[L’Équipe] 深度解析:文班亚马是否遭遇了不公正判罚?

By Xavier Colombani (avec B. M.) | L’Équipe, 2026-05-11 17:43:04

Image
周五在明尼阿波利斯举行的系列赛第三场中,鲁迪·戈贝尔 (Rudy Gobert) 正在防守维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama)。(J.Johnson/Imagn Images/Reuters)

在分区半决赛对阵明尼苏达森林狼的第四场比赛中,维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 因一次过激反应被驱逐出场,最终圣安东尼奥马刺以 109-114 不敌森林狼。赛后,马刺队代理主教练米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 抱怨这位法国球星没有得到裁判足够的保护。但或许,文班亚马还没学会如何去影响裁判。

就在那一瞬间,当文班亚马挥出的圆周状肘部击中纳兹·里德 (Naz Reid) 的面部时,他仿佛化身成了“黑暗王子”——这是底特律活塞名宿比尔·兰比尔 (Bill Laimbeer) 的绰号。这一举动让他领到二级恶意犯规被直接驱逐。但在米奇·约翰逊看来,真正的“坏孩子”其实是在森林狼那边:“他不该挥那一肘,但考虑到对手对他施加的对抗强度,在某些时刻,你必须学会保护自己。”

在约翰逊看来,文班亚马正在经历一个身体对抗强度过大且判罚尺度过松的系列赛,比如他时常在“奔跑时被推搡”。约翰逊提到的那一幕发生在第一场比赛(102-104,见下图),文班亚马被推倒在地,而裁判并未对推人者——正是那位纳兹·里德——吹罚犯规。

Image
在第一场比赛中,文班亚马被纳兹·里德推倒在地,裁判并未鸣哨。(视频截图)

这场争论再次将“如何吹罚文班亚马”的话题推向了风口浪尖。相比于这种无球状态下的对抗,他在持球时面临的问题更加棘手。约翰逊认为,对手对文班亚马的防守方式简直“令人愤慨”,他理应“受到保护”。

“受到保护”意味着享受差异化的裁判尺度,这在本质上是一种备受争议的个人化待遇。然而,这种诉求也提醒了人们,裁判的判罚中包含着主观成分。所谓的“保护”,等同于认可其技术优势带来的“诚信推定”。这种倾向被称为“巨星哨 (superstar whistle)”。如果这种级别的球员进攻失手,裁判会本能地认为他一定受到了干扰,从而倾向于鸣哨。

如今,“巨星哨”的代表人物是谢伊·吉尔杰斯-亚历山大 (Shai Gilgeous-Alexander),这位加拿大球星常被认为受到了过度保护。事实上,这位新科 MVP 是本届季后赛中每分钟获得罚球最多的球员(0.283 次/分钟),远高于文班亚马(0.186 次/分钟)。

0.4

在这些季后赛中,文班亚马投篮时获得犯规的比例(15.5%)与谢伊·吉尔杰斯-亚历山大(15.9%)之间仅有 0.4% 的差距。

这是否说明裁判对文班亚马存在客观上的不公?情况并非如此简单。因为这在一定程度上源于“SGA”拥有更高的球权使用率 (Usage Rate,即球员通过投篮、助攻或失误终结回合的比例)——他在雷霆的这一数据为 31.3%,而文班亚马在马刺则为 26.3%。

想要找到裁判“不尊重”文班亚马的铁证如同寻找圣杯一样困难。诚然,他在季后赛中的罚球次数比常规赛有所下降(在出场时间相同的情况下下降了 23%),但这同样是因为他的球权参与度降低了(使用率下降了 19%)。如果深挖数据,甚至能发现相反的趋势:他投篮时造犯规的比例从常规赛的 14.8% 上升到了季后赛的 15.5%。

不过,他在进攻端触球机会减少,确实是因为森林狼在全力阻止他轻松接球。在这种肌肉碰撞的对决背景下,防守极其强硬,而对方的球星安东尼·爱德华兹 (Anthony Edwards) 同样享受着某种“巨星待遇”,其防守动作并不总是符合规则。在面对文班亚马时,森林狼球员频繁推搡并侵入他的圆柱体。

“这不该是我试图去影响的事情。我是在打篮球,而不是在搞政治。”

——文班亚马,2025 年 1 月

这些动作理应受到更多处罚,尽管这会引发另一个争论——NBA 还能防守吗?而且这又回到了主观层面,即如何揣摩裁判的心思。

这场对抗“有时看起来不公平”的斗争已经持续了数月。早在 2025 年 1 月,文班亚马就认为裁判对他遭受的身体接触吹罚不够:“很难改变现状。我能做的就是多向裁判解释和交流……但这不该是我试图去影响的事情。我是在打篮球,而不是在搞政治。”

