By Maxime Aubin à San Antonio (États-Unis) | L’Équipe, 2026-05-13 11:32:35

周二晚,维克托·文班亚马在马刺击败森林狼的第五场比赛中欢庆胜利。(E. Gay/AP)
在两天前于明尼阿波利斯被驱逐出场后,维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 在周二晚圣安东尼奥举行的第五场比赛中打出了领袖级的回归表现(27分、17个篮板,马刺以126-97大胜)。尽管因肘击动作遭受批评,但这位法国大前锋依然不为所动,他从阅读和格雷格·波波维奇 (Gregg Popovich) 的建议中汲取力量,实现了强势反弹。
“照顾好身体,进行录像分析,在训练中全力以赴。”尽管在第四场比赛初期因肘击和代价沉重的驱逐导致球队最终于周日在明尼阿波利斯落败 (114-109),但在过去的48小时里,维克托·文班亚马完全没有改变他的习惯。
周二晚,回到主场参加系列赛第五场较量时,这位法国球星在热身时展现出了往常的轻松感,身着黑色背心短裤套装,在连续命中三分球时面带微笑,神情自若。“我感觉很清爽,状态很好。当然,我对回归感到非常兴奋,心里甚至有些小鹿乱撞,”在球队轻松取胜 (126-97)后,这位法兰西岛出身的球员补充道。
在冷静与健康的愤怒之间
文班亚马此前因不当动作受到批评,而他在球场上给出了领袖级的回应。首先是比赛初段的强势爆发:他在第一节就砍下18分,更重要的是,尽管面对对手的挑衅——尤其是对方后卫阿约·多苏姆 (Ayo Dosunmu) 在开场几分钟就贴身防守并对他喷垃圾话——文班亚马找回了冷静。对此,“文班”只是报以微笑。
“挑衅也许是他们的策略之一。作为一支球队,我们必须保持冷静,”这位身高2.24米的法国巨人在大胜后总结道。在处于舆论风口浪尖的时刻,他利用了什么样的心理调节机制来实现如此惊人的回归(全场27分、17个篮板、5次助攻和3次盖帽)?
他的队友德文·瓦塞尔 (Devin Vassell) 在当天早上认为马刺在场上需要“一个愤怒的维克托”。而他的教练米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 则在赛后赞扬了这位22岁球员的“成熟”。“我更喜欢哪种状态?这两者并不矛盾,所以我追求两全其美,”文班亚马笑着说道。
在这场比赛中,文班亚马的一切动作看起来都游刃有余,甚至让他的同胞鲁迪·戈贝尔 (Rudy Gobert) 感到抓狂。他先是利用运球,随后在篮下通过两次传球假动作彻底晃晕了森林狼的中锋,当马刺前锋朱利安·尚帕尼 (Julian Champagnie) 将文班亚马的妙传转化为得分时,戈贝尔只能眼神空洞地站在原地。
这位出身于楠泰尔青训的球员在某些时刻甚至展现出了对华丽动作的渴望,比如下半场一次失败的背后传球尝试。“今晚,文班做出的某些动作……你真的无解,”全场得到20分的森林狼头号得分手安东尼·爱德华兹 (Anthony Edwards) 在赛后承认。
以阅读作为避风港
文班亚马对阅读的痴迷是否也帮助他在过去几天保持了良好的心态?周日,正如对阵明尼苏达系列赛开始以来一样,当他抵达明尼阿波利斯的标靶中心时,手里拿着一本厚厚的书:美国作家SenLinYu的作品《Alchemised》。这是一部暗黑奇幻小说,涵盖了战争、失忆以及在残酷虚构世界中生存的主题。
这很难不让人联想到这位篮球运动员在本次季后赛中遇到的困难:从对阵波特兰系列赛中的脑震荡,到对阵明尼苏达时的驱逐,以及随后在网络上引发的如潮批评。
周二晚,这位头脑聪慧的球员更换了读物:在马刺更衣室左后方的储物柜上,放着乔治·奥威尔的名著《动物庄园》。这是一部简短的讽刺寓言,讲述了动物们推翻人类主人以争取自由并建立更平等社会的故事。
“(关于格雷格·波波维奇)一如既往,当他开口说话时,所有人都会倾听……”
维克托·文班亚马
周一,另一个场景也令文班亚马和马刺的球迷印象深刻。当这位勒谢奈原住民从明尼苏达返回时,马刺队功勋老帅格雷格·波波维奇在圣安东尼奥机场的停机坪上迎接了他。
“我显然不会透露他对我说的所有话。但也许他想表达一种姿态,或者通过亲自到场让他的话语更有力量,”文班在新闻发布会结束时评论道,“也就是说,在整个季后赛和不同的比赛中,他经常给我们反馈并与我们交流。一如既往,当他开口说话时,所有人都会倾听。”
毫无疑问,这位77岁的马刺“尤达大师”的建议将继续为他在季后赛中的天才弟子提供帮助。首先是周五至周六夜间在明尼阿波利斯进行的第六场比赛,如果获得第四场胜利,马刺将淘汰对手。
森林狼已经收到了警告:“外星人”从错误中学习的速度很快。非常快。快到足以在本周终结系列赛,并前往西部决赛挑战卫冕冠军俄克拉荷马城?
由生成式 AI 翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。
点击查看原文:Maturité, Popovich et les livres : les clés du rebond triomphant de Victor Wembanyama lors du match 5 face aux Wolves
Maturité, Popovich et les livres : les clés du rebond triomphant de Victor Wembanyama lors du match 5 face aux Wolves

Victor Wembanyama exulte lors du match 5 remporté par les Spurs face aux Wolves mardi soir. (E. Gay/AP)
Expulsé deux jours plus tôt à Minneapolis, Victor Wembanyama a signé un retour de patron dans le match 5, mardi soir à San Antonio (27 points, 17 rebonds, victoire des Spurs 126-97). Imperturbable malgré les critiques sur son coup de coude, l’intérieur français a puisé dans la lecture et les conseils de Gregg Popovich pour mieux rebondir.
