[L’Équipe] 鲍里斯·迪奥盛赞圣安东尼奥马刺与文班亚马对阵俄克拉荷马雷霆的表现:“在某些时间段,马刺是不可阻挡的”

By Sami Sadik à San Antonio (USA) | L’Équipe, 2026-05-25 23:19:48

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鲍里斯·迪奥 (Boris Diaw) 回顾了维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 和马刺在第四场比赛中的统治力。( D. Dunn/M. Rosca/Reuters/L’Équipe)

对于2014年随圣安东尼奥马刺夺得NBA总冠军的迪奥而言,马刺和文班亚马在周二至周三深夜(北京时间凌晨2点30分)的第五场比赛前,已经将压力重新甩给了俄克拉荷马雷霆,但他们必须在起势时保持更强的延续性,才能叩开决赛的大门。

“您如何看待圣安东尼奥马刺将系列赛大比分扳成2-2平的反应?”

马刺当时已经退无可退。如果带着1-3的大比分去客场,情况会变得极其艰难,因此第四场比赛几乎成了生死战。我们能从他们的专注度和准备工作中感受到这一点。现在,压力来到了俄克拉荷马雷霆这边,他们回到主场,必须守住主场优势。而这正是圣安东尼奥马刺需要全力以赴、孤注一掷的时候。

“文班亚马从开局就挺身而出,承担起了责任(砍下33分,其中22分是在上半场斩获)……”

在这支球队中,他需要保持侵略性。当然,马刺的威胁无处不在,他们天赋满满,并不单单依赖文班亚马。但他面对世界上任何对手都拥有对位优势(微笑)。把球交给他去赢下对位,这至关重要。文班在面对雷霆的身体对抗时的态度同样令人印象深刻:他做好了准备,并且能够承受对抗。我们必须面对现实:对手无法靠天赋、速度或身高来阻止他。限制他的唯一方法就是上身体对抗,并在地面上给他施压。

文班亚马与马刺:面对强敌雷霆保持冷静的艺术

“心理上的威慑力非常关键:文班即使什么都不做,也能改变对手的战术”

“他的防守影响力是巨大的,他在场与否的数据差异惊人(他在场时马刺净胜50分,他不在场时净负46分)?”

很难说我们对此感到惊讶。他彻底改变了对手的进攻。这其中既有看得见的盖帽,也有看不见的影响——比如球员在突破时脑子里的想法,他们知道文班就在附近,他的阴影无处不在。心理上的威慑力非常关键:即使他什么都不做,但凭借他之前防守留下的余威,就能改变对手的进攻选择。当他在场时,对手根本无法跑出同样的战术配合。

“马刺在哪些方面还需要提升,才能击败雷霆?”

最核心的维度是稳定性。在季后赛中,你适应对手,而下一场比赛,你又要去适应对手做出的调整(微笑)。马刺必须保持稳定性,因为我们看到在某些时间段他们是不可阻挡的(比如第三场打出15-0的进攻高潮,第四场打出17-0的进攻高潮),在那些时刻,他们给人一种天下无敌的感觉。他们需要做的是尽可能延长这些高光时刻。

瓦塞尔,文班亚马和马刺的奇兵副手

“您如何看待俄克拉荷马雷霆的双届MVP谢伊·吉尔杰斯-亚历山大 (Shai Gilgeous-Alexander) 在这轮系列赛中的表现?”

就像雷霆对付文班那样,马刺也在针对对手的领头羊。谢伊是一名极其出色的球员,你无法完全限制他,目标是尽可能多地制造他的失误和打铁。但这很难,因为他最核心的品质,也是他能拿到MVP的原因,就是他贯穿整个赛季的稳定性。在技术层面上,他是最擅长运用脚步、节奏变换、利用“节奏差”晃过对手并始终保持身体平衡的球员。在今年的季后赛中,这一点体现得淋漓尽致。

“文班亚马曾说过:“我们还需要赢下六场比赛(分区决赛赢两场,总决赛赢四场)”才能休息……”

蒂姆·邓肯 (Tim Duncan)(1999年、2003年、2005年、2007年和2014年的五届NBA总冠军得主)当年从季后赛一开始就会这么做。他会从第一轮开始,标出夺冠还需要赢下的比赛场数:16场、15场……更衣室上方的一个角落里会贴着这个数字。这是一种深入骨髓的传统。每赢下一场比赛,他就会更新这个数字。当你看到数字变成“1”时,你能切实感受到那种压力。我们曾连续两年经历过这一切:2013年我们没能拿掉最后一个数字(在总决赛中3-4憾负迈阿密热火),但2014年我们做到了(4-1击败迈阿密热火)。

“格雷格·波波维奇 (Gregg Popovich) 在第三场比赛后发表讲话以重新动员球员。作为前马刺球员,您应该不会感到惊讶吧?”

