By Xavier Colombani, Benjamin Moubèche | L’Équipe, 2026-06-04 11:55:32

本周三,卡尔-安东尼·唐斯的持球突破让维克托·文班亚马防守吃力。(E. Gay /Imagn Images/Presse Sports)
周三晚上,卡尔-安东尼·唐斯 (Karl-Anthony Towns) 的出色发挥成为纽约尼克斯客场 105-95 击败圣安东尼奥马刺的核心关键。在这场出人意料的对决中,这位纽约中锋在攻防两端都让维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 陷入了挣扎。
纸面实力上,人们原本并未料到两队内线之间会爆发如此激烈的正面对决。然而,在周三晚上的总决赛揭幕战中,这次交锋的分量举足轻重:唐斯面对文班亚马时的精彩表现,成为了尼克斯以 105-95 拔得头筹的关键钥匙之一。
在进攻端,这位纽约中锋(15投7中拿下18分)将这位法国新星拉离了篮筐,并惩罚了马刺队的防守选择。而在最不被看好的防守端,他成功限制住了圣安东尼奥的核心武器(让其21投仅6中,得到26分)。
面对年度最佳防守球员寻找突破口
面对文班亚马,冲击篮筐几乎是不可能完成的任务。那是否就意味着要放弃冲击篮筐?尼克斯队选择换个思路:绝不能让文班亚马正面面对进攻球员,而是要让他落在身后。这听起来像是在玩文字游戏,但纽约人确实就是这么做的。他们首先将这位年度最佳防守球员拉到外线,使其无法在三秒区内发挥协防威慑力。一旦文班亚马被拉出来,他们就会利用速度过掉他,将其卡在身后,不给其留出回防封盖的时间。
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这一战术的关键在于唐斯所带来的威胁。他的技术特点与身形单薄的切特·霍姆格伦 (Chet Holmgren) 截然不同——后者本应是文班亚马在上轮系列赛中的头号对手,但在身体对抗上完全处于下风。唐斯身高达到 2.13 米,但比霍姆格伦要强壮得多,并且他还兼具出色的外线投射能力和极佳的大局观。正是由于唐斯具备如此全面且危险的特质,马刺队主帅米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 并没有冒险立刻用“小个球员”去对位这位纽约中锋,而是选择让法国人与其进行一对一单防。
唐斯频繁将文班亚马吸引至三分线外。在这里,文班亚马不得不贴身防守,以防他出手三分或送出妙传。而唐斯恰恰利用了这种贴身防守限制了文班亚马反应空间的弱点,果断选择持球突破。这种毫不犹豫的决策至关重要,因为法国人的防守阅读速度极快。对于这种持球突破,唐斯早已驾轻就熟,毕竟他此前在明尼苏达时经常与鲁迪·戈贝尔 (Rudy Gobert) 搭档双塔,出任大前锋。一旦摆脱了文班亚马的防守,他就能凭借强壮的身体在篮筐附近轻松终结。
看到唐斯在这一对位中屡屡得手,圣安东尼奥主帅不得不改变策略,让文班亚马重新回到他最擅长的“协防扫荡者”(roamer)角色,发挥其在禁区的防守威慑力。他不再让文班亚马直接防守唐斯,而是让他去对位尼克斯的外线侧翼。然而,唐斯通过精妙的无球掩护和积极跑位,频繁主动寻找文班亚马,从而多次将这位法国巨人重新拉出禁区,正如以下回合所示。

(视频截图)

(视频截图)
防守端限制文班亚马的首要选择
唐斯向来不以防守见长。他经常在防守端注意力不集中、容易陷入犯规麻烦,有时甚至显得防守积极性不高,在防守端背负着“球队防守漏洞”的恶名。然而,在周三晚上,他延续了自己在今年季后赛中的防守状态,对文班亚马的成功防守成为了尼克斯取胜的关键钥匙之一。
当唐斯作为主要防守人时,这位法国新星 12 次出手仅命中 2 球。在两人的多次一对一直接对话中,这位纽约中锋表现得异常坚韧,极少被对手的第一步突破过掉。文班亚马发现,自己面对的是一位体型足够高大、且移动速度足以持续对他造成干扰的防守者。
唐斯毫不避讳身体接触,无论是用上肢对抗还是用手部干扰,都给这位马刺当家球星施加了极大的身体对抗强度。这种强硬的防守迫使文班亚马(在禁区内仅投中 4 球)不得不频繁选择中距离跳投,或是在篮筐附近勉强出手。正是这些高难度的强投,导致了文班亚马整场比赛手感冰凉(21投仅6中,得到26分)。
不过,唐斯的防守成功也需要客观看待。他曾三次在对手投篮时犯规,送文班亚马在罚球线上轻松拿到 5 分(5罚5中)。更重要的是,他的努力是建立在球队整体防守体系之上的:这位内线得到了乔什·哈特 (Josh Hart)、布里奇斯 (Bridges) 或阿奴诺比 (Anunoby) 的快速协防支持,他们切断了突破路线,阻止了这位法国人在低位有效卡位或冲抢进攻篮板。
由生成式人工智能翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。
点击查看原文:Comment Karl-Anthony Towns a fait dérailler Victor Wembanyama pour prendre l'avantage en finale NBA
Comment Karl-Anthony Towns a fait dérailler Victor Wembanyama pour prendre l’avantage en finale NBA