肢体语言的重要性

交流并非唯一的解决办法,如果只是像卢卡·东契奇 (Luka Doncic) 那样不停地抱怨,反而更容易招致技术犯规。相反,球员可以通过一套完整的肢体语言——包括手臂的摆动方式或受到撞击后的弹开动作——来影响裁判的判断,放大身体接触并诱导哨声。这种技巧被“SGA”运用得炉火纯青,乔尔·恩比德 (Joel Embiid) 甚至扬尼斯·阿德托昆博 (Giannis Antetokounmpo) 也是此中高手。

“有时候倒地并不是坏事,”文班亚马在 2 月份对阵底特律活塞(另一支防守强硬的球队)后曾这样表示,那场比赛他频繁倒地。然而,这种兼具演戏成分的比赛方式,并不符合文班亚马的天性。

凭借其异于常人的身体素质——这种前所未见的超高身材、臂展与灵活性的结合——这位巨人正在重塑篮球规则,对裁判来说亦是如此。裁判必须找到判罚的基准线。正如近期关于他在第一场比赛中的 12 次盖帽是否存在违例的争论所显示的,防守端很难界定,进攻端同样如此——他的动作幅度和创造力在视觉上极具欺骗性。

文班亚马独特的身体条件本应让他成为造犯规的理想人选,但有时反而成了劣势。正如 NBA 前任总裁大卫·斯特恩 (David Stern) 曾对沙奎尔·奥尼尔 (Shaquille O’Neal) 所说的那样——奥尼尔同样拥有异于常人的体型(2.16 米,147 公斤),他也曾抱怨哨声不够——斯特恩回答道:“如果我们吹罚你受到的每一次犯规,一场比赛得打四个小时。”文班亚马现在想要的,或许只是多那么几分钟的公正对待。

由生成式 AI 翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。

点击查看原文:Décryptage : Victor Wembanyama est-il mal arbitré ?

Décryptage : Victor Wembanyama est-il mal arbitré ?

Image
Victor Wembanyama défendu par Rudy Gobert lors du match 3, vendredi à Minneapolis. (J.Johnson/Imagn Images/Reuters)

Après l’expulsion de Victor Wembanyama pour une mauvaise réaction lors du match 4 de la demi-finale de Conférence contre Minnesota, gagné par les Wolves (114-109), l’entraîneur des Spurs Mitch Johnson s’est plaint que le Français n’était pas assez protégé par les arbitres. Mais peut-être ne sait-il pas encore assez les influencer.

Pendant une fraction de seconde, le temps d’un coup de coude circulaire ayant atteint le visage de Naz Reid, Victor Wembanyama s’est transformé en « Prince des ténèbres », le surnom de Bill Laimbeer. Avec à la clé une expulsion. Mais à écouter l’entraîneur des Spurs, Mitch Johnson, les Bad Boys sont plutôt à chercher du côté des Timberwolves : « Il n’aurait pas dû donner ce coup de coude mais avec la violence dont font preuve ses adversaires à son égard, à un certain moment il faut savoir se défendre. »

Pour lui, le Français traverse une série d’une rudesse excessive, insuffisamment sanctionnée, comme quand il lui arrive d’être « poussé alors qu’il court ». L’action évoquée par Johnson a eu lieu lors du match 1 (102-104, voir ci-dessous). Wembanyama y finit par terre sans qu’une faute ne soit sifflée contre l’auteur de la poussette, un certain… Naz Reid.

Image
Lors du match 1, Wembanyama, poussé par Naz Reid, finit par terre sans qu’une faute ne soit sifflée contre l’auteur de la poussette. (Capture d’écran)

Cette polémique a remis sur le devant de la scène le débat sur la façon dont est arbitré Wembanyama. Plus encore que pour des actions sans ballon comme celle-ci, c’est quand il l’a en mains que cela est problématique. Le traitement que lui réservent ses adversaires serait « révoltant » et il devrait « être protégé », estime Johnson.

Être protégé signifierait bénéficier d’un arbitrage différencié, une individualisation contestable en soi. Cette demande rappelle néanmoins que l’arbitrage comprend une part de subjectivité. Le « protéger » équivaudrait à reconnaître une suspicion de bonne foi due à sa supériorité technique. Un biais appelé le « superstar whistle (coup de sifflet) ». Si un joueur d’un tel niveau rate une action, c’est qu’il a forcément dû être gêné et cela pousserait instinctivement à siffler.