«Prendre soin de mon corps, faire de l’analyse vidéo, me donner à fond à l’entraînement ». Victor Wembanyama n’a absolument rien changé à ses habitudes ces 48 dernières heures, malgré son coup de coude et son expulsion coûteuse au début du match 4 finalement perdu par ses coéquipiers à Minneapolis, dimanche (114-109).
De retour pour la cinquième manche de la série jouée à domicile, mardi soir, l’intérieur français s’est présenté à l’échauffement avec sa légèreté habituelle, souriant et décontracté au moment d’enchaîner les shoots à trois points dans son ensemble short et débardeur noirs. « J’étais frais. Je me sentais bien. J’étais très excité de revenir, bien sûr, j’avais des papillons dans le ventre », complétait le Francilien à l’issue de cette rencontre remportée haut la main par les siens (126-97).
Entre calme et colère saine
Critiqué à juste titre pour son mauvais geste, Victor Wembanyama a apporté une réponse de patron sur le terrain, à commencer par son départ canon dans la partie : 18 points inscrits dès le premier quart-temps, et surtout un sang-froid retrouvé, malgré les provocations adverses, notamment celle du meneur Ayo Dosunmu, venu se coller à lui et lui parler dans les premières minutes. Ce à quoi « Wemby » a répondu avec le sourire.
«La provocation était peut-être l’une de leurs stratégies. On se devait de rester calme en tant qu’équipe », résumait le géant tricolore (2,24 m) après la large victoire des siens. Quels ressorts psychologiques a-t-il utilisés pour réaliser un retour si fracassant (27 points, 17 rebonds, 5 passes et 3 contres sur l’ensemble du match), au moment même où on l’attendait au tournant ?
Son coéquipier Devin Vassell estimait le matin même que les Spurs auraient besoin « d’un Vic en colère » sur le parquet. Son entraîneur Mitch Johnson a quant à lui loué « la maturité » de son joueur de 22 ans à l’issue de la partie. « Qu’est-ce que je préfère ? Les deux ne sont pas incompatibles, donc je vise les deux », a souri le principal intéressé.
Tout a semblé facile dans cette rencontre pour « Wemby », au point de rendre fou son compatriote Rudy Gobert. Par ses dribbles, d’abord, puis grâce à deux feintes de passe près du panier qui ont totalement perdu l’intérieur des Wolves, le regard dans le vide au moment où l’ailier Julian Champagnie convertissait l’offrande de son coéquipier.
Le joueur formé à Nanterre a même fait preuve de gourmandise par séquence, comme sur cette tentative de passe dans le dos ratée en deuxième mi-temps. « Ce soir, certaines des choses que faisait Wemby… Tu n’as pas vraiment de réponse à ça », a admis après coup Anthony Edwards, meilleur marqueur des siens avec 20 points.
La lecture comme échappatoire
Et si la passion dévorante de Victor Wembanyama pour la lecture l’avait également aidé à prendre du recul ces derniers jours ? Dimanche, comme depuis le début de cette série face à Minnesota, il tenait un bouquin très épais en main à son arrivée au Target Center, à Minneapolis : Alchemised, de l’autrice américaine SenLinYu, un roman de dark fantasy qui couvre notamment les thèmes de la guerre, de la perte de mémoire et de la survie dans un monde imaginaire impitoyable.
Comment ne pas y voir des parallèles avec les problèmes rencontrés par le basketteur dans ces play-offs, entre sa commotion cérébrale subie au cours de la série face à Portland, son expulsion face à Minnesota et le torrent de critiques qui a suivi sur la toile ?
Mardi soir, le joueur au cerveau très bien fait avait changé de lecture : La ferme des animaux, célèbre roman de George Orwell, était posé sur son casier situé au fond à gauche du vestiaire des Spurs. Une courte fable satirique dans laquelle des animaux renversent leurs maîtres humains pour gagner leur liberté et bâtir une société plus égalitaire.
« (au sujet de Gregg Popovich) Comme toujours, quand il prend la parole, tout le monde écoute… »
Victor Wembanyama
Lundi, une autre scène avait marqué les fans de Victor Wembanyama et des Spurs. À son retour de voyage dans le Minnesota, le natif du Chesnay (Yvelines) était attendu par Gregg Popovich, l’ancien coach emblématique de l’équipe texane, sur le tarmac de l’aéroport de San Antonio.
« Je ne vais évidemment pas tout dévoiler de ce qu’il m’a dit. Mais peut-être qu’il voulait marquer le coup, ou rendre ses mots encore plus forts en étant là en personne, a commenté le joueur à la fin de sa conférence de presse. Cela dit, il nous donne des retours et nous parle régulièrement, à travers ces play-offs, à travers les différents matches. Et comme toujours, quand il prend la parole, tout le monde écoute. »
Les chiffres à retenir du match 5 entre San Antonio et Minnesota
Nul doute que les conseils du Grand Maître Yoda des Spurs, 77 ans, continueront de servir à son brillant élève en play-offs. À commencer par le match 6, dans la nuit de vendredi à samedi à Minneapolis, où une quatrième victoire permettrait aux Spurs d’éliminer leur adversaire.
Les Wolves sont prévenus : « l’Alien » apprend vite de ses erreurs. Très vite. Au point de plier la série cette semaine et de rejoindre Oklahoma City, le champion en titre, en finale de la Conférence Ouest ?
By Maxime Aubin à San Antonio (États-Unis), via L’Équipe