[L’Équipe] “这里比纽约便宜多了”:尼克斯球迷如何席卷圣安东尼奥,见证与马刺的NBA总决赛揭幕战

By Sami Sadik à San Antonio | L’Équipe, 2026-06-04 09:00:00

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身穿杰伦·布伦森 (Jalen Brunson) 球衣的纽约球迷在圣安东尼奥喧宾夺主。(A. Réau/《队报》)

周三晚上,在圣安东尼奥举行的NBA总决赛揭幕战(105-95)中,情绪高涨的尼克斯球迷三五成群地散落在霜冻银行中心 (Frost Bank Center),发出了巨大的声浪。尽管马刺采取了措施试图阻止这场“入侵”,但纽约球迷为了追随自己的球队,显然做好了付出一切的准备。

从霜冻银行中心的各个角落,一阵欢呼声伴随着阿奴诺比 (OG Anunoby) 的大胆出手而爆发。面对维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 的单防,这位美国前锋顶着法国人的防守强投三分命中(81-86,第39分钟)。圣安东尼奥的球迷默默承受了这一记重击,而一小拨尼克斯球迷则起立狂欢。在周三的看台上,在一片代表圣安东尼奥当地“Fiesta”狂欢节的粉色、黄色和青色T恤海洋中,纽约那标志性的皇家蓝几乎无处不在。随着纽约队发起反扑,“Let’s go Knicks(尼克斯加油)”的呐喊声此起彼伏,犹如战斗号角。

“纽约球迷无处不在。我一点也不惊讶。我们的能量是无与伦比的,我们热爱这里。如果需要,我们甚至可以在球馆门口看球,但能进到里面感觉完全不同。不管是顶层看台还是场边,我们根本不在乎。”中场休息时,一位身穿查尔斯·奥克利 (Charles Oakley) 球衣、现居德克萨斯州的尼克斯球迷迈克尔 (Michael) 分享道。而在一小时前,NBA总裁亚当·萧华 (Adam Silver) 的新闻发布会还被一阵喧闹声打断。那是斯派克·李 (Spike Lee) 和当晚其他纽约VIP死忠们(包括蒂莫西·柴勒梅德 (Timothée Chalamet)、胖乔 (Fat Joe)、特雷西·摩根 (Tracy Morgan) 等)的声音,他们一起坐大巴抵达球馆,早已按捺不住内心的狂热。

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演员蒂莫西·柴勒梅德(戴黑帽者)周三晚上在圣安东尼奥。(A. Réau/《队报》)

纽约主场门票最低4000美元

远离他们将于周一回归进行第三场对决的麦迪逊广场花园,布伦森领衔的这支队伍表达了他们的感激之情。“我们的球迷太棒了,一路追随我们来到客场。能在圣安东尼奥看到他们,在球馆里听到他们的呼喊声,这真是不可思议,”主教练迈克·布朗 (Mike Brown) 强调道。起初,纽约球迷的呐喊声还被“Go Spurs Go(马刺加油)”压制,但随着他们的球队在关键时刻展现出冷酷无情的一面,纽约人的声浪最终与球队一起赢得了胜利。在这场第一战的尾声,全场响起的“MVP”呼喊声不再属于本土球星文班亚马,而是送给了在关键时刻一剑封喉的冷血杀手布伦森。

文班亚马坦承:“我打得很糟糕,事情就这么简单”

“你知道吗?尼克斯今晚赢定了,”另一位名叫丹尼尔 (Daniel) 的球迷在中场休息时预测道,他肩膀上搭着一件粉色的马刺Fiesta主题T恤。“我可不会穿它,”这位来自马里兰州的球迷笑着说,他显然拒绝用其他衣服遮挡自己身上的尼克斯标志T恤,“我知道今天会有很多纽约球迷,周五人还会更多。而且,就算我们只有十个人,我们制造的动静也能盖过其他球队的5000名球迷。”虽然纽约人为了重返NBA总决赛已经等待了27年,但仅仅靠迫切的心情,还不足以让如此多的球迷远赴德克萨斯州。

