By Maxime Aubin à San Antonio | L’Équipe, 2026-01-10 09:50:01

在周三夜间至周四凌晨马刺以107-91战胜湖人的比赛中,维克托·文班亚马在众人之上脱颖而出。(E. Gay/AP)
在管理像维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama)这样独一无二的球员的出场时间上,马刺队可谓是摸着石头过河——他们没有任何现成的“说明书”。一方面是球队着眼于长远发展的明确规划,另一方面是这位22岁年轻人强烈的求战欲望,教练组为此不得不与这位法国中锋进行反复沟通。
是年少轻狂让他敢于在周二晚对阵孟菲斯灰熊的赛前热身中尝试一记惊天飞踢,还是他想借此传递自己已从几天前的膝盖过度伸展伤势中满血回归的信号(那次受伤让他缺席了两场比赛)?这很难说。但无论如何,当维克托·文班亚马看到四个篮球卡在篮网里时,他没有丝毫犹豫:他助跑、起跳,将脚抬到近三米的高度,踢下其中一个球。这段视频迅速在社交媒体上疯传。
“如果我当时在现场看到这一幕,我的反应可能会有所不同,” 他的教练米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 在次日马刺战胜湖人(107-91)后被问及此事时笑着说。“我学会了不去告诉他该做什么或不该做什么,而是在某些时候,帮助他理解这些行为可能带来的连锁反应,” 他补充道,并强调自己有责任 “保护” 他最好的球员,甚至 “防止他伤害到自己”。
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— Don Harris (@ DonHarris4) January 7, 2026
经过首个赛季对这位拥有非凡体格(2.24米,107公斤)的新星的重点观察后(82场比赛出战71场),马刺队在第二年二月便看到文班亚马因右肩静脉血栓而被迫提前结束赛季。
已缺席14场比赛,9次替补登场
经过数月的康复,这位法国球员在十月底以爆炸性的表现开启了他的第三个赛季,但随后又遭遇了新的身体问题:十一月中旬左小腿拉伤,让他休战了近一个月;接着在12月31日对阵尼克斯时左膝又亮起警报。本赛季圣安东尼奥马刺队进行的38场比赛中,他总共缺席了14场。
“真正困难的是,在体育科学领域,我们通常利用过往数据来预测未来。但像维克托这样的案例,几乎没有先例或可供参考的比较对象,” 约翰逊在十一月时承认道。当时,这位39岁的教练正在回答一个关于未来是否需要管理文班亚马出场时间的问题。
自那时起,“负荷管理 (load management)” 策略似乎已全面实施,因为在伤愈复出后,这位来自法兰西岛的球员已有9次替补登场,且每次上场时间都受到限制,就像对阵孟菲斯灰熊和洛杉矶湖人队时一样(分别出战21分钟和26分钟)。
我们不难理解马刺队为何如此严肃地对待他的小腿伤势。在节奏越来越快、爆发力越来越强的NBA,剧烈的蹬地和变向会给整条腿带来巨大负荷,这类伤病的发病率正在显著上升。如果处理不当,这样的伤痛可能导致更严重的后果,甚至像2019年的凯文·杜兰特 (Kevin Durant) 或2025年总决赛的泰瑞斯·哈利伯顿 (Tyrese Haliburton) 那样,遭遇跟腱部分或完全断裂。
尽管“文班” (22岁) 的身体条件独一无二,尤其拥有惊人的关节柔韧性,但历史也反复提醒我们,身材高大的球员在脚部、脚踝和膝盖部位更容易受伤。这足以解释马刺队为何如此极度谨慎。

12月31日对阵纽约尼克斯队时,维克托·文班亚马遭遇了真正的惊魂一刻,他的左膝过度伸展,但最终并无大碍。(D. Dunn/Imagn images/Reuters )
文班亚马极具分析头脑,在关乎自身健康的问题上表现得非常积极主动。他会毫不犹豫地深入研究医疗组和马刺队运动表现部门收集的数据。除此之外,最关键的还是与他保持 “持续且生动的讨论”,约翰逊补充说,他非常重视倾听球员的感受。
“我一直在给他们施加压力。他们必须得有强大的心脏才行。”
维克托·文班亚马谈马刺教练组
但这并不妨碍他表露自己的沮丧。周三的比赛中,仅打了5分钟后,这位奥运会亚军便已在板凳上坐立难安。我们看到他俯下身,摆出百米赛跑起跑的姿势,一只手撑在地上,示意是时候让他上场了。
“我一直在给他们施加压力。他们必须得有强大的心脏才行,” 他幽默地评论道。“他非常直接,非常坦率。他的说法总是一样:‘我能打,我准备好了’,” 约翰逊证实道,但同时他也劝导这位内线球员要着眼大局。“我们有责任以一种最符合他当前和长远利益的方式来支持他,因为他对这个联盟太重要了。这是我们欠他的。”
文班亚马和马刺队的球迷们将不得不习惯这一点:他们的“金手巨人”短期内还无法恢复完整的出场时间。而对于那些批评这一决定的人,需要提醒他们的是,面对如此一位百年一遇的天才,让他拥有一个长久的职业生涯才是重中之重。
由生成式人工智能翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。
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« J’ai appris à ne pas lui dire ce qu’il doit ou ne doit pas faire » : les Spurs, Victor Wembanyama et les contrariétés d’un corps hors norme à gérer

