By Maxime Aubin, à San Antonio / L’Équipe, 2026-10-29 18:50:00

维克托·文班亚马在马刺周日122-106战胜达拉斯的比赛中上演扣篮。(K. Jairaj/Reuters)
周三晚,维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 在马刺客场加时117-111战胜犹他的比赛中砍下36分,进一步印证了他近期向篮筐靠拢的新趋势。这一选择以效率为导向,但也迫使这位法国内线不得不收敛自己的一部分惊人才华。
两场比赛合计15记扣篮、65分入账:文班亚马决定在马刺最近的两场比赛中“虐待”篮筐,而这正合时宜——球队在开局遭遇两连败后,借此豪取三连胜。周三晚在犹他(加时117-111),与前一晚主场对阵萨克拉门托的比赛一样,人们看到他多次接应越过防线的空接传球,也看到他在篮筐附近自主创造出手机会,甚至尝试了一些过去罕见的动作,比如用单手越过防守人抛出一记抛投(未能命中)。
身高2米24的文班亚马听到了那些鼓励他更靠近篮筐、创造轻松得分机会的声音,但对于一位如此天赋异禀、武装到牙齿、在球场上无所不能的球员来说,化繁为简绝非易事。
49%的出手来自篮下,上赛季仅为38%
五场比赛过后,视觉印象在数据中得到了印证:文班亚马目前49%的出手来自篮下附近,而上赛季整个赛季这一比例仅为38%。相反,距离更远、难度更高的出手(篮筐与罚球线之间的区域)明显减少,从20%降至13%。
“我想说,仅仅4场比赛,我就已经看清了哪些行得通、哪些行不通,哪些值得探索、哪些不值得,”这位22岁的球员在周二球队130-103战胜国王后说道,“我正在减少自己做的事情的数量,以便把某些事情做得更好。”他还引用了武术传奇李小龙的名言:“李小龙畏惧的不是练过一万种踢法的人,而是把一种踢法练过一万次的人。”
“这太容易了——当我们学到新东西时,总想不惜一切代价去运用它,但有时候情况根本不合适。”
维克托·文班亚马谈自己的篮下打法
对于一位技术如此全面的球员——既能运球、能投三分、能扣篮,还能在中距离使用后仰跳投——继续简化比赛依然是一项巨大的挑战。这样的武器库常常让他陷入犹豫,正如他在10月20日赛季首战不敌俄克拉荷马城(仅得12分,13投1中,104-116告负)后所坦言的:“有些时候,我投丢了很多平时不会投丢的球。我犹豫了。也许我想得太多了。”
在战胜萨克拉门托后被问及篮下打法中究竟哪些环节出了问题时,这位来自巴黎大区的球员详细解释道:“可以归结为一件很简单的事:当我不观察、不沉下心来的时候。当我提前计划好自己要做什么的时候。必须去阅读比赛、感受比赛。这太容易了——当我们学到新东西时,总想不惜一切代价去运用它,但有时候情况根本不合适。”
效率至上
文班亚马不可能每场比赛都连续完成9到10次扣篮。正如米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 所说:“一切都取决于对面防守给我们的机会。”不过,这位马刺主帅期待他的球员继续冲击篮筐,同时提醒队友们要更频繁地想到他。“如果他不顺下篮筐,如果他不让自己处于冲向篮筐的态势,就很难给他喂球。但如果他持续这么做却拿不到球,同样也很困难。”
为他拉开篮下空间,很大程度上也依赖于NBA所推崇的“空间”(spacing):优秀的三分射手把防守人吸引到外线。在这方面,马刺目前表现起伏不定,对阵雷霆时三分命中率仅为27%,对阵国王时则高达46%,令人印象深刻。这位法国国脚自己也能扮演这一角色:只要他继续在外线出手(本赛季占其出手的29%,上赛季为27%),就能迫使对位人离开篮下,从而事实上为自己周围的篮下区域腾出空间。

维克托·文班亚马在马刺周二130-103战胜国王的比赛中。(M. Gonzales/Getty Images via AFP)
总体来看,数据显示,在NBA的第四个赛季,他正越来越追求效率:他优先选择篮下出手和三分球——联盟中性价比最高的两类投篮——从而舍弃了中距离。剩下的课题是调准远投准星:他目前的三分命中率停留在27.4%,不过上一场在犹他投出的40%令人鼓舞。
无论后续如何调整,一个大方向已经确定:文班亚马的进步首先必须从篮下做起。“这是我的未来,是球队所需要的。这是肯定的,”他确认道。下一个挑战——而且分量不轻——将是对阵拥有他的两位同胞鲁迪·戈贝尔和琼·贝兰热的森林狼,比赛将于周六深夜至周日凌晨在圣安东尼奥进行(法国时间凌晨2点)。
由生成式 AI 翻译,翻译内容可能不准确或不完整,以原文为准。
查看原文:Une large palette qui amène à de l'indécision : faire simple dans la raquette, le défi compliqué de Victor Wembanyama
Une large palette qui amène à de l’indécision : faire simple dans la raquette, le défi compliqué de Victor Wembanyama