即使票价不菲,圣安东尼奥的观赛成本也远比麦迪逊广场花园要划算得多。在纽约,买一张这座传奇球馆里位置最差的门票也需要花费超过4000美元(约合3500欧元,且价格仍在持续攀升)。“我花6000美元(约5100欧元)买了两张票,”迈克尔继续说道,“这比在纽约买便宜多了。”“我花了950美元(818欧元),”丹尼尔补充道,他特意请了一天假,周四就要赶回马里兰州,“我毫不犹豫就付了钱。这是一生仅一次的机会,谁知道我们什么时候能再进总决赛呢。”

马刺严密监控二手票务网站

然而,圣安东尼奥方面此前并非没有准备,他们曾试图尽一切可能减少纽约球迷的涌入。周日,一位名叫马克·伯内特 (Mark Burnett) 的马刺球迷在Instagram上公开了另一位球迷收到的邮件内容。后者刚刚失去了……他的季票资格。他的“罪状”是什么?马刺队在一家非官方的二手票务网站上发现了他的门票转售记录。这套强硬手段得到了这支五届NBA总冠军得主管理层的认可,他们的团队密切监视着社交网络和各大平台,以防止财大气粗的纽约球迷取代本地的常规观众。

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Mark Burnett (@ spurssixthman) 分享的贴子

但这种细致入微的工作显然还远远不够。“我买票没费什么劲。大家都知道尼克斯球迷舍得花钱,所以很多人在卖票。我稍微等了一下就买到了,”丹尼尔笑着说,他是通过一个在线平台购得门票的。从竞技层面来看,这是一笔回报丰厚的投资。“当他们来到现场时,我们能明显感受到,那种知道馆内有我们自己人、并且从一开始就支持我们的感觉太棒了。这确实起到了关键作用,”后卫兰德里·沙梅特 (Landry Shamet) 在第一场比赛后强调,他本场贡献了13分。

而在对手阵营中,文班亚马则对这个话题不以为然:“也许这确实有影响,但即便有,也是微不足道的,这绝对不是解释我们本场表现的借口。”由“文班”在赛季初发起成立的NBA死忠球迷组织“Jackals(豺狼)”必须在周五做出回应,以压制纽约球迷的歌声,同时也寄希望于马刺队能在球场上打出应有的表现。

NBA总决赛第一场值得关注的数据

由生成式人工智能翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。

点击查看原文:« Ici, c'est moins cher qu'à New York » : comment les fans des Knicks ont déferlé dans San Antonio pour le début de la finale NBA contre les Spurs

« Ici, c’est moins cher qu’à New York » : comment les fans des Knicks ont déferlé dans San Antonio pour le début de la finale NBA contre les Spurs

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Maillots de Jalen Brunson sur le dos, les fans new-yorkais ont fait du bruit à San Antonio. (A. Réau/L’Équipe)

Survoltés et répartis en petites grappes dans le Frost Bank Center, les fans des Knicks se sont fait entendre, mercredi soir à San Antonio, pour l’ouverture de la finale NBA (105-95). Si les Spurs ont pris des mesures pour essayer d’éviter l’invasion, les New-Yorkais étaient prêts à tout afin de suivre leur équipe.

Des quatre coins du Frost Bank Center, un rugissement a accompagné le culot d’OG Anunoby. Seul contre Victor Wembanyama, l’ailier américain a dégainé à trois points et marqué sur la tête du Français (81-86, 39e). Les fans de San Antonio ont encaissé, en silence, l’uppercut, mais des petits groupes se sont levés pour crier leur joie. Au milieu des t-shirts rose, jaune et cyan de la « fiesta » - fête locale de San Antonio - le bleu roi de New York était un peu partout, mercredi. Pour accompagner le come-back new-yorkais, les « Let’s go Knicks » ont éclos, comme un cri de bataille.

« New York est partout. Je ne suis pas surpris. Notre énergie est sans égale, on adore être ici. On regarderait le match aux portes de la salle s’il le fallait, mais c’est tellement différent d’être à l’intérieur. En haut, en bas, on s’en fiche », partage Michael, un fan des Knicks basé dans le Texas, croisé à la mi-temps, maillot de Charles Oakley sur le dos. Une heure plus tôt, la conférence d’Adam Silver avait été perturbée par des éclats de voix. Ceux de Spike Lee et des autres VIP new-yorkais du soir (Timothée Chalamet, Fat Joe, Tracy Morgan…), débarqués ensemble en car à la salle et déjà brûlants.

