By Sami Sadik (avec A. P.) / L’Équipe, 2026-10-20 20:41:24

从左至右:诺亚·庞达、亚历克斯·萨尔、维克托·文班亚马、拉扬·吕佩尔和扎卡里·里萨谢。(拼接图:S. Wachter, B. Streicher, M. Watters, K. Jairaj/Imagn Images/Reuters - L. Boland/Imagn Images/Presse Sports)
随着鲁迪·戈贝尔成为唯一的三十岁以上老将,征战NBA的法国军团迎来了前所未有的年轻化。在维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 签下创纪录的顶薪提前续约合同之后,他们中的大多数人必须在联盟中巩固自己的位置,以期争取下一份新合同。
白宫附近的午夜钟声敲响,但比拉尔·库利巴利 (Bilal Coulibaly) 期待的好消息并未降临。这位华盛顿奇才队的锋线与其球队在周一之前必须就打满三个NBA赛季后的提前续约达成一致。然而,对于这位巴黎奥运会亚军成员(身高2.03米,22岁)来说,续约事宜已被推迟至明年夏天,他没能复制好友文班的步伐。7月初,这位马刺内线以一份5年2.52亿美元(约合2.24亿欧元)的巨约迈入了另一个维度,这也是法国运动员有史以来签下的最大合同。
在盖尔雄·亚布塞莱 (Guerschon Yabusele)(30岁,重返欧洲)和尼古拉·巴图姆 (Nicolas Batum)(37岁,已退役)离开后,即将在明尼苏达森林狼队迎来个人第5个赛季的鲁迪·戈贝尔 (Rudy Gobert)(34岁),成为了17名开启新赛季征程的法国球员中最年长的一位。这支法国大军展现出前所未有的年轻活力:平均年龄仅为22.5岁!“老将里就只剩鲁迪了,而在他身后,则是‘文班一代’。联盟的发展节奏越来越快,每一年都有可能出现抹去你此前所有努力的新变数。对库利巴利来说,这确实有些不走运:选秀状元AJ·迪班萨 (AJ Dybantsa) 空降奇才,彻底改变了局面,”前NBA中锋、现Prime Video解说顾问凯文·塞拉芬 (Kévin Séraphin) 解释道。
迅速证明自我
虽然被费城组建的超级战队签下的拉扬·吕佩尔 (Rayan Rupert) 是目前唯一签下保障度较低的双向合同的法国球员,但这位伊利亚娜的弟弟绝非唯一需要在美国确保自己长远未来的人。“我明白了一名球员的NBA生涯可能非常短暂。今年夏天的转折点在于,我看到一些首轮秀被挤出了NBA,或者在新秀合同结束前就被交易走,”诺亚·庞达 (Noah Penda) 在奥兰多魔术队的媒体日上说道。这一震荡风潮的代表人物正是扎卡里·里萨谢 (Zaccharie Risacher),在荣膺2024年选秀状元仅仅两年后,他便被亚特兰大老鹰队交易到了达拉斯独行侠队。
“各支球队的耐心正在急剧缩减。打完前两个赛季,你就必须拿出足够的东西才能获得续约。这一切发生得太快了。放在以前,大家几乎都会完整履行完这份为期4年的第一份合同。如今,面对一个年薪四五百万美元的新秀,球队已经没有耐心花大把时间慢慢培养你了。现在要么带着更成熟的即战力进入NBA,要么就得推迟进入联盟的时间,”今年6月随纽约尼克斯队夺冠的穆罕默德·迪亚瓦拉 (Mohamed Diawara) 的经纪人奥利维耶·马泽 (Olivier Mazet) 指出。
“在我看来,这无关‘是否太年轻’。但就像当年身在纽约的弗朗克·尼利基纳 (Frank Ntilikina) 或如今的里萨谢一样,有些球员确实需要更多时间来成长。然而打完一年后,球队就会看着别家的新秀说:‘瞧瞧人家,都已经能打出来了’,”塞拉芬补充道。
里萨谢与萨尔的关键之年
尽管亚历山大·萨尔 (Alexandre Sarr)(华盛顿奇才队)或马克西姆·雷诺 (Maxime Raynaud)(萨克拉门托国王队)迅速在各自球队确立了轮换席位,但里萨谢上赛季在老鹰队出场时间的断崖式下滑证明,局势的变化往往只在瞬息之间。“我尽量不去想身边的流言蜚语。但被交易之后,我与达拉斯的管理层和主教练进行了沟通,能够感受到他们很开心得到我。能真切感到自己是球队的一员,知道他们希望我打出来,这对我非常重要,”这位前布尔格队球员在独行侠媒体日上表示。
作为2024届选秀的法国领军人物,如果与独行侠磨合顺利,里萨谢明年夏天将有资格获得提前续约——正如萨尔在奇才队一样。而在雷诺身后,2025届新秀同样将迎来崭露头角的机会,例如有望在森林狼队担任戈贝尔替补的若昂·贝兰杰 (Joan Beringer)。前路已然清晰。自2016年以来,在打完第三个NBA赛季后就成功拿到新秀提前续约合同的法国球员,唯有戈贝尔与文班二人。
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Risacher, Sarr, Rupert, Penda… la « génération Wembanyama » va devoir faire son trou en NBA cette saison

De gauche à droite : Noah Penda, Alex Sarr, Victor Wembanyama, Rayan Rupert et Zaccharie Risacher. (Montage : S. Wachter, B. Streicher, M. Watters, K. Jairaj/Imagn Images/Reuters - L. Boland/Imagn Images/Presse Sports)
Avec Rudy Gobert en seul trentenaire, les Français de NBA n’ont jamais été aussi jeunes. Derrière la prolongation record de Victor Wembanyama, une majorité d’entre eux doit solidifier sa place dans la Ligue en vue de décrocher un nouveau contrat.
