By Maxime Aubin à San Antonio | L’Équipe, 2026-04-26 09:25:00

自2025年10月昌西·比卢普斯被捕以来,蒂亚戈·斯普利特一直担任开拓者队的主教练。(Isaiah J. Downing/Imagn images via reuters connect)
2014年曾随马刺队夺得NBA总冠军的波特兰主帅蒂亚戈·斯普利特 (Tiago Splitter),正凭借其在圣安东尼奥的球员经历以及近期执教巴黎篮球俱乐部的双重经验,力求在季后赛首轮对阵老东家时扭转局势。
“Hi guys”、“Bom dia”、“Buenos dias”、“Bonjour”。周二上午,站在弗罗斯特银行中心球馆的一角,斯普利特游刃有余地应对着来自美国、葡萄牙和西班牙媒体的提问,甚至在坐下来接受我们采访时还磕磕绊绊地说了几句法语。“让我先说一句:我爱巴黎这座城市!”这位41岁的巴西主帅一上来就说道,“我已经计划好今年夏天带着妻子和孩子回那里看看。我等不及了。”
去年10月,在昌西·比卢普斯 (Chauncey Billups) 因卷入非法赌球案被撤职后,斯普利特被推上了波特兰主帅的位置。在短短几个月内,他重振了这支新球队,使其在经历了四年的季后赛荒后重返季后赛。在首轮对阵圣安东尼奥的比赛中,开拓者队在周二的第二场比赛中以106-103扳平比分,而维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 当时因脑震荡被迫离场。尽管他们在周五晚上的第三场对决中主场以108-120落败,但朱·霍勒迪 (Jrue Holiday) 的队友们手中仍握有筹码,足以给德州球队制造麻烦。
命运的巧合
在结束了横跨西班牙和美国的球员生涯后,斯普利特先后在篮网队和火箭队担任助理教练,随后在2024年夏天前往巴黎篮球俱乐部寻求他的首个“主教练”职位。“NBA球队并不总是愿意把球队交给一个没有主帅经验的人。所以我想:为什么不去世界第二大联赛——欧冠联赛试试运气呢?”这位托尼·帕克 (Tony Parker) 曾经的马刺队友回忆道,“我直接联系了巴黎篮球俱乐部,这让他们有点惊讶(笑),但最终他们录用了我。”
在巴黎,斯普利特延续了前任托马斯·伊萨洛 (Tuomas Iisalo) 的成功,同时加入了自己极具人文关怀的执教风格。“我们执教的是有情感的人。你必须知道如何激励他们,让他们全力以赴,”这位在2025年6月为巴黎赢得队史首个法甲冠军的教练总结道。他还带领球队拿下了全国杯赛冠军,并历史性地闯入欧冠季后赛。在那次欧冠四分之一决赛的征程中,排名第八的巴黎在附加赛中击败了排名第七的豪门皇家马德里。

2025年,蒂亚戈·斯普利特(中)在巴黎篮球俱乐部对阵摩纳哥的法甲总决赛第一场比赛中。(J.-B. Autissier/L’Équipe)
那场81-73的胜利仿佛是命运的预演。一年后,波特兰以同样的方式挺进NBA季后赛:常规赛排名第八,并在4月14日的附加赛中以114-110击败了更被看好的第七名菲尼克斯太阳。“这两个情况非常相似:一场定胜负,压力巨大,”斯普利特回忆道,“在这种比赛中,通常是投篮更好的球队获胜。我的工作主要是给球员们信心。”
深受“波波”管理风格影响
斯普利特在2010年至2015年间效力于马刺队,并为球队在2014年夺得最近一座总冠军奖杯立下汗马功劳。“那是我职业生涯的巅峰。再次遇到他们有一种浪漫的感觉,”他在马刺赢下的第一场比赛(111-98)之前坦言。这位巴西人至今仍与前队友马努·吉诺比利 (Manu Ginobili) 和鲍里斯·迪奥 (Boris Diaw) 保持着密切联系,与他的导师、前主帅格雷格·波波维奇 (Gregg Popovich) 也是如此。现年77岁的波波维奇在去年中风后宣布退休。
“我从他那里学到的是场外一切的重要性,”这位开拓者主帅继续说道,“他对待人的方式让你觉得自己是家庭的一员。这正是我在波特兰努力效仿的。从大名单上的第1人到第18人,每个人都必须感到自己参与其中。”
浪漫,但不天真
在斯普利特于俄勒冈州创造佳绩的背后,隐藏着一个苦涩的现实:球队新老板汤姆·邓顿 (Tom Dundon) 开启了一项激进的缩减开支计划。据ESPN报道,尽管赛季期间曾向这位巴西人提供过一份续约合同,但由于报价远低于联盟标准,谈判很快便陷入停滞。
据悉,邓顿自那以后便开始寻找新主帅。“我只是努力保持专业,专注于我的更衣室,”斯普利特说道,他正体会着NBA生意的残酷现实。这位复兴了开拓者队的功臣,或许无法留下来亲手采摘胜利的果实。
由生成式人工智能翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。
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De Paris à Portland : Tiago Splitter, l’entraîneur qui a redressé les Trail Blazers et qui peut encore jouer un mauvais tour aux Spurs en play-offs NBA

