By Sami Sadik (avec Y. O.) à San Antonio (USA) | L’Équipe, 2026-06-03 05:25:00

周六,马刺在西部决赛抢七大战中以111-103击败雷霆,图为维克托·文班亚马在比赛中。(A. Réau/L’Équipe)
北京时间周四凌晨(2点30分),年仅22岁的维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 就将开启他代表圣安东尼奥马刺队的首场总决赛,去实现他的梦想。在NBA历史上,如此年轻便登上总决赛舞台实属罕见。在经历了一段疯狂的季后赛征程后,这位法国内线有望确立自己作为联盟新门面和最佳球员的地位。
一生的梦想已经展现在文班亚马的脚下。在宛如一个喧嚣国际蜂巢的弗罗斯特银行中心(Frost Bank Center),NBA恢复了一项美好的传统——在马刺队的地板中央贴上了巨大的拉里·奥布莱恩杯复制图样。在这片场地上,这位法国人将在周四凌晨起跳争球,并在落地时嗅到NBA总决赛独有的芬芳。
他的梦想近在咫尺,触手可及。在球馆后台,从混合采访区的背景墙到指示牌,到处都印着他梦寐以求的金色奥布莱恩杯。“我想每个孩子都喜欢奖杯和奖牌,”在谈到自己对NBA至高荣誉的执念时,这位马刺内线如是说道。
但并不是每个孩子都能在22岁时就带领球队杀入总决赛。即便是那些历史传奇巨星也并非都能做到。对于历史上最伟大的两位球员——迈克尔·乔丹 (Michael Jordan) 和勒布朗·詹姆斯 (LeBron James) 来说,他们在夺冠之路上都经历过漫长的等待(见下文)。“我对他的个人成长并不感到惊讶,但我没料到这波季后赛风暴会来得这么快,”拥有18个NBA赛季经验、新晋加盟Prime Video(将在法国直播总决赛)担任评论员的洛杉矶快船队前锋尼古拉斯·巴图姆 (Nicolas Batum) 观察道,“我原以为马刺的整体实力还跟不上。这就是维克托让我感到震惊的地方:在对阵俄克拉荷马雷霆的第六场比赛中(马刺118-91大胜),当时他们面临被淘汰的边缘,而他的开局表现直接带动了全队,他就像在对大家说‘跟我来’。当他们在第三节打出一波20-0的狂潮时,你能清楚地看到他给队友注入的信心。”
周六晚上,在俄克拉荷马城的地板上,随着西部决赛落下帷幕(马刺大比分4-3淘汰雷霆),NBC著名解说员迈克·蒂里科 (Mike Tirico) 惊呼道:“这是文班的西部!”(It’s Wemby’s West)。现在,马刺距离总冠军只差击败尼克斯的四场胜利,届时ABC同样传奇的解说员迈克·布林 (Mike Breen) 或许就会喊出那句:“这是文班的世界!”(It’s Wemby’s World)。这最后一个障碍不容小觑,不仅是因为下周一在麦迪逊广场花园(第三场比赛)等待着马刺队的狂热主场氛围,更因为自1973年夺冠以来,整座纽约城(“大苹果”)已经对总冠军极度饥渴、望眼欲穿。
“直到第七场比赛的最后五秒,我才猛然意识到:我们真的打进NBA总决赛了。”
—— 文班亚马,马刺队内线
尽管文班亚马将团队荣誉放在首位(他曾在2022年随阿斯维尔队夺得法甲冠军,但因伤缺席了决赛),但尼克斯队还是在12月16日的拉斯维加斯夺走了NBA季中锦标赛(NBA Cup)冠军,以124-113击败马刺,让他无缘首冠。然而,这位出生于勒谢奈(Le Chesnay)的年轻人心中早已没有了疑虑,甚至在2023年选秀抽签之前,他就深信自己终将披上马刺队的战袍。
22岁就打进总决赛,难道这早就在他的命运之书中写好了吗?“我能感觉得到,就像任何一个梦想一样。在一个赛季、一轮季后赛中,你会经历太多事情,根本没有时间停下来思考。直到第七场比赛的最后五秒,‘我们打进总决赛了’这一事实才真正击中了我,”这位前楠泰尔(Nanterre)神童在周二回忆道。
“人们常说,最好的球员是那个能带领球队夺冠的人。如果他做到了,那就没有人可以反驳他。”
—— 鲁迪·戈贝尔 (Rudy Gobert),明尼苏达森林狼队中锋
荣膺年度最佳防守球员并当选西决MVP,文班亚马已经迈入了另一个维度——在这个维度里,人们在为谁是“世界第一人”而争论不休。“在我看来,他就在这份名单的顶端。人们常说,最好的球员是那个能带领球队夺冠的人。如果他做到了,那就没有人可以反驳他,”明尼苏达森林狼队中锋鲁迪·戈贝尔 (Rudy Gobert) 指出,他在西部半决赛中以2-4负于文班亚马。作为2024年奥运会银牌得主,文班亚马毫不避讳地表示自己配得上常规赛MVP(最终在投票中排名第三)。
在巴图姆看来,“在这里,他就是超级巨星。他赢得了所有人的尊重。只要你打开电视,到处都是维克托。他已经领悟到了在这里统治比赛所需的精神特质。如果他想进入科比·布莱恩特 (Kobe Bryant)、詹姆斯和乔丹那个级别的殿堂,他就必须这样去表达、去打球。”
“如何阻止他?祈祷吧。我倒是有几个当和尚的朋友,但我没法向他们求助,因为他早就把这一块收入囊中了。”
