[L’Équipe] 文班亚马与马刺:在惨烈的西部决赛中面对雷霆巨兽保持冷静的艺术

By Maxime Aubin à San Antonio (États-Unis) | L’Équipe, 2026-05-25 10:49:56

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周日晚上主场进行的西区决赛第四场,马刺击败雷霆后,维克托·文班亚马。(A. Réau/《队报》)

在周日这场关键的主场对决前,大比分1-2落后的维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 和他的队友们在备战期间从未恐慌,并最终轻松赢下了这场比赛(103-82)。这证明了这支年轻球队的成熟以及习惯的力量,他们正打算依靠同样的动力,在定于周二至周三深夜(法国时间凌晨2点30分)进行的第五场比赛中,于俄克拉荷马客场拿下胜利。

周日晚上,在弗罗斯特银行中心(Frost Bank Center)冰冷的水泥走廊里,维克托·文班亚马依然穿着短裤,光着脚站着,与他的两位经纪人之一杰里米·梅贾纳 (Jérémy Medjana) 一起复盘马刺击败雷霆的比赛(103-82,西决大比分扳成2-2平)。梅贾纳的头低在比他矮约50厘米的位置,而“文班”似乎对周围的狂喜气氛毫无波澜,全神贯注地倾听着这位最亲密顾问的每一句话。

在周日这场至关重要的第四战中,这位年轻的法国内线(22岁)展现了统治力(砍下33分和8个篮板)。尽管他和队友们此前大比分1-2落后、被逼入绝境,且在两天前遭遇惨败(108-123)后必须在圣安东尼奥捍卫主场,但他似乎从自身的成熟与习惯的力量中汲取了源泉,最终赢下了这场对决。

“我们以前从未遇到过这种情况,这是我们第一次陷入这样的落后局面。这其中没有什么魔法,我们只是做出了回应,”这位德州状元在赛后解释道,随后他谈到了这场比赛的备战。“改变任何事情(我们的习惯)都会是过度反应。我认为那会是一种缺乏信心、缺乏信念的表现。我们必须坚信自己所擅长的事,坚信我们是谁,然后做得更好。”

“考虑到具体情况,今晚(周日)可能是他们今年表现最好的一场比赛。”

圣安东尼奥马刺队主教练米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 谈及他的球员

周日,在这座经历了数日暴雨后重迎阳光的城市里,在看台上球迷挥舞着全新黑白Tifo的球馆中,马刺队用雷霆队最擅长的方式击败了他们:从开场第一分钟起,就化身为充满侵略性的防守机器。

这种令人窒息的防守让圣安东尼奥在首节打出了一波17-0的进攻高潮。与第三场不同——当时米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 的球队虽然以15-0开局,但未能守住领先优势——这一次,他们成功将高压态势维持了整整三节(比分为78-60),此时束手无策的卫冕冠军开始缴械投降。

“在第三场比赛中,我们在某个时刻有些精神松懈,之后就再也没能重回正轨。在随后的录像会议中,我们主要讨论的就是要明白这一点。对手能成为NBA总冠军是有原因的,他们不会来到这里轻易让我们带走胜利,即使我们开局打得很好,”33岁的内线俾斯麦·比永博 (Bismack Biyombo) 说道,尽管他上场时间极少,但他是更衣室里领袖般的存在。

“在季后赛这种系列赛中,你可能会陷入一种旋涡,在每场比赛之间纠结于到底需要进行多大程度的战术调整,还是仅仅需要展现出更好的精神面貌,”米奇·约翰逊坦言。“这两个答案都说得通,而我的球员们同时做到了这两点。考虑到具体情况,今晚(周日)可能是他们今年表现最好的一场比赛,”这位39岁的主教练补充道。他指的是雷霆队此前在系列赛中赢下的两场比赛,以及他的球队不得不应对德阿隆·福克斯 (De’Aaron Fox)(脚踝)和迪伦·哈珀 (Dylan Harper)(内收肌)伤病的事实。