的确不意外,我甚至觉得他应该来得更早一些(笑)。他现在不经常直接插手,所以在这个关键时刻站出来,能确保他的话不会像日常唠叨那样被队员们忽视。如果说多了,效果反而会打折扣。以前和我们在一起时,“波波”是主教练,所以他更常火力全开。即使赢了球,如果过程打得不好,你也会被他劈头盖脸地训斥一顿。而现在,那是米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 的工作了。”

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Boris Diaw loue les qualités de San Antonio et de Victor Wembanyama face à Oklahoma City : « Des séquences où les Spurs sont inarrêtables »

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Boris Diaw est revenu sur la domination de Victor Wembanyama et des Spurs lors du match 4. ( D. Dunn/M. Rosca/Reuters/L’Équipe)

Pour Boris Diaw, champion NBA avec San Antonio en 2014, les Texans et Victor Wembanyama ont refait basculer la pression dans le camp d’Oklahoma City avant le match 5 dans la nuit de mardi à mercredi (2 h 30) mais doivent gagner en constance sur leurs temps forts pour s’ouvrir les portes de la finale.

« Qu’avez-vous pensé de la réaction de San Antonio pour égaliser à 2-2 dans la série ?

Les Spurs étaient au pied du mur. Se retrouver menés 3-1 avant d’aller à l’extérieur, c’est très compliqué, donc le match 4 devient déjà quasiment décisif. On l’a senti dans leur concentration et leur approche. Maintenant, la pression est sur Oklahoma City, qui revient à la maison et doit garder l’avantage du terrain. C’est là que San Antonio doit jouer son va-tout.

Victor Wembanyama a pris ses responsabilités dès l’entame (33 points dont 22 avant la pause)…

Il a besoin d’être agressif dans cette équipe. Attention, le danger peut venir de partout, les Spurs ont beaucoup de talent et ne se reposent pas que sur Wembanyama. Mais il a un matchup favorable contre n’importe qui dans le monde (sourire). Lui donner la balle pour qu’il gagne ses matchups, c’est crucial. Victor est aussi impressionnant dans son attitude face à la dimension physique d’OKC : il est prêt, il encaisse. Il ne faut pas se voiler la face : les équipes ne vont pas l’arrêter sur le talent, la vitesse ou la taille. La seule façon de le gêner, c’est de jouer physique et au sol.

Victor Wembanyama et les Spurs, l’art de rester sereins face à l’ogre OKC

« L’impact psychologique est important : Victor change le jeu des adversaires même sans rien faire »

Son impact défensif est énorme, avec des chiffres vertigineux selon qu’il soit ou non en jeu (+ 50 avec Wemby sur le parquet, - 46 sans lui) ?

C’est difficile de dire qu’on est surpris. Il change complètement l’attaque des adversaires. Il y a ce qu’on voit avec les contres et ce qu’on ne voit pas, ce qui se passe dans la tête des joueurs quand ils drivent, qu’ils savent que Victor est autour, que son ombre est présente. L’impact psychologique est important : il change le jeu des adversaires même sans rien faire mais grâce à des actions qu’il a faites avant. Les équipes ne font pas les mêmes systèmes quand il est là.

Où les Spurs peuvent-ils progresser pour venir à bout du Thunder ?

Le principal axe, c’est sur la constance. En play-offs, tu t’adaptes à l’autre et le match d’après, tu t’adaptes aux adaptations (sourire). Les Spurs doivent garder de la constance car on voit des séquences où ils sont inarrêtables (un run de 15-0 dans le match 3, un run de 17-0 dans le match 4), où ils donnent l’impression que personne ne peut les battre. Il faut réussir à étirer ces temps forts le plus longtemps.

Vassell, lieutenant surprise de Wembanyama et des Spurs

Que pensez-vous de la série de Shai Gilgeous-Alexander, le double MVP d’Oklahoma City ?

Comme OKC avec Victor, San Antonio vise la tête du serpent. Shai est un excellent joueur, on ne peut pas complètement l’arrêter, le but c’est de provoquer le plus de déchet possible mais c’est difficile car sa qualité principale, ce qui fait qu’il est MVP, c’est sa constance sur toute la saison. Techniquement, c’est le joueur qui maîtrise le mieux les appuis, les changements de vitesse, se faire passer pour un faux lent et toujours placer son corps de la bonne façon. On le voit encore plus sur ces play-offs.

Victor Wembanyama a eu ces mots : "Il faut gagner six fois (deux en finale de Conférence, quatre en finale NBA)" avant de se reposer…

Tim Duncan (cinq fois champion NBA en 1999, 2003, 2005, 2007 et 2014) faisait ça à l’époque dès le début des play-offs, il montrait le nombre de matches à gagner pour aller au bout, à partir du premier tour : 16, 15… Il y avait le chiffre dans un coin en haut du vestiaire. C’est quelque chose qui reste gravé, une tradition. Après chaque victoire, il remplaçait le chiffre. Et quand tu arrives à 1, tu sens cette pression. On l’a eu deux ans d’affilée : en 2013, on ne l’avait pas enlevé (défaite 4-3 en finale contre Miami), mais en 2014 oui (4-1 contre Miami).

Gregg Popovich a pris la parole pour remobiliser les joueurs après le match 3. En tant qu’ancien Spur, vous n’avez pas dû être surpris ?

Non, je l’aurais même vu arriver un peu plus tôt (rire). Il n’est pas toujours là, donc le fait de venir à ce moment assure que son message n’est pas négligé comme s’il parlait plus souvent. Il y aurait moins d’impact. Avec nous, “Pop” était le coach, donc il sortait plus souvent la sulfateuse. Même après des victoires, s’il n’y avait pas la manière, tu pouvais te faire souffler dessus. Désormais, c’est le job de Mitch Johnson. »

By Sami Sadik à San Antonio (USA), via L’Équipe

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