Les pénétrations de Karl-Anthony Towns ont mis Victor Wembanyama en difficulté, ce mercredi. (E. Gay /Imagn Images/Presse Sports)
Mercredi soir, la performance Karl-Anthony Towns a été au coeur de la victoire des Knicks à San Antonio (105-95). Le pivot new-yorkais a mis Victor Wembanyama en difficulté des deux côtés du terrain dans un duel inattendu.
Sur le papier, on n’attendait pas vraiment de duel entre les intérieurs des deux équipes. Ce face-à-face aura pourtant pesé lourd, mercredi soir, en ouverture de la finale NBA : la performance de Karl-Anthony Towns face à Victor Wembanyama a été l’une des clés de la victoire des Knicks (105-95).
En attaque, le pivot new-yorkais (18 points à 7/15 aux tirs) a entraîné le Français loin du cercle et puni les choix défensifs des Spurs. En défense, là où on l’attendait le moins, il a contenu la principale arme de San Antonio (26 points à 6/21).
Créer des ouvertures face au défenseur de l’année
Attaquer le cercle face à Wembanyama est impossible (ou presque). Faut-il alors ne pas attaquer le cercle ? Les Knicks ont préféré retenir qu’il ne faut pas que Wembanyama soit face à l’attaquant. Donc qu’il soit derrière. Cela peut sembler rhétorique, mais c’est littéralement ce qu’on fait les New-Yorkais. Ils ont d’abord amené le défenseur de l’année à l’extérieur afin qu’il ne soit pas dans la raquette pour apporter sa dissuasion. Une fois qu’il y était, ils l’ont pris de vitesse pour le mettre dans leur dos et éviter qu’il ait le temps de revenir.
La clé était le danger apporté par Karl-Anthony Towns, un joueur d’un profil différent du filiforme Chet Holmgren, censé être l’adversaire n°1 de Wembanyama au tour précédent, mais dépassé physiquement. KAT est grand (2,13 m), mais bien plus costaud que Holmgren, et il associe cela à un bon shoot extérieur et une excellente vision du jeu. Ce profil dangereux a fait que Mitch Johnson, le coach des Spurs, a préféré ne pas tenter tout de suite l’option d’un « petit » sur le pivot de New York, lui envoyant le Français en un-contre-un.
Towns l’a attiré régulièrement derrière la ligne à trois points, où Wembanyama était obligé de rester proche de lui afin d’éviter qu’il n’arme son tir ou délivre une passe. KAT profitait de cette proximité, qui limitait la capacité de réaction de Wembanyama, pour l’attaquer en drive immédiatement. La prise de décision sans délai était essentielle car le Français a une lecture rapide des situations. Ces drives, Towns les maîtrise parfaitement pour avoir souvent joué ailier-fort à côté de Rudy Gobert à Minnesota. Débarrassé de Wembanyama, il pouvait ensuite conclure près du cercle grâce à sa puissance.
Vu la réussite de KAT dans cette configuration, l’entraîneur de San Antonio a changé son fusil d’épaule et a redonné à Wembanyama son habituel rôle de « roamer », de présence dissuasive dans la raquette, en lui ôtant la défense de Towns pour le placer sur un ailier des Knicks. Mais KAT est régulièrement allé le chercher par un subtil jeu d’écrans et de déplacements, ce qui a encore sorti à plusieurs reprises le Français de la raquette comme on le voit sur cette action.

(Capture d’écran)

(Capture d’écran)
Première option défensive face à Wembanyama
Towns n’est pas réputé pour ses qualités défensives. Souvent distrait, enclin à la faute, parfois à court d’envie, il traîne même une réputation de maillon faible de son propre côté du terrain. Pourtant, mercredi soir, sa défense sur Wembanyama a été l’une des clés de la victoire des Knicks, dans la continuité de ses play-offs.
Le Français n’a réussi que deux de ses 12 tirs lorsque son défenseur principal s’appelait Towns. Le pivot new-yorkais s’est montré particulièrement solide sur leurs nombreuses oppositions en un-contre-un, se laissant rarement déborder par les départs en dribbles de son vis-à-vis. Wembanyama s’est retrouvé face à un défenseur assez grand et surtout assez mobile pour le gêner de manière constante.
Towns n’a pas hésité à créer le contact, que ce soit avec le haut de son corps ou ses mains, pour imposer un maximum d’intensité physique à la star des Spurs. Cette défense appuyée a poussé son attaquant, limité à quatre paniers dans la raquette, à se rabattre sur des tirs à mi-distance ou des tentatives difficiles près du cercle. Autant de tirs contestés qui expliquent sa maladresse dans la rencontre (26 points à 6/21 aux tirs).
La réussite de Towns est toutefois à nuancer. Trois fautes sur tir ont envoyé Wembanyama sur la ligne, pour cinq points faciles (5/5). Surtout, ses efforts s’inscrivent dans un dispositif collectif : l’intérieur a pu compter sur les aides rapides de Josh Hart, Bridges ou Anunoby, qui ont coupé les lignes de pénétration et empêché le Français de prendre position efficacement au poste ou au rebond offensif.
By Xavier Colombani, Benjamin Moubèche, via L’Équipe