德文·瓦塞尔 (Devin Vassell),文班亚马和马刺的奇兵副手

第三场赛后波波维奇的怒斥

在更衣室里依然一瘸一拐的德阿隆·福克斯(就像他前两场比赛后一样)在周日贡献了12分和10个篮板。他透露,在周五失利后,马刺队得到了前任主教练、传奇教头格雷格·波波维奇 (Gregg Popovich) 的训话,从而重新凝聚了斗志。“这是他本赛季第一次走进更衣室,他告诉我们之前打得简直是垃圾。显然,他说话毫不留情。”“从管理层到教练组,我们拥有极佳的导师,他们传递给我们的都是积极的能量,”新秀卡特·布莱恩特 (Carter Bryant) 总结道。

尽管维克托·文班亚马和他的队友们统治力十足,但马刺队也得益于雷霆队球员当晚手感冰凉,后者在圣安东尼奥的进攻端几乎全线哑火(投篮仅91投30中,三分球33投6中,并伴随17次失误)。

因此,可以预见的是,卫冕冠军将在周二的第五场对决中做出回应,更不用说届时他们将坐镇主场。不过,这并未让马刺队感到担忧。“当他们周五来到这里时,我们开局打出了15-0。但他们心态很稳,没有恐慌,最终完成了逆转并赢下比赛。我们在客场也必须做到完全一样的事,”比永博继续说道。

“系列赛远未结束。在能够休息之前,我们还需要赢下六场比赛(两场击败雷霆晋级,四场在总决赛中夺冠),”维克托·文班亚马总结道。他急于结束新闻发布会,以便能赶紧上床睡觉,在第二天早上出发前往俄克拉荷马之前,多争取几分钟的睡眠时间。在今年季后赛的每场比赛后,这一幕都会上演。赢球的习惯,无需改变。

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点击查看原文:Victor Wembanyama et les Spurs, l'art de rester sereins face à l'ogre OKC lors d'une féroce finale de Conférence

Victor Wembanyama et les Spurs, l’art de rester sereins face à l’ogre OKC lors d’une féroce finale de Conférence

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Victor Wembanyama après la victoire des Spurs face à OKC lors du match 4 de la finale de Conférence Ouest, dimanche soir à domicile. (A. Réau/L’Équipe)

Menés 2-1 avant un match décisif à jouer à la maison dimanche, Victor Wembanyama et les siens n’ont jamais paniqué lors de la préparation de cette rencontre gagnée haut la main (103-82). Preuve de la maturité et la force des habitudes d’une jeune équipe qui compte bien s’appuyer sur les mêmes ressorts pour s’imposer dans l’Oklahoma lors du match 5, prévu dans la nuit de mardi à mercredi (2h30 du matin en France).

Debout, encore en short, les pieds nus sur le béton pourtant glacial d’un couloir du Frost Bank Center, dimanche soir, Victor Wembanyama rejouait la victoire des Spurs face à OKC (103-82, 2-2 sur l’ensemble de la finale de Conférence) avec Jérémy Medjana, l’un de ses deux agents. La tête penchée à une cinquantaine de centimètres en dessous de lui, « Wemby » semblait imperméable à l’euphorie ambiante, suspendu à chacune des paroles de l’un de ses plus proches conseillers.

Dominant dimanche dans ce match 4 si important (33 points, 8 rebonds), le jeune intérieur tricolore (22 ans) a semblé puiser dans sa maturité et la force de ses habitudes pour gagner cette rencontre, alors que lui et les siens étaient pourtant dos au mur, obligés de s’imposer à San Antonio après la défaite deux jours plus tôt (123-108), menés 2-1 dans la série.

« On n’avait jamais été dans ce type de situation, c’était la première fois qu’on était menés comme ça. Il n’y a rien eu de magique, on a simplement répondu », a expliqué le numéro un texan après coup, avant d’évoquer la préparation de ce match. « Changer quoi que ce soit (à nos habitudes), ça aurait été surréagir. Je pense que ça aurait été un manque de confiance, un manque de foi. Il fallait parier sur ce qu’on savait faire, sur qui on était. Et juste être meilleurs ».