Les douze coups de minuit ont retenti près de la Maison-Blanche sans la bonne nouvelle espérée par Bilal Coulibaly. L’ailier de Washington et sa franchise avaient jusqu’à lundi pour se mettre d’accord sur une prolongation de contrat après trois saisons en NBA. Mais l’affaire a été renvoyée à l’été prochain pour le vice-champion olympique de Paris (2,03 m, 22 ans) qui n’imitera pas son pote Victor Wembanyama. Début juillet, l’intérieur des Spurs est entré dans une autre stratosphère avec un bail de cinq ans et 252 M$ (224 M€). Le plus gros contrat jamais signé par un Français.
Orphelin de Guerschon Yabusele (30 ans, reparti en Europe) et Nicolas Batum (37 ans, retraité), Rudy Gobert (34 ans), qui va entamer sa cinquième saison dans le Minnesota, est le doyen d’une escouade de 17 Français à l’attaque de la saison NBA avec une jeunesse inédite : 22,5 ans d’âge moyen ! « Il ne reste plus que Rudy chez les anciens et derrière, c’est la génération Wembanyama. La Ligue évolue toujours plus vite, chaque année quelque chose peut venir effacer ce que tu as construit. Pour Bilal Coulibaly, c’est un manque de chance : le numéro 1 de la draft AJ Dybantsa atterrit là-bas et change les choses », explique Kévin Séraphin, ancien pivot en NBA et consultant pour le diffuseur Prime Video.
Vite faire ses preuves
Embauché par la super-team de Philadelphie, Rayan Rupert est le seul Français sous contrat précaire (two-way) mais le petit frère d’Iliana n’est pas le seul à devoir assurer son avenir à long terme aux États-Unis. « J’ai compris qu’une carrière NBA pouvait être très courte. Cet été, le point de bascule, c’était de voir certains gars draftés au premier tour être poussés hors de la NBA, ou échangés avant la fin de leur contrat rookie », racontait Noah Penda lors de la journée médias d’Orlando. Symbole de ce tourbillon, Zaccharie Risacher a été envoyé par Atlanta à Dallas, deux ans seulement après être devenu numéro 1 de la draft 2024.
« La patience des équipes se réduit. Il faut avoir montré des choses au bout des deux premières années pour être renouvelé. Cela va très vite. Avant, on allait quasiment tout le temps au bout du premier contrat (4 ans). Un rookie à 4-5 millions de dollars la saison n’a plus le luxe qu’on prenne le temps de le développer. Désormais, il faut arriver plus prêt ou plus tard en NBA », pose Olivier Mazet, l’agent de Mohamed Diawara, sacré avec New York en juin dernier.
« Pour moi, il n’y a pas de question de “trop jeune ou pas”. Mais à l’image de Frank Ntilikina quand il était à New York ou Zaccharie Risacher, certains ont besoin de plus de temps pour se développer et les équipes, après un an, regardent ce que fait le voisin et disent “lui, il marche déjà” », appuie Séraphin.
Une année charnière pour Risacher et Sarr
Si Alexandre Sarr (Washington) ou Maxime Raynaud (Sacramento) ont vite gagné une place dans leur franchise, la chute de temps de jeu de Risacher à Atlanta l’an passé a montré que tout peut tourner très vite. « J’ai essayé de ne pas penser à ce qu’il se disait autour de moi. Mais quand j’ai été échangé, j’ai pu parler aux dirigeants et au coach de Dallas, voir qu’ils étaient contents de m’avoir. C’est important de voir que je fais partie de leur équipe, qu’ils veulent me voir réussir », posait l’ancien joueur de Bourg au media day des Mavericks.
Tête d’affiche française de la draft 2024, Risacher pourra prolonger l’été prochain - comme Alexandre Sarr à Washington - si tout se passe bien avec Dallas. Derrière Raynaud, la cuvée 2025 devrait, elle, avoir sa chance de briller à l’image de Joan Beringer, pressenti pour être la doublure de Gobert à Minnesota. Le chemin est tracé. Depuis 2016, seuls Gobert et Victor Wembanyama ont réussi à prolonger leur contrat rookie dès la fin de leur troisième saison NBA.
By Sami Sadik (avec A. P.) / L’Équipe