By Sami Sadik à Oklahoma City | L’Équipe, 2026-05-19 12:30:00

维克托·文班亚马在西部决赛首场比赛中统治全场。(N. Billings/AP)
经过一场精彩绝伦且注定载入史册的较量,维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 和圣安东尼奥马刺队在周一的西部决赛首战中,于俄克拉荷马城的主场以 122-115(双加时)险胜。这位法国内线在当众加冕 MVP 的谢伊·吉尔杰斯-亚历山大 (Shai Gilgeous-Alexander) 面前,轰下了 41 分 24 篮板的惊人数据。
“我可能要累瘫在地上啦!”在穿过球场后方漫长的球员通道时,文班亚马一边拍着手,一边向马刺大家庭的成员们开着玩笑。但在长达三个半小时的鏖战后,这位内线球员依然保持着那份自信与骄傲:“假期要到七月才开始!”这位法国球星对着麦克风喊道。在与 R.C. 布福德 (R.C. Buford) 完成最后一次击掌后,他回到了更衣室。作为马刺黄金王朝(1999 年至 2014 年间的五座总冠军)的设计师,布福德总裁依然沉浸在震撼之中。
楼上,俄克拉荷马城的球迷正陆续离开佩科姆中心。比赛开始时,文班在《星球大战》黑武士的背景音乐中伴随着嘘声入场,但现在,对于卫冕冠军雷霆队来说,他已不再是“幽灵威胁”,而是真真切切的噩梦。凭借 41 分(25 投 14 中)、24 个篮板和 3 次盖帽,这位出生于勒谢奈的球员横扫了俄克拉荷马。为了在西部决赛首战中脱颖而出,他付出了每一滴汗水,而这轮系列赛注定将精彩绝伦(122-115,双加时)。
坐在更衣柜前,他终于可以放松呼吸。这与赛前他那副严肃的面孔大相径庭。起初在更衣室里,尽管凯尔登·约翰逊 (Keldon Johnson) 的大音响里放着吵闹的说唱,文班也面无表情。在球场上,面对斯蒂芬·卡斯尔 (Stephon Castle) 在替补席上的玩笑,他也无动于衷。因为就在几米开外,NBA 总裁亚当·萧华 (Adam Silver) 亲临现场,为吉尔杰斯-亚历山大颁发了他的连续第二座 MVP 奖杯。然而,这场赛前的庆祝活动瞬间变成了文班内心的燃料。虽然他在投票中排名第三,但与“SGA”的差距巨大(第一顺位选票比为 5 比 83)。
与此同时,吉尔杰斯-亚历山大陷入苦战
这位奥运会亚军得主并未掩饰自己的想法,在镜头前依然坦率。“确实如此,”当被问及赛前的颁奖仪式是否激发了他的斗志时,他回答道。接着他补充道:“我想多次赢得这座奖杯。”但这位法国队内线让 NBA 圈子开始思考另一个话题:他现在已经是世界最佳球员了吗?“世界上有 80 亿人,就有 80 亿种观点,”文班亚马对自己今晚的表现感到非常自豪。
因为吉尔杰斯-亚历山大遭遇了罕见的挣扎(24 分 12 助攻,但 23 投仅 7 中),而文班则打出了他 NBA 生涯至今的最佳表现。第四节的一个回合成了转折点:这位加拿大人在距离篮筐三米处无人防守起跳投篮,文班在旁注视。这本该是送分题……但他投丢了。这位马刺的双料全明星抢下篮板,并向今晚的对手露出了一个令人绝望的微笑。
切特·霍姆格伦 (Chet Holmgren) 遭遇了更大的羞辱:在第二个加时赛末段(118-114,第 57 分钟),文班在篮下强打切特并造成犯规,锁定了胜局。这场精彩绝伦的比赛,俄克拉荷马城本有机会取胜。当然,这是团队的努力,尤其是在达龙·福克斯 (De’Aaron Fox) 因踝伤缺阵的情况下,进入首发的迪伦·哈珀 (Dylan Harper) 表现惊艳(24 分 11 篮板 7 抢断)。但正如主教练米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 精辟的总结所言,文班亚马“拥有一种极其罕见的渴望,想要统治眼前的每一个时刻”。
复制斯蒂芬·库里 2016 年的神迹
文班并非统治了所有时刻:霍姆格伦在常规时间结束前封盖了他的绝杀尝试(101-101,第 48 分钟);而亚历克斯·卡鲁索 (Alex Caruso) 虽然身高处于劣势(1.96 米),但凭借强悍的防守给他制造了极大麻烦。但在需要球星闪耀的时刻,文班穿上了另一位 MVP 的外衣。2016 年,在同一片场地上,斯蒂芬·库里 (Stephen Curry) 曾在加时赛中用一记十米开外的超远三分绝杀雷霆。在同样的位置,距离篮筐仅近了几厘米,文班亚马在第一个加时赛还剩 22 秒时(108-108,第 53 分钟)挺身而出,将马刺从悬崖边拉了回来。那是他全场仅有的两次三分尝试中的唯一进球!“这就像他在地板上扔下了一枚核弹,或者像他在玩《使命召唤》时连续击杀了 25 个敌人,”约翰逊打趣道。
文班真的在十年前库里投进那个球的同一座球馆,投进了同样的一球。
而且都是在加时赛。
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— Bleacher Report (@BleacherReport) May 19, 2026
他的队友们也没有松懈,在第二个加时赛中合力砍下 9 分,让全美最狂热的主场之一陷入沉寂。“他有 2.43 米高,这改变了一切,”杰伦·威廉姆斯 (Jalen Williams) 带着一丝夸张叹息道,他的复出(27 分)未能拯救雷霆。“这是一个挑战,他高大、臂展长,干扰了太多进攻。但我们不能因此变得畏首畏尾,否则他们会让你窒息,”吉尔杰斯-亚历山大补充道,他必须在周三至周四深夜的第二场比赛中带队复仇。
文班亚马和马刺队依然饥渴,并且越来越意识到,无论球队多么年轻(本场首发平均年龄仅 22.6 岁,创季后赛历史纪录),他们本赛季就有机会争夺冠军。“即使面对卫冕冠军,如果我们输了,那也是我们自己的错,”这位 2023 年的状元秀说道。让我们拭目以待他如何践行诺言。
