“我们还没有达到自己的标准,但这是过程的一部分”:在塞尔维亚落败后,法国队清楚仍有工作要做
By Sami Sadik à Belgrade (Serbie) | L’Équipe, 2026-08-21 00:26:47

维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 与尼古拉·约基奇 (Nikola Jokic) 在场上对位,马尔科·古杜里奇 (Marko Guduric)(左)在一旁注视,周四晚。(A. Isakovic/AFP)
在文班亚马担任队长的首秀中,法国队周四晚在塞尔维亚的地盘上险些偷走一场胜利(87-90)。与鲁迪·戈贝尔 (Rudy Gobert) 一样,他们清楚在夏末之前、以及本周日就要到来的复仇之战中,还有多少工作要做。
现场播报员的呐喊一度盖过了球馆内的其他声浪,包括裁判为弗雷德里克·福图 (Frédéric Fauthoux) 叫暂停的哨声。手持麦克风,这位贝尔格莱德竞技场的声浪领袖将阿莱克萨·阿夫拉莫维奇 (Aleksa Avramovic)(13分)名字中的"A"音拖长了数秒——这位戴着黑色面具的防守尖兵刚刚从马修·斯特拉泽尔 (Matthew Strazel) 手中完成抢断,随即扣篮得手(74-86,第37分钟)。
面对今夏最严峻的考验,面对17000名塞尔维亚球迷——他们比游击队和红星队的铁杆粉丝更为内敛——法国队在最后几分钟险些崩盘。法国队随即展开了紧急止损行动:斯特拉泽尔(12分)飚中一记三分,热拉尔德·阿亚伊 (Gérald Ayayi) 从约基奇手中完成抢断,西尔万·弗朗西斯科 (Sylvain Francisco) 出手了那记充满希望的投篮(86-88,第39分钟)。但这位曾在阿斯维尔短暂效力的控卫(13分)在最后一攻中手中的扳平球被对手封盖,哨声随即响起。
约基奇依旧无解
"时间紧迫,我们必须迅速找到一种精神状态,这不是训练出来的,而是传递出来的。在我们非常糟糕的第三节之后,球员们没有放弃,那节比赛暴露了我们缺乏比赛默契。“福图总结道。21年前,他曾作为球员在诺维萨德亲历了那场"世纪大劫案”(2005年欧锦赛附加赛),如今他随法国队重返塞尔维亚。正如预料的那样,他的球队在约基奇这块试金石面前接受了检验。约基奇在慢热开局后势不可挡(20分、9篮板、8助攻),状态明显好于文班亚马(10分、5篮板、6次失误)。"我感觉有些生疏,"这位法国队内线坦言,“我们还在尝试理解如何一起打球,但我们在很多方面都展现出了希望,首先就是拼劲。”
文班亚马在法国队负于塞尔维亚后表示:“我感觉有些生疏”
和队友们一样,文班在热身结束后走出球馆时被数十名等候的孩子围住,签名合影应接不暇。"文班"也首次行使了队长的职责。"这是一个既在场内也在场外的角色:始终为球队传递积极的声音,同时让每个人对自身行为负责。"这位2026年NBA总决赛球员解读道。比赛开场阶段可以看到他祝贺特里·塔皮 (Terry Tarpey) 的一次出色犯规,在防守端也更加积极地用声音协助第一道防线。
“我们必须在各个方面都有所改进,进攻端更有纪律性,防守端更加到位、更加团结”
埃文·富尼耶 (Evan Fournier)
"未来必须与他一同书写。他对自己在国际赛场的生涯充满雄心,等待毫无意义,现在就是合适的时机。"福图这样解释他选择让文班亚马成为自2003年托尼·帕克 (Tony Parker) 以来法国队最年轻队长的决定。这是一种时间上的节省——法国队必须在8月30日之前充分利用每一秒,届时客场对阵瑞典将为夏季窗口期画上句号,这也是2027年世界杯前最后一次有NBA球员参加的窗口期。
福图谈任命文班亚马为队长:“等待毫无意义”
"我们必须在所有方面都有所改进,进攻端更有纪律性,防守端更加到位、更加团结。这很正常,我们是一支新球队。"富尼耶评价道。这位欧洲冠军在周四仍在寻找比赛感觉(5分,8投2中)。法国队多达22次的失误(其中15次被对手抢断),以及裁判频频偏向塞尔维亚队的哨声(38次罚球尝试)让福图感到恼火。他在重新将文班亚马放回决胜时刻之前,对全队进行了训话,以配合球队的反扑势头。
"我们知道这场比赛身体对抗会很激烈,在对方主场会是一次严峻的考验。我们还没有达到自己的标准——我们理想中那支球队的标准——但这是过程的一部分。"戈贝尔(6分、3篮板)说道。他在第一节就因迅速吃到两次进攻犯规而陷入困境。"我们会展现出反弹的力量。"阿亚伊补充道。他是周四晚间最具求胜欲的球员之一(10分、4次抢断)。
今天下午飞往奥尔良的途中,法国队除了这场拼至最后一刻的决胜表现之外,还带走了一节进攻端充满希望的第二节。这些食材需要在周日精心烹制——届时将在CO’Met球馆迎来复仇之战,在卢瓦雷省将世界排名第三的强队斩于马下。
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« On n’est pas encore à nos standards mais ça fait partie du process » : battus en Serbie, les Bleus ont conscience du travail qu’il reste à accomplir

Victor Wembanyama au duel avec Nikola Jokic, sous les yeux de Marko Guduric (à gauche), jeudi soir. (A. Isakovic/AFP)
Pour la première de Victor Wembanyama comme capitaine, les Bleus ont failli réaliser un hold-up jeudi soir sur les terres de la Serbie (87-90). À l’image de Rudy Gobert, ils mesurent le travail à accomplir d’ici la fin de l’été et dès dimanche pour la revanche.
