[L’Équipe] “高效力量”:文班亚马如何为圣安东尼奥马刺的NBA季后赛高强度对抗锤炼体魄

By Sami Sadik | L’Équipe, 2026-05-29 10:30:00

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维克托·文班亚马在对阵俄克拉荷马城雷霆的第三场比赛前热身。(A. Réau/《队报》)

周六,维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 将第七次披挂上阵,直面俄克拉荷马城雷霆的强硬防守。在第五场比赛中身体对抗吃紧后,这位马刺内线在第六场迅速做出完美回应。这得益于他长期以来为适应NBA季后赛对抗而进行的身体准备。

周四在弗罗斯特银行中心(Frost Bank Center)进行的比赛早早失去悬念,这给文班亚马送上了一份意外的礼物。在这场马刺在第六场以118-91大胜俄克拉荷马城雷霆的比赛中,这位马刺内线出场时间不足30分钟(仅28分钟),从而为周六客场挑战雷霆的终极决战保留了体能。在这轮将“文班”的体能逼至极限的系列赛尾声(季后赛场均出战37分钟,而常规赛仅为29.2分钟!),这无疑是一次宝贵的喘息机会。“现在感觉有些麻木了。此时此刻,求胜欲战胜了身体的酸痛,所以我只能说自己感觉棒极了,”这位两届全明星球员微笑着说道。

除了强大的精神意志,这位出生于伊夫林省勒谢奈(Le Chesnay)的球员更得益于长期的刻苦训练,从而塑造出了一具足以在对抗强度翻倍的季后赛中闪耀的躯体。“当年他提前一年进入楠泰尔(Nanterre)青训中心时,连做俯卧撑都很吃力。而现在,他让我大受震撼,”他的青年队前教练迈克尔·比尔 (Michaël Bur) 在首场对阵雷霆的比赛后回忆道。在那场比赛中,文班亚马刷新了自己的出场时间纪录(在双加时中激战49分钟)。这位年度最佳防守球员的手臂上布满了对抗留下的划痕,但更多的是饱满的肌肉,这直观地见证了他的蜕变。

“他不是那种上肢像推土机、下肢却很纤细的体型”

马努埃尔·拉克鲁瓦 (Manuel Lacroix),法国男篮及阿斯维尔(Asvel)俱乐部前体能教练

“这是最显而易见的变化,”目前任职于尼斯足球俱乐部(OGC Nice)的拉克鲁瓦证实道,“当我(在2021-2022年)刚认识他时,他还是个瘦弱的少年,而如今,他已经拥有了成熟男人的魁梧体魄。”根据NBA官方数据,这位奥运会银牌得主在不到三年的时间里,体重从95.2公斤暴增至108.9公斤。“但要注意的是,这些重量分布得非常均匀。他不是那种上半身像推土机、双腿却很纤细的身材。多年来,我们的思路一直是让他增加肌肉量以抵御对抗冲击,同时重点保护他的双脚和脚踝,防止其受伤。维克托的脚踝韧带非常松弛,有些画面看起来可能挺吓人,但他的肌肉力量足以保护并稳固关节,”拉克鲁瓦介绍道。

文班亚马:让圣安东尼奥爱上阅读的运动员

过去四年里,“文班”一直与纪尧姆·阿尔基耶 (Guillaume Alquier) 携手合作,后者曾是他效力大都会92(Boulogne-Levallois)时期的体能教练,并跟随他来到了德克萨斯。“如果我能打49分钟,那全靠我们一起完成的训练。我很感激他,”文班亚马在首场比赛结束后透露。拉克鲁瓦笑着表示:“他们一直在努力通过各种方式增加‘高效力量’,包括自重训练以及近乎体操的动作。”对于这对搭档曾前往少林寺进行禅修这一前所未有的尝试,拉克鲁瓦并不感到意外。在赛前热身时,文班亚马总是从平衡练习开始:单腿站立,迎着马刺助教的推搡保持身体稳定。

“这仅仅是工作的开始”

维克托·文班亚马,首场比赛后

“他必须抵抗外力的冲击,他也确实需要这样做:他的身材太高大了,那些矮个防守球员会不断顶撞他的下盘,”这位前法国男篮体能教练解释道。在面对中锋以赛亚·哈尔滕施泰因 (Isaiah Hartenstein)、杰林·威廉姆斯 (Jaylin Williams) 以及承担强硬防守任务的前锋亚历克斯·卡鲁索 (Alex Caruso) 的严密贴防下,这位法国新星的表现也曾出现起伏。但在经历令人担忧的第五场比赛后,他在第六场给出了全方位的回应,包括在篮下肉搏战中抢下10个篮板。“当初他在阿斯维尔效力时,内线肉搏会消耗他极大的体力。他所增长的肌肉力量,不仅仅是为了跳得更高,更是为了在面对身体对抗和力量比拼时保持充沛的体能,”拉克鲁瓦回忆道。

在第六场比赛开局阶段,文班亚马势不可挡,频频持球突破冲击篮下,逼得防守者节节败退。“他已经明白,他在NBA所面临的‘身体对抗’将是常态,他必须迎难而上,”马刺队教练米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 在系列赛期间解释道。在这轮系列赛尘埃落定之前,“文班”依然保持着令对手胆寒的成长空间。“我还没有时间达到我理想中的强壮程度。这仅仅是工作的开始,一切才刚刚起步,”这位圣安东尼奥的当家球星在首场比赛后便曾这样告诫对手。

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« De la force efficace » : comment Victor Wembanyama a préparé son corps pour l’intensité des play-offs NBA avec San Antonio

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Victor Wembanyama, à l’échauffement avant le match 3 contre Oklahoma City. (A. Réau/L’Équipe)

Pour la septième fois, Victor Wembanyama va sortir le bleu de chauffe samedi contre la défense rugueuse d’Oklahoma City. À la peine physiquement lors du match 5, l’intérieur des Spurs a parfaitement réagi dès le sixième opus. Le fruit d’un travail de longue date pour préparer son corps aux play-offs NBA.