由生成式人工智能翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。
点击查看原文:Pour Victor Wembanyama, une performance titanesque et revancharde contre Oklahoma City après les votes du MVP sacrant Shai Gilgeous-Alexander
Pour Victor Wembanyama, une performance titanesque et revancharde contre Oklahoma City après les votes du MVP sacrant Shai Gilgeous-Alexander

Victor Wembanyama a survolé ce match 1 en finale de la Conférence Ouest. (N. Billings/AP)
Au bout d’un combat fantastique et déjà historique, Victor Wembanyama et San Antonio ont arraché la victoire sur le parquet d’Oklahoma City lundi au match 1 de la finale de la Conférence Ouest (122-115 a.2p). L’intérieur français a sorti une performance titanesque (41 points, 24 rebonds) face au MVP Shai Gilgeous-Alexander, sacré sous ses yeux.
« Je vais peut-être tomber par terre ! » En arpentant un long couloir derrière le parquet, Victor Wembanyama prévient la grande famille de San Antonio en même temps qu’il tape des mains. Mais après trois heures trente de combat, l’intérieur a fini la soirée fidèle à lui-même : debout et fier. « Les vacances, c’est en juillet ! », a clamé le Français devant les micros. Un dernier check avec R.C. Buford et le voilà dans le vestiaire. Le président des Spurs, architecte de la dynastie dorée (cinq titres entre 1999 et 2014), est encore sous le choc.
Un étage au-dessus, les fans d’Oklahoma City s’éparpillent hors du Paycom Center. Reçu sous les huées en début de soirée, sur la musique de Dark Vador, « Wemby » n’est plus une menace fantôme mais bien réelle pour le Thunder, champion en titre. Avec 41 points (14 sur 25 au tir), 24 rebonds et 3 contres, le natif du Chesnay a marché sur l’Oklahoma et chaque goutte de sueur versée était indispensable pour sortir vainqueur du match 1 d’une finale de Conférence Ouest partie pour être sublime (122-115 a.2p).
Assis devant son casier, il a pu souffler et se détendre. Loin, très loin de son visage fermé en avant match. D’abord dans le vestiaire, malgré les rythmes rap crachés par l’immense enceinte de Keldon Johnson. Puis sur le parquet, insensible aux plaisanteries de Stephon Castle sur le banc. Car quelques mètres plus loin, sur le parquet, le patron de la NBA Adam Silver s’était déplacé pour remettre à Shai Gilgeous-Alexander son deuxième trophée de MVP d’affilée. Sauf que la petite sauterie d’avant match a aussitôt été transformée en carburant pour le feu intérieur de Wembanyama, 3e du vote mais si loin de « SGA » (83 premières places contre 5).