Tiago Splitter est l’entraîneur principal des Trail Blazers depuis l’arrestation de Chauncey Billups, en octobre 2025. (Isaiah J. Downing/Imagn images via reuters connect)
Champion NBA avec les Spurs en 2014, Tiago Splitter, l’entraîneur de Portland, peut s’appuyer sur sa double expérience de joueur à San Antonio et de coach récent du Paris Basketball pour inverser la tendance face à son ancienne équipe au premier tour des play-offs.
« Hi guys », « Bom dia », « Buenos dias », « Bonjour ». Debout dans un angle du parquet du Frost Bank Center, mardi matin, Tiago Splitter navigue aisément entre les questions de la presse américaine, portugaise et espagnole, et balbutie même quelques mots en français au moment de s’asseoir pour un entretien avec nous. « Laissez-moi commencer en disant ceci : j’adore la ville de Paris ! », lance d’ailleurs, d’emblée, l’entraîneur brésilien de 41 ans. J’ai déjà prévu d’y retourner cet été avec ma femme et mes enfants. J’ai hâte. »
Propulsé entraîneur principal à Portland en octobre dernier, après la mise à l’écart de Chauncey Billups, inculpé dans une affaire de paris illégaux, Splitter a redressé sa nouvelle équipe en quelques mois, jusqu’à lui faire retrouver les play-offs après quatre ans de disette. Opposés à San Antonio au premier tour, les Trail Blazers avaient égalisé lors du match 2, mardi (106-103), alors que Victor Wembanyama avait dû quitter le terrain en raison d’une commotion cérébrale. S’ils se sont inclinés à domicile ce vendredi soir à l’occasion du match 3 (108-120), les partenaires de Jrue Holiday ont encore les cartes en main pour jouer un vilain tour aux Texans.
Un clin d’oeil du destin
Après une carrière de joueur entre l’Espagne et les États-Unis, Splitter s’est reconverti comme coach assistant chez les Nets puis les Rockets, avant d’aller chercher son premier poste de « head coach » au Paris Basketball, à l’été 2024. « Les franchises NBA ne sont pas toujours prêtes à confier une équipe à quelqu’un sans expérience. Alors, je me suis dit : pourquoi ne pas tenter ma chance dans la deuxième meilleure ligue du monde, l’Euroligue ? », raconte l’ancien coéquipier de Tony Parker chez les Spurs. « J’ai contacté directement le Paris Basketball, ce qui les a un peu surpris (sourire), mais ils ont fini par m’engager ».
Dans la capitale, Tiago Splitter a surfé sur la réussite de son prédécesseur, Tuomas Iisalo, tout en y ajoutant sa patte, celle d’un entraîneur très humain. « On coache des personnes avec des émotions. Il faut savoir sur quels leviers appuyer pour qu’elles se donnent à fond », résume celui qui a offert à Paris son premier titre de champion de France en juin 2025, mais aussi la Coupe nationale et une qualification historique en play-offs d’Euroligue. Ce premier quart de finale européen, Splitter était allé le chercher alors que Paris, 8e du classement de l’Euroligue, affrontait le grand Real Madrid, 7e, en match de play-in.

Tiago Splitter (au centre) lors du match 1 de la finale de Betclic Élite entre le Paris Basketball et Monaco, en 2025. (J.-B. Autissier/L’Équipe)
Une victoire (81-73) en forme de coup du destin. Un an plus tard, Portland s’est qualifié de la même manière en play-offs NBA : en finissant 8e de la saison régulière, et en battant le favori de son match de play-in, Phoenix, 7e, le 14 avril (114-110).« Les deux situations étaient assez similaires : tout se jouait sur une seule rencontre, avec une pression immense, se remémore Splitter. Dans ce genre de match, c’est généralement l’équipe qui shoote le mieux qui gagne. Mon job était avant tout de donner de la confiance aux joueurs. »
Marqué par le management de « Pop »
Splitter a passé cinq ans sous le maillot des Spurs entre 2010 et 2015, contribuant au dernier titre de la franchise, remporté en 2014. « C’était le pic de ma carrière. Il y a quelque chose de romantique dans le fait de les retrouver », avouait-il avant le match 1 gagné par les Spurs (111-98). Toujours très proche de ses anciens coéquipiers Manu Ginobili et Boris Diaw, le Brésilien l’est aussi de son mentor et ancien entraîneur, Gregg Popovich, 77 ans, qui a pris sa retraite l’an dernier après avoir été victime d’un AVC.
« Ce que j’ai appris avec lui, c’est l’importance de tout ce qui se passe en dehors du terrain, poursuit le coach des Trail Blazers. La façon dont il traite les gens vous donne le sentiment de faire partie d’une famille. C’est vraiment ce que j’essaie de reproduire à Portland. Tout le monde doit se sentir impliqué, du premier au dix-huitième joueur de l’effectif ».
Romantique, mais pas naïf
Derrière les exploits de Splitter dans l’Oregon se cache une réalité amère : Tom Dundon, le tout nouveau propriétaire de la franchise, s’est lancé dans un plan d’économies drastique. Si une prolongation de contrat a été proposée au Brésilien en cours de saison, les discussions ont vite été suspendues, selon la chaîne ESPN, la somme offerte étant bien en deçà des standards de la ligue.
Depuis, Dundon se serait lancé dans la recherche d’un nouvel entraîneur. « J’essaie juste de rester professionnel, de me concentrer sur mon vestiaire », glisse Splitter, qui goûte à la dure réalité du business NBA. L’homme qui a ressuscité les Trail Blazers pourrait bien ne pas être là pour en cueillir les fruits.
By Maxime Aubin à San Antonio, via L’Équipe