Le cri du speaker a étouffé un instant le reste des décibels de la salle, et notamment le coup de sifflet des arbitres pour accorder un temps mort à Frédéric Fauthoux. Micro en main, le leader vocal de la Beogradska Arena a tenu plusieurs secondes le A d’Aleksa Avramovic (13 points), poison défensif au masque noir qui venait de faire les poches de Matthew Strazel pour monter au dunk (74-86, 37e).
Face à son plus gros test de l’été, face à 17 000 Serbes - plus timides que les inconditionnels du Partizan et de l’Étoile Rouge - l’équipe de France menaçait de chavirer dans les dernières minutes. Les Bleus ont alors lancé l’opération colmatage express avec une flèche primée de Strazel (12 points), Gérald Ayayi en voleur de ballon sur Nikola Jokic et le tir de l’espoir signé Sylvain Francisco (86-88, 39e). Mais l’éphémère meneur de l’Asvel (13 points) a été contré au buzzer avec la balle d’égalisation en main.
Jokic encore infernal
« Quand on a peu de temps, on doit vite trouver un état d’esprit, ça ne s’entraîne pas, ça se véhicule. Les joueurs n’ont pas abandonné après notre très mauvais troisième quart-temps où on a vu le manque d’habitudes de jeu », résumait Fauthoux, de retour en Serbie avec l’équipe de France vingt et un ans après le casse du siècle à Novi Sad, vécu comme joueur (barrage de l’Euro 2005). Comme prévu, ses troupes sont passées au révélateur Nikola Jokic, intenable après un départ de diesel (20 points, 9 rebonds, 8 passes) et plus en jambes que Victor Wembanyama (10 points, 5 rebonds, 6 balles perdues). « Je me sens un peu rouillé, avouait l’intérieur des Bleus. On essaie de comprendre comment jouer ensemble mais on a été prometteurs sur de nombreux points, et le premier, c’est le combat. »
Wembanyama après la défaite des Bleus face à la Serbie : « Je me sens un peu rouillé »
Attendu par des dizaines d’enfants à la sortie de l’échauffement, comme le reste de ses coéquipiers qui ont multiplié autographes et photos, « Wemby » a aussi étrenné ses galons de capitaine. « C’est un rôle autant sur le terrain qu’en dehors : apporter un discours tout le temps positif mais tenir tout le monde responsable de nos actions », décryptait le finaliste NBA 2026, qu’on a vu féliciter Terry Tarpey pour une bonne faute en début de match, ou être encore plus vocal en défense pour aider son premier rideau.
« Il faut qu’on s’améliore sur tout, qu’on soit plus disciplinés en attaque, plus en place et ensemble en défense »
Evan Fournier
« L’avenir doit s’écrire avec lui. Il est ambitieux pour sa carrière internationale, ça ne servait à rien d’attendre, c’était le bon moment », a assuré Fauthoux pour expliquer son choix de faire de Wembanyama le plus jeune capitaine de la sélection depuis Tony Parker en 2003. Un gain de temps alors que les Bleus doivent faire fructifier chaque seconde d’ici au 30 août et le déplacement en Suède qui clôturera la fenêtre estivale, la dernière avec les joueurs NBA avant le Mondial 2027.
Fauthoux sur le choix de nommer Wembanyama capitaine : « Cela ne servait à rien d’attendre »
« Il faut qu’on s’améliore sur tout, qu’on soit plus disciplinés en attaque, plus en place et ensemble en défense. C’est normal, c’est un nouveau groupe », évaluait Evan Fournier, champion d’Europe à la recherche de ses sensations jeudi (5 points à 2/8 au tir). Agacé par le wagon de balles perdues des Bleus (22, dont 15 interceptées) et les coups de sifflet en faveur des Serbes (38 lancers francs tentés), Fauthoux a passé en revue ses troupes avant de remettre Wembanyama dans le money-time pour accompagner la dynamique des siens.
« On savait que ce serait physique, que ce serait un gros test chez eux. On n’est pas encore à nos standards, ceux de l’équipe qu’on veut être, mais ça fait partie du process », glissait Rudy Gobert (6 points, 3 rebonds), en difficulté dans le premier acte après deux fautes offensives rapides. « On montrera notre force de réaction », ajoutait Gérald Ayayi, l’un des plus affamés jeudi soir (10 points, 4 interceptions). Dans la soute de leur avion, en route cet après-midi vers Orléans, les Bleus amènent en plus de ce money-time combatif un deuxième quart-temps prometteur offensivement. Des ingrédients à bien cuisiner dimanche pour la revanche, cette fois sur les planches de CO’Met, et accrocher dans le Loiret le scalp de la troisième nation mondiale.
By Sami Sadik à Belgrade (Serbie), via L’Équipe