Et pendant ce temps-là, Gilgeous-Alexander a galéré
Le vice-champion olympique n’a pas cherché à masquer ses pensées, toujours aussi franc devant les micros. « C’est exactement ça », a-t-il répondu à un confrère qui lui demandait si la petite saynète d’avant match avait été un boost. La suite ? « Je veux gagner ce trophée à de nombreuses reprises ». Mais l’intérieur des Bleus a laissé l’écosystème NBA phosphorer sur un autre thème : est-il déjà le meilleur joueur du monde ? « Il y a 8 milliards d’êtres humains et 8 milliards d’opinions », a glissé Wembanyama, très fier de son coup.
Car Gilgeous-Alexander a souffert comme rarement (24 points et 12 passes décisives, mais 7/23 au tir), le soir où le Français a sans doute livré le meilleur match de sa carrière NBA. Avec cette séquence comme bascule dans le quatrième quart : seul à trois mètres du panier, le Canadien dégaine sous le regard de Wembanyama. Un tir donné… et raté. Le double All-Star des Spurs prend le rebond en glissant un sourire démoralisant à sa victime du soir.
L’humiliation a été plus grande pour Chet Holmgren : écrabouillé dans le cercle avec la faute en toute fin de seconde prolongation (118-114, 57e) pour valider la victoire des Spurs dans un match exceptionnel qu’Oklahoma City aurait pu remporter. L’effort a évidemment été collectif, encore plus avec l’absence de De’Aaron Fox (cheville), remplacé dans le cinq par l’épatant Dylan Harper (24 points, 11 rebonds, 7 interceptions). Mais Wembanyama « a ce désir rarissime de vouloir dominer chaque moment qui se présente en face de lui », a joliment résumé son entraîneur Mitch Johnson.
Le même tir que Stephen Curry en 2016
Le Français ne les a pas tous dominés : Holmgren l’a contré au buzzer alors qu’il tentait d’offrir la victoire aux Spurs (101-101, 48e) et Alex Caruso, redoutable défenseur malgré son déficit de taille (1,96 m), l’a gêné au maximum. Mais quand il a fallu briller, « Wemby » a enfilé le costume d’un autre MVP. En 2016, sur le même parquet, Stephen Curry avait abattu OKC en prolongation, d’un tir irréel à dix mètres. Au même endroit, quelques centimètres plus proche du panier, Wembanyama a sorti San Antonio de la noyade à 22 secondes de la fin de la première prolongation (108-108, 53e). Son premier panier primé de la soirée, sur deux tentatives ! « C’est comme s’il avait lâché un missile nucléaire sur le parquet, ou comme s’il jouait à Call of Duty et venait de tuer 25 ennemis d’affilée », osait Keldon Johnson.
Wemby really made the SAME SHOT in the SAME BUILDING as Steph a decade ago
Both in overtime too
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— Bleacher Report (@ BleacherReport) May 19, 2026
Son partenaire n’a pas relâché la gâchette, avec neuf points dans la deuxième overtime pour réduire au silence l’un des publics les plus bouillants des États-Unis. « Il fait 2,43 m, ça change les choses », soupirait avec un soupçon d’exagération Jalen Williams, dont le retour n’a pas suffi à OKC (27 points). « C’est un défi, il est grand, long, il dissuade beaucoup de choses. Mais il ne faut pas qu’on devienne timides, c’est comme ça que leur équipe peut vous étouffer », a complété Gilgeous-Alexander, qui doit une revanche aux siens dès le match 2 dans la nuit de mercredi à jeudi.
Car Wembanyama et les Spurs sont toujours plus affamés, et toujours plus conscients de pouvoir gagner le titre dès cette saison qu’importe la jeunesse (22,6 ans d’âge moyen pour le cinq de départ dans ce match 1, record absolu en play-offs). « Même quand on joue le champion en titre, si on perd, ce sera de notre faute », a lâché le numéro 1 de la draft 2023. Rendez-vous très vite pour tenir parole.
By Sami Sadik à Oklahoma City, via L’Équipe