L’absence de suspense, jeudi au Frost Bank Center, a offert un cadeau inattendu à Victor Wembanyama. L’intérieur des Spurs a joué moins de 30 minutes (28) lors de la nette victoire de son équipe contre Oklahoma City lors du match 6 (118-91) et sauvegardé des cartouches avant l’ultime bataille, samedi chez le Thunder. Une bouffée d’oxygène au crépuscule d’une série qui a testé « Wemby » comme jamais (37 minutes de moyenne contre 29,2 en saison régulière !). « Il y a une sorte d’anesthésie. L’envie de gagner surpasse la douleur en ce moment, donc je vais dire que je me sens super bien », sourit le double All-Star.

Derrière son mental, le natif du Chesnay (Yvelines) tire surtout profit d’un long travail pour construire un corps capable de briller en play-offs, là où les contacts sont décuplés. « Quand il était arrivé au centre de formation de Nanterre avec un an d’avance, c’était dur de faire des pompes. Là, il m’impressionne », se souvenait Michaël Bur, son ancien entraîneur en jeunes, après un match 1 contre OKC qui a vu Wembanyama exploser son record de temps de jeu (49 minutes en double prolongation). Couverts de cicatrices mais surtout de muscles, les bras du défenseur de l’année sont des témoins visuels de son évolution.

« Ce n’est pas un bulldozer en haut avec des jambes fines »

Manuel Lacroix, ancien préparateur physique des Bleus et de l’Asvel

« C’est le plus saillant, confirme Manuel Lacroix, ancien préparateur physique des Bleus et de l’Asvel, désormais à l’OGC Nice. Quand je l’ai connu (en 2021-2022), c’était un ado plus chétif, là où, aujourd’hui, il a une carrure d’homme. » Selon les données de la NBA, le vice-champion olympique est passé de 95,2 à 108,9 kg en moins de trois ans. « Mais attention, c’est bien réparti. Ce n’est pas un bulldozer en haut avec des jambes fines. Depuis des années, l’idée, c’était qu’il gagne en masse musculaire pour résister aux impacts et il y avait une réflexion par rapport à ses pieds et ses chevilles, pour qu’ils ne soient pas fragiles. Victor est très laxe des chevilles, les images peuvent faire peur, mais il y a de la force musculaire pour rattraper l’articulation », raconte Lacroix.

Wembanyama, l’athlète qui fait aimer la lecture à San Antonio

Depuis quatre ans, « Wemby » travaille main dans la main avec Guillaume Alquier, son préparateur physique à Boulogne-Levallois qui l’a suivi dans le Texas. « Si je peux jouer 49 minutes, c’est grâce au travail qu’on a fait ensemble. Je suis reconnaissant », avait confié l’intéressé en sortie de match 1. « Ils ont toujours cherché à ajouter de la force efficace avec beaucoup de choses, du travail poids de corps mais aussi des mouvements quasi gymniques », sourit Lacroix, pas surpris de voir le duo tenter l’expérience inédite d’une retraite dans un temple Shaolin. À l’échauffement, Wembanyama démarre toujours par des exercices d’équilibre, sur une jambe face à un assistant des Spurs chargé de le pousser.

« Ce n’est que le début du travail »

Victor Wembanyama, après le match 1

« Il doit résister à la déformation extérieure et il a en besoin : son corps est grand, les petits défenseurs lui tapent dans les jambes », éclaire l’ancien préparateur physique des Bleus. Serré de près par les pivots Isaiah Hartenstein, Jaylin Williams et l’ailier Alex Caruso en mission musclée, le Français a connu des hauts et des bas. Mais après un match 5 inquiétant, il a répondu sur tous les plans au match 6, dont la bataille sous le cercle (10 rebonds). « Quand il était à l’Asvel, les combats d’intérieurs l’épuisaient beaucoup. La force musculaire qu’il a prise, ce n’était pas que pour sauter plus haut. C’était nécessaire pour son endurance face aux impacts et aux épreuves de force », rembobine Lacroix.

Intenable en début de match 6 et offensif en pénétration, Wembanyama a mis ses cerbères sur le reculoir. « Il a compris que la “physicalité” qu’il allait subir en NBA serait une constante et qu’il faudrait y faire face », expliquait l’entraîneur des Spurs, Mitch Johnson en cours de série. En attendant l’épilogue de celle-ci, « Wemby » garde une marge de progression inquiétante pour ses adversaires. « Je n’ai pas eu le temps de me développer autant que je voudrais. Ce n’est que le début du travail. Rien n’est fait », prévenait la star de San Antonio après le match 1.

By Sami Sadik, via L’Équipe

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