Aujourd’hui, l’incarnation du « superstar whistle » est Shai Gilgeous-Alexander, au point que le Canadien est souvent vu comme surprotégé. De fait, le MVP en titre est le joueur qui obtient le plus de lancers francs à la minute dans ces play-offs (0,283/min). Bien plus que Wembanyama (0,186/min).

0,4

Il n’y a que 0,4 % de différence entre le pourcentage des tirs sur lesquels Victor Wembanyama obtient une faute dans ces play-offs (15,5 %) et celui de Shai Gilgeous-Alexander (15,9 %)

Trouverait-on là la trace d’un traitement arbitral objectivement défavorable au Français ? Pas si simple, car cela découle en partie du fait que « SGA » joue plus de ballons avec un usage rate (les actions où un joueur prend un tir, délivre une passe décisive ou perd le ballon) plus élevé (31,3 % des actions du Thunder) que celui du Français (26,3 % de celles des Spurs).

Trouver la preuve irréfutable d’un prétendu irrespect des arbitres envers le Français est une quête du Graal. Certes, il tire moins de lancers en play-offs qu’en saison régulière (- 23 % à temps de jeu égal), mais cela épouse là encore le fait d’être moins sollicité (- 19 % d’usage rate). On peut même trouver en fouillant la dynamique inverse : le pourcentage des tirs sur lesquels il obtient une faute a augmenté entre la saison régulière (14,8 %) et les play-offs (15,5 %).

Reste que s’il touche moins le ballon en attaque, c’est parce que Minnesota fait tout pour qu’il soit servi moins souvent et moins bien. Une défense âpre qu’il faut replacer dans le contexte d’un duel où les deux équipes jouent des muscles, avec une star adverse, Anthony Edwards, qui a aussi droit à un traitement de faveur, pas toujours réglementaire. Face à Victor Wembanyama, les Wolves multiplient les poussettes et entrées dans son périmètre.

« Ce n’est pas quelque chose que je devrais essayer d’influencer. Je joue au basket, je ne suis pas là pour faire de la politique »

Victor Wembanyama dès janvier 2025

Ces gestes mériteraient vraisemblablement plus de sanctions, même si cela relancerait un autre débat - peut-on encore défendre en NBA ? - et qu’on revient là sur du subjectif, le fait d’entrer dans le cerveau des arbitres.

Ce combat pour éviter ce qui lui « semble injuste parfois » est mené depuis de longs mois. Dès janvier 2025, Victor Wembanyama estimait que les arbitres ne sanctionnaient pas assez les contacts sur lui : « C’est difficile de faire changer les choses. Il y a des choses que je peux faire, comme m’expliquer et parler davantage aux arbitres… Mais ce n’est pas quelque chose que je devrais essayer d’influencer. Je joue au basket, je ne suis pas là pour faire de la politique. »

L’importance de la gestuelle

Parler n’est pas la seule solution et elle l’est encore moins si c’est sur le mode de la plainte, façon Luka Doncic, souvent à la limite de la faute technique. En revanche, il existe toute une gestuelle, dans le déplacement des bras ou la façon de rebondir sur les impacts, qui influence les interprétations, accentue les contacts et induit les coups de sifflet. Une attitude maîtrisée à la perfection par « SGA », mais aussi par Joel Embiid, voire Giannis Antetokounmpo.

« Parfois tomber n’est pas une mauvaise chose », estimait la star des Spurs en février après un match face à Detroit, autre équipe dure défensivement, où il avait été souvent à terre. Néanmoins, ce jeu - de basket autant que d’acteur - n’est pas la nature première de Wembanyama.

Avec son physique hors norme, ce cocktail encore jamais vu avant lui de hauteur, longueur et mobilité, le géant renouvelle les codes, y compris pour les arbitres. Ces derniers doivent trouver où placer le curseur de la justesse et si cela est si compliqué en défense, comme l’a montré le récent débat sur l’aspect illicite de certains de ses 12 contres du match 1, ça l’est aussi en attaque, où son amplitude autant que sa créativité sont visuellement perturbantes.

Son profil atypique devrait en faire le candidat idéal aux fautes sifflées mais il le dessert presque. Car comme David Stern, l’ancien patron de la NBA, l’avait répondu à Shaquille O’Neal, joueur au physique également atypique, mais dans un autre genre (2,16 m, 147 kg), quand celui-ci se plaignait de ne pas avoir assez de coups de sifflet : « Si on sifflait chaque faute que tu subis, le match durerait quatre heures. » Wemby voudrait juste quelques minutes de plus.

By Xavier Colombani (avec B. M.), via L’Équipe

热评:

由生成式 AI 翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。

点击查看原文:

via L’Équipe