« Ce (dimanche) soir a peut-être été leur meilleure performance de l’année, compte tenu des circonstances »

Mitch Johnson, coach des San Antonio Spurs, au sujet de ses joueurs

Dimanche, dans une ville qui avait retrouvé son soleil après plusieurs jours d’orages intenses, et dans une salle où on pouvait voir un nouveau tifo noir et blanc brandi par les supporters en tribunes, les Spurs ont pris le Thunder à son propre jeu : en se transformant en machines à agresser dès les premières minutes.

Cette défense suffocante a permis à San Antonio de réaliser un « run » de 17-0 dans le premier quart-temps, et, contrairement au match 3 où l’équipe de Mitch Johnson avait débuté par un 15-0, mais n’avait pas pu préserver son avance, elle a cette fois réussi à maintenir la pression pendant trois quart-temps (score 78-60), moment où le champion en titre a commencé à déposer les armes, sans solution.

« Dans le match 3, à un moment donné, on a un peu lâché mentalement, et on n’est jamais revenu sur le bon chemin. Lors des réunions qui ont suivi, il était surtout question de comprendre ça. Qu’en face, ils sont champions NBA pour une raison, et qu’ils ne vont pas venir ici et nous laisser gagner, même après un bon début de notre part », racontait l’intérieur Bismack Biyombo, 33 ans, l’un des sages du vestiaire même s’il passe très peu de temps sur le parquet.

« Dans ce genre de série de play-offs, on peut se retrouver dans un tourbillon à se demander entre chaque match à quel point il faut s’ajuster tactiquement, ou simplement montrer un meilleur visage », avouait quant à lui Mitch Johnson. « Les deux réponses sont valables, et mes joueurs ont su faire les deux à la fois. Ce (dimanche) soir a peut-être été leur meilleure performance de l’année, compte tenu des circonstances », a complété le coach de 39 ans, référence aux deux matches remportés par le Thunder dans la série, et le fait que son équipe avait dû composer avec les blessures de De’Aaron Fox (cheville), et Dylan Harper (adducteur).

Devin Vassell, lieutenant surprise de Wembanyama et des Spurs

Le coup de gueule de Popovich après le match 3

Toujours boiteux dans le vestiaire, comme après les deux derniers matches des siens, De’Aaron Fox, 12 points et 10 rebonds dimanche, a quand même avoué que les Spurs avaient pu compter sur un discours remobilisateur de leur ancien entraîneur, la légende Gregg Popovich, après la défaite de vendredi. « C’était la première fois qu’il est entré à l’intérieur du vestiaire cette saison, et il nous a dit que c’était n’importe quoi. Et évidemment, il n’a pas mâché ses mots ». « On a d’excellents mentors du haut jusqu’en bas de la pyramide, et ils ne nous transmettent que du positif », résumait le rookie Carter Bryant.

Aussi dominateurs soient-ils, Victor Wembanyama et les siens ont également pu compter sur une soirée sans du côté des joueurs du Thunder, absolument pas en réussite dans tout ce qu’ils ont entrepris à San Antonio (seulement 30/91 au tir, 6/33 derrière l’arc et 17 pertes de balle).

Il faudra donc s’attendre à une réponse du champion en titre lors de la cinquième manche, mardi, qui plus est devant son public. Ce qui n’inquiète pas pour autant les Spurs. « Quand ils sont venus ici vendredi, on a commencé le match par un 15-0. Mais ils étaient posés mentalement, ils n’ont pas paniqué, et ont fini par revenir et gagner. Il faudra être capable de faire exactement la même chose là-bas », poursuivait Biyombo.

« La série est loin d’être terminée. Il faut encore qu’on gagne six matches avant de se reposer (deux contre OKC pour se qualifier et quatre en finale pour gagner le titre) », a conclu Victor Wembanyama, pressé d’en finir avec sa conférence de presse pour pouvoir filer au lit et ainsi gratter quelques minutes de sommeil supplémentaires, avant le départ pour l’Oklahoma le lendemain matin. Une scène déjà observée après chacun de ses matches dans ces play-offs. On ne change pas des habitudes qui gagnent.

By Maxime Aubin à San Antonio (États-Unis), via L’Équipe

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