Un 3 & D, c’est un arrière-ailier capable avant tout de shooter extérieur (3) et défendre fort (D). Pensé et construit par le génial manager Sam Presti, l’effectif d’OKC comprend une pelletée de forts joueurs de ce type. Sur les 11 éléments de la rotation active dans ces play-offs, plus de la moitié (6) a déjà, dans sa carrière, soit obtenu des voix dans le vote du Défenseur de l’année (Chet Holmgren 2e cette saison derrière Wembanyama ; Shai Gilgeous-Alexander ; Cason Wallace), soit fait partie d’une des All-Defensive Teams (Jalen Williams), soit les deux (Alex Caruso, Luguentz Dort).
Cette armée des ombres est physiquement apte (aucun des 18 joueurs sous contrat mesure moins de 1,90 m), avec le buffle Dort en symbole de dureté (101 kg pour 1,93 m). Elle est immanquablement dévouée, ce qui procure une grande stabilité, voire une capacité à hausser le ton, comme cela a été le cas dans le match 2. Elle est surtout parfaitement préparée tactiquement grâce au travail de l’entraîneur assistant chargé de la coordination défensive, Dave Bliss.
Tactiquement, les extérieurs du Thunder doivent obéir à deux consignes fortes. La première : prendre haut et être très agressifs sur le porteur de balle afin d’éviter au maximum que celui-ci drive, pour éviter les déséquilibres générés par le choix de venir aider dans la raquette. Les close-out (rattrapages de retards défensifs) étant énergivores, autant en faire le moins possible. Cela explique qu’aucune équipe ne touche et dévie autant de ballons en défense qu’OKC.
La seconde : essayer au maximum, par le placement, par les gestes, de maintenir en vie le ballon gagné à l’adversaire afin de donner moins de secondes chances et de générer des possibilités de jeu rapide. Lors du match 2, le Thunder a marqué 27 points sur les pertes de balles des Spurs (contre 10 pour les Texans). Et ce n’est sans doute pas terminé.
Les chiffres à retenir de la défaite de San Antonio au match 2
By Xavier Colombani, Benjamin Moubèche, via L’Équipe