Victor Wembanyama plane au-dessus de la mêlée lors de la victoire des Spurs sur les Lakers (107-91), dans la nuit de mercredi à jeudi. (E. Gay/AP)
Les Spurs sont contraints d’avancer sans mode d’emploi pour manager le temps de jeu d’un profil aussi unique que Victor Wembanyama. Entre une vision assumée du long terme et la folle envie de jouer d’un jeune de 22 ans, le staff multiplie les discussions avec son intérieur français.
Est-ce la folie de la jeunesse qui l’a poussé à tenter un coup de pied très aérien à l’échauffement, mardi soir, avant le match à Memphis, ou bien la volonté de faire passer le message qu’il était de retour en pleine forme, quelques jours après avoir souffert d’une hyperextension du genou qui lui avait fait rater deux matches ? Dur à dire. En tout cas, quand Victor Wembanyama a vu quatre ballons coincés dans le filet du panier, il n’a pas hésité une seconde : il a pris son élan et levé son pied à près de trois mètres de haut pour en faire tomber un, une vidéo rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux.
« Si j’avais vu ça en direct, j’aurais peut-être réagi différemment », souriait son entraîneur Mitch Johnson, le lendemain, interrogé sur le sujet après la victoire des Spurs face aux Lakers (107-91). « J’ai appris à ne pas lui dire ce qu’il doit ou ne doit pas faire, mais plutôt à l’aider, parfois, sur les conséquences en chaîne que cela peut avoir », a-t-il ajouté, insistant sur son devoir de « protéger » son meilleur joueur « contre lui-même ».
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Après une première saison surtout consacrée à l’observation de leur nouvelle star au physique hors norme (2,24 m, 107 kg), conclue par 71 matches joués sur 82, les Spurs ont vu Wembanyama contraint de mettre un terme prématuré à son deuxième exercice en février, touché par une thrombose veineuse à l’épaule droite.
Déjà 14 matches ratés et 9 débutés sur le banc
Après de longs mois de remise en forme, le Français a repris sa troisième saison en trombe fin octobre, avant de connaître de nouveaux pépins physiques : une élongation au mollet gauche mi-novembre, qui l’a tenu à l’écart près d’un mois, puis une alerte au genou gauche le 31 décembre face aux Knicks. Au total, il a manqué 14 des 38 matches disputés par San Antonio cette saison.
« Ce qui est très difficile, c’est que, très souvent, quand on regarde les données en science du sport, on utilise des informations passées pour prédire l’avenir. Mais il n’y a pas beaucoup d’exemples ni de points de comparaisons similaires à Victor », reconnaissait Johnson en novembre. Le coach de 39 ans répondait alors à une question sur le besoin ou non de gérer le temps de jeu de Wembanyama à l’avenir.
Wembanyama «ne jouera pas 40 minutes avant un moment»
Ce « load management » semble définitivement avoir été mis en place depuis, puisque le Francilien a été utilisé à 9 reprises en sortie de banc à la suite de ses blessures, avec un temps de jeu limité à chaque fois, comme face à Memphis et aux Lakers (21 puis 26 minutes).
On comprend pourquoi les Spurs ont pris sa blessure au mollet aussi sérieusement. En NBA, ce type d’atteinte est en nette hausse, dans un jeu toujours plus rapide et plus explosif, où appuis violents et changements de direction sollicitent toute la jambe. Mal gérée, une telle douleur peut déboucher sur bien plus grave, jusqu’à la rupture partielle ou totale du tendon d’Achille, comme Kevin Durant en 2019 ou Tyrese Haliburton en finale en 2025.
Si le physique de « Wemby » (22 ans) est unique, avec notamment une souplesse articulaire impressionnante, l’histoire rappelle aussi que les grands gabarits sont plus exposés au niveau des pieds, des chevilles et des genoux. De quoi justifier l’extrême prudence des Spurs.

Victor Wembanyama avait connu une vraie frayeur face aux New York Knicks le 31 décembre, avec une hyperextension du genou gauche finalement sans gravité. (D. Dunn/Imagn images/Reuters )
Très analytique, Wembanyama se montre proactif sur les questions liées à sa santé. Il n’hésite pas à se plonger dans les données recueillies par le staff médical et le département dédié à la performance des Spurs. Pour le reste, il s’agit surtout d’avoir « des discussions continues et vivantes avec lui », poursuit Johnson, très à l’écoute des ressentis du joueur.
« Je leur mets une pression constante. Ils doivent être forts mentalement »
Victor Wembanyama au sujet du staff des Spurs
Ce qui ne l’empêche pas de montrer sa frustration. Mercredi, après 5 minutes de jeu, le vice-champion olympique ne tenait déjà plus en place sur le banc. On l’a vu se pencher dans la position d’un coureur au départ d’un 100 mètres, main au sol pour signifier qu’il était temps de le faire entrer.
« Je leur mets une pression constante. Ils doivent être forts mentalement », a-t-il commenté avec humour. « Il est très direct et très franc. Son discours est toujours le même : “Je peux jouer, je suis prêt”», a confirmé Johnson, invitant malgré tout l’intérieur à prendre du recul. « Nous avons le devoir de le soutenir d’une manière qui serve au mieux ses intérêts, aujourd’hui, comme sur le long terme, parce qu’il est trop important pour cette Ligue. On lui doit ça. »
Les fans de Wembanyama et des Spurs vont devoir s’y habituer : leur géant aux mains d’or n’est pas près de retrouver un temps de jeu complet. Et à ceux et celles qui critiqueraient cette décision, de leur rappeler que, face à un talent aussi singulier, la priorité reste de durer.
Marchand, supporter d’un soir de Wembanyama : «C’était beau de le voir jouer en vrai»
By Maxime Aubin à San Antonio, via L’Équipe