—— 迈克·布朗 (Mike Brown),纽约尼克斯队主教练
乔丹、詹姆斯、科比这三人的共同点在于,他们都能在对手的战术板上播撒恐惧。面对他们,就像面对一股能冲破任何防线的钢铁意志。而文班亚马也正日益成为一个无解的难题。“如何阻止他?祈祷吧。我倒是有几个当和尚的朋友,但我没法向他们求助,因为他早就把这一块收入囊中了,”纽约尼克斯队主教练迈克·布朗 (Mike Brown) 周一笑着说道,他指的是这位法国人去年夏天在少林寺的修行之旅。
2023年,在踏上征服美国之路前,文班亚马曾在接受本报采访时宣示了自己的雄心:“实现自我。这几乎是为我写好的剧本。没有什么能阻止我按照剧本走下去,也没有什么能动摇我想要实现的成就。”
今年春天,开拓者、森林狼和雷霆都曾试图阻挡他,但均告失败。现在,只剩下杰伦·布伦森 (Jalen Brunson) 和势头正盛的纽约人(季后赛已取得11连胜)。“如果他赢了,他的职业生涯起点将变得极其有趣,”巴图姆在将他与其他历史传奇对比时强调道。通往王座的道路已经铺平,无论是在圣安东尼奥还是纽约,真正的拉里·奥布莱恩杯都将在他面前显现。
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点击查看原文:Un rêve à réaliser et un statut de nouveau visage de la Ligue à conquérir : Victor Wembanyama face à son destin pour sa première finale NBA
Un rêve à réaliser et un statut de nouveau visage de la Ligue à conquérir : Victor Wembanyama face à son destin pour sa première finale NBA

Victor Wembanyama lors de la victoire des Spurs dans le match 7 de la finale de la Conférence Ouest face au Thunder (103-111), samedi. (A. Réau/L’Équipe)
Victor Wembanyama entame, dans la nuit de mercredi à jeudi (2 h 30), sa première finale avec San Antonio pour réaliser son rêve, à seulement 22 ans. Une précocité rare en NBA, dont l’intérieur français peut s’imposer comme le visage et le meilleur joueur au bout d’une folle épopée en play-offs.
Le rêve d’une vie s’affiche déjà sous les pieds de Victor Wembanyama. Dans le Frost Bank Center, métamorphosé en une ruche internationale et bourdonnante, la NBA a renoué avec une jolie tradition en collant une réplique géante du trophée Larry O’Brien au centre du parquet des Spurs. Celui où le Français prendra son élan dans la nuit de mercredi à jeudi (2 h 30) pour dominer l’entre-deux et humer à la redescente le parfum unique d’une finale NBA.
Son rêve est là, à portée de main, avec l’objet doré de ses convoitises affiché partout dans les coulisses de la salle, des toiles de la zone mixte aux panneaux directionnels. « J’imagine que tous les enfants aiment les trophées et les médailles », a répondu l’intérieur de San Antonio, au moment de retracer son obsession pour le graal NBA.