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L’acteur Timothée Chalamet (casquette noire) mercredi soir à San Antonio. (A. Réau/L’Équipe)

4000 dollars minimum pour un billet à New York

Loin de son Madison Square Garden, qu’elle retrouvera lundi pour le match 3, la bande de Jalen Brunson a partagé sa gratitude. « Nos fans sont fantastiques de nous suivre à l’extérieur. Les voir à San Antonio, les entendre dans la salle c’est incroyable », a souligné l’entraîneur Mike Brown. D’abord contenus par les « Go Spurs Go », les chants new-yorkais ont fini par l’emporter en même temps que leur équipe, impitoyable dans le money-time. Et au crépuscule de ce match 1, les chants de MVP n’étaient plus pour le local Victor Wembanyama, mais pour l’assassin Jalen Brunson, décisif.

Wembanyama assume : « J’ai été mauvais, ce n’est pas plus compliqué que ça »

« Vous savez quoi ? Les Knicks vont gagner ce soir », prédisait Daniel, un autre fan, croisé à la mi-temps avec un t-shirt fiesta rose sur l’épaule. « Je ne vais pas le garder, se marrait ce fan basé dans le Maryland, qui a évidemment refusé de couvrir son t-shirt siglé Knicks. Je savais qu’on serait beaucoup de fans de New York et il y en aura encore plus vendredi. Et même si on était seulement dix, on ferait autant de bruit que 5000 fans d’autres équipes. » Si les New-Yorkais attendaient ce retour en finale NBA depuis 27 ans, l’impatience seule ne les a pas fait voyager en nombre dans le Texas.

Même avec des tarifs salés, la facture à San Antonio est bien plus douce qu’au Madison Square Garden, où il faudra compter plus de 4000 dollars (près de 3500€, un prix constamment en hausse) pour s’offrir les moins bonnes places de la mythique arène. « J’ai payé 6000 dollars (quelque 5100€) pour mes deux tickets, reprend Michael. C’est moins cher qu’à New York. » « Pour moi, c’était 950 dollars (818€), complète Daniel, qui a posé un jour de congé et repartira dès jeudi dans le Maryland. Je les ai payés sans hésiter. C’est l’occasion d’une vie. Je ne sais pas quand on reviendra en finale. »

Les Spurs ont surveillé les sites de revente

San Antonio s’était pourtant préparé pour réduire le plus possible la vague new-yorkaise. Dimanche, sur Instagram, un fan des Spurs, Mark Burnett, avait publié le contenu d’un mail reçu par un autre supporter. Celui-ci venait de perdre… son abonnement à l’année. Son crime ? La franchise avait trouvé trace de ses billets sur un site non-officiel de revente en ligne. Une ligne dure assumée par les quintuples champions NBA, dont les équipes scrutent les réseaux sociaux pour éviter que des New-Yorkais aux portefeuilles garnis ne remplacent le public habituel.

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Une publication partagée par Mark Burnett (@ spurssixthman)

Ce travail de fourmi est resté insuffisant. « Je n’ai pas eu de mal à trouver mon ticket. Les gens savent que les fans des Knicks sont prêts à payer, donc ils les proposent. J’ai attendu un peu et j’en ai trouvé un », sourit Daniel, qui l’a obtenu sur une plateforme en ligne. Un investissement payant sur le plan sportif. « On le voit quand ils sont là, c’est un super sentiment, de savoir qu’on a certains des nôtres dans la salle, et qu’ils sont derrière nous dès le début. Cela fait la différence », soulignait l’arrière Landry Shamet (13 points) après le match 1.

Dans le camp d’en face, Victor Wembanyama a balayé le sujet : « Peut-être que ça a un impact, mais si c’est le cas, c’est négligeable et ce n’est pas du tout un facteur pour expliquer notre performance ». Fondés par « Wemby » en début de saison, les « Jackals », un groupe d’ultras en NBA, devront réagir vendredi pour couvrir les chants new-yorkais en espérant que sur le parquet, les Spurs fassent leur part du travail.

Les chiffres à retenir du match 1 de la finale NBA

By Sami Sadik à San Antonio, via L’Équipe