Wembanyama : « On n’a pas encore fait le plus dur »
Mais tous les enfants n’amènent pas une équipe en finale à seulement 22 ans. Toutes les légendes du jeu non plus. Pour les deux plus grands joueurs de l’histoire - Michael Jordan et LeBron James - il y a eu de l’attente en gare (voir plus bas). « Je ne suis pas surpris par son évolution individuelle mais ce run de play-offs, je ne m’y attendais pas tout de suite, observe l’ailier des Los Angeles Clippers, Nicolas Batum, 18 saisons NBA au compteur et nouveau consultant pour Prime Video qui diffusera la finale en direct en France. Je ne pensais pas que collectivement, ça suivrait. C’est ce qui m’a impressionné chez Victor : au match 6 contre OKC (118-91), ils sont au bord de l’élimination et son début de match lance l’équipe, il leur dit “suivez-moi”, et quand ils passent un 20-0 dans le troisième quart, on voit la confiance qu’il donne à ses coéquipiers. »
Samedi soir, sur le parquet d’Oklahoma City, au crépuscule de la finale de Conférence (4-3 contre le Thunder), la voix de NBC, Mike Tirico, s’est exclamée : « It’s Wemby’s West » (L’Ouest est à Wemby). Il ne manque plus que quatre victoires contre les Knicks pour que son confrère d’ABC, Mike Breen, non moins mythique, ne lance : « It’s Wemby’s World » (La NBA est à Wemby). Un dernier obstacle à ne pas sous-estimer, pas seulement à cause de l’ambiance irréelle qui attend les Spurs lundi prochain au Madison Square Garden (match 3) dans une Grosse Pomme rongée d’impatience jusqu’au trognon depuis le dernier titre, en 1973.
« La réalisation qu’on était en finale NBA, tout ça m’est tombé dessus sur les cinq dernières secondes du match 7 »
Victor Wembanyama, intérieur des Spurs
Alors que Wembanyama chasse les trophées collectifs d’abord (un titre de champion de France en 2022 avec l’Asvel sans jouer la finale, blessé), les Knicks l’ont privé d’un premier repas en enlevant la finale de la NBA Cup, le 16 décembre à Las Vegas (124-113). Mais le doute n’habite plus le natif du Chesnay, persuadé avant même la loterie de la draft, en 2023, qu’il enfilerait le maillot des Spurs.
La finale, dès 22 ans, était-elle écrite aussi clairement dans son destin ? « Je le sentais, comme n’importe quel rêve. On ressent tellement de choses au cours d’une saison, d’une série de play-offs, on n’a pas le temps de se poser. La réalisation qu’on était en finale NBA, tout ça m’est tombé dessus sur les cinq dernières secondes du match 7 », revivait mardi l’ancien prodige de Nanterre.
« On dit que le meilleur, c’est celui qui fait gagner le titre à son équipe. S’il y arrive, il n’y aura personne qui pourra le contredire »
Rudy Gobert, pivot des Minnesota Timberwolves
Meilleur défenseur de l’année, MVP de la finale de Conférence Ouest, Wembanyama est passé dans une autre dimension, celle où l’on s’étripe pour savoir qui est le meilleur joueur au monde. « Pour moi, il est en haut de la liste. On dit que le meilleur, c’est celui qui fait gagner le titre à son équipe. S’il y arrive, il n’y aura personne qui pourra le contredire », pointe Rudy Gobert, pivot de Minnesota et tombé contre Wembanyama en demi-finales de Conférence (2-4). Pas timide, le vice-champion olympique 2024 a assumé de dire qu’il méritait d’être élu MVP de la saison régulière (finalement 3e du vote).
Pour Batum, « ici, il est une superstar. Il a le respect de tout le monde. Victor est partout quand tu allumes la télévision. Il a compris la mentalité qu’il faut avoir pour dominer ici. S’il veut faire partie de cette catégorie avec Kobe Bryant, LeBron James, Michael Jordan, il doit parler et jouer comme ça ».
« Comment le stopper ? Prier. J’ai des amis moines, mais je ne peux rien leur demander, il a déjà cette partie-là dans sa poche »
Mike Brown, entraîneur des New York Knicks
Ce trio avait pour point commun d’inspirer la peur dans le plan de jeu adverse. Celui de se retrouver contre une volonté de fer capable de fracturer n’importe quel verrou. Wembanyama prend lui aussi de plus en plus la forme d’un casse-tête. « Comment le stopper ? Prier. J’ai des amis moines, mais je ne peux rien leur demander, il a déjà cette partie-là dans sa poche », a souri le coach new-yorkais Mike Brown lundi, en référence au séjour du Français dans un temple Shaolin l’été dernier.
En 2023, dans ces colonnes, à l’heure de partir à la conquête des États-Unis, Wembanyama avait clamé cette ambition : « Se réaliser soi-même. C’est presque un scénario écrit pour moi. Et il n’y a rien qui pourra m’empêcher de suivre le script, ou me détourner de ce que je veux accomplir. »
Portland, Minnesota et Oklahoma City ont essayé puis échoué ce printemps. Reste Jalen Brunson et des New-Yorkais brûlants (11 victoires d’affilée en play-offs). « S’il gagne, il sera dans un début de route très intéressant », souligne Batum, par rapport aux autres légendes du jeu. Le chemin est tracé pour faire apparaître devant lui, à San Antonio ou New York, le vrai trophée Larry O’Brien.
By Sami Sadik (avec Y. O.) à San Antonio (USA), via L’Équipe