Victor Wembanyama monte au dunk lors de la victoire des Spurs contre Dallas (122-106, dimanche). (K. Jairaj/Reuters)
Auteur de 36 points lors de la victoire des Spurs à Utah mercredi soir (117-111 a.p.), Victor Wembanyama confirme sa nouvelle tendance à se rapprocher du panier. Un choix guidé par l’efficacité, mais qui oblige l’intérieur français à brider une partie de son immense talent.
15 dunks et 65 points cumulés : Victor Wembanyama a décidé de martyriser l’arceau lors de ses deux derniers matches avec les Spurs, et ça tombe bien, puisque son équipe en a profité pour enchaîner trois victoires consécutives, après avoir débuté par deux revers de rang. Mercredi soir à Utah (117-111 a.p.), comme la veille à domicile face à Sacramento, on l’a vu à la réception de nombreux lobs envoyés par-dessus la défense, mais aussi se créer son tir tout seul près du cercle, et même tenter des choses qu’on l’avait rarement vu faire par le passé, comme un floater (raté) envoyé à une main par-dessus son défenseur.
Du haut de ses 2,24 m, Wembanyama a entendu l’appel de ceux qui l’encouragent à se rapprocher toujours plus du panier pour se créer des tirs faciles, même si pour un joueur aussi talentueux et armé, capable de tout faire sur un terrain, faire simple n’a rien d’évident.
49 % de ses tirs tentés sous le panier, contre 38 % la saison passée
L’impression visuelle se confirme dans les chiffres après cinq matches : Wembanyama prend pour l’instant 49 % de ses tirs sous le cercle, contre 38 % sur l’ensemble de la saison passée. À l’inverse, les tentatives plus lointaines et donc plus difficiles (entre le panier et la ligne des lancers francs) ont nettement reculé, passant de 20 à 13 %.
« Je dirais qu’en seulement 4 matches, j’ai eu l’occasion de voir ce qui marche ou ce qui ne marche pas. Ce qui est à explorer et ce qui ne l’est pas, expliquait le joueur de 22 ans après la victoire des siens face aux Kings, mardi (130-103). Je réduis un peu le nombre de choses que je fais pour essayer de mieux faire certaines choses », a-t-il ajouté, avant de citer la légende des arts martiaux Bruce Lee : « Bruce Lee craint l’homme qui a répété un coup de pied 1 000 fois, et pas 1 000 coups de pied une fois. »
« C’est trop facile, quand on apprend des choses, d’essayer de les appliquer à tout prix, alors que parfois la situation n’est juste pas adéquate »
Victor Wembanyama sur son jeu dans la raquette
Continuer à simplifier son jeu reste un immense défi pour un joueur à la palette aussi large, capable à la fois de dribbler, de tirer à trois points, de dunker ou d’utiliser un fadeaway à mi-distance. Un arsenal qui l’amène souvent à l’indécision, comme il le confiait après son premier match de la saison raté face à Oklahoma City le 20 octobre (seulement 12 points à 1/13, défaite 116-104). « À certains moments, j’ai raté beaucoup de tirs que je ne rate pas d’habitude. J’étais indécis. Peut-être que je réfléchis trop. »
Invité après le succès face à Sacramento à préciser ce qui, justement, ne fonctionne pas dans son jeu dans la raquette, le Francilien a développé : « Ça peut se résumer à quelque chose d’aussi simple que quand je n’observe pas et que je ne prends pas mon temps. Quand je planifie ce que je vais faire. Il faut lire et sentir le jeu. C’est trop facile, quand on apprend des choses, d’essayer de les appliquer à tout prix, alors que parfois la situation n’est juste pas adéquate. »
La recherche d’efficacité avant tout
Wembanyama ne pourra pas toujours enchaîner 9 ou 10 dunks à chaque match. Comme l’indique Mitch Johnson : « Tout dépend des opportunités que nous donne la défense en face. L’entraîneur des Spurs attend toutefois de son joueur qu’il continue d’attaquer le cercle, tout en rappelant que ses coéquipiers doivent penser à lui plus souvent. S’il ne roule pas vers le panier, s’il ne se met pas dans cette situation où il a de l’élan vers le cercle, c’est difficile de le récompenser. Mais c’est difficile aussi s’il continue à le faire sans recevoir le ballon. »
Lui ouvrir la raquette passe, aussi, en grande partie, par le fameux « spacing » si cher à la NBA : la présence de bons shooteurs à trois points qui attirent les défenseurs vers l’extérieur. Dans cet exercice, les Spurs restent pour l’instant irréguliers, à l’image de leurs 27 % de réussite face à OKC, contre un impressionnant 46 % face aux Kings. L’international tricolore peut lui-même jouer ce rôle : en continuant de tirer de loin (29 % de ses tentatives cette saison, contre 27 % la saison passée), il oblige son vis-à-vis à sortir de la raquette et libère de facto l’accès au cercle autour de lui.

Victor Wembanyama lors de la victoire des Spurs contre les Kings mardi (130-103). (M. Gonzales/Getty Images via AFP)
Globalement, les chiffres montrent qu’il vise de plus en plus l’efficacité pour sa quatrième saison en NBA : il privilégie les tirs sous le cercle et à trois points, soit les plus rentables de la Ligue, délaissant donc le tir à mi-distance. Reste à régler la mire de loin : il plafonne pour l’instant à 27,4 % de réussite derrière l’arc, malgré un encourageant 40 % lors de son dernier match à Utah.
Quels que soient les réglages à venir, un cap principal a été fixé : la progression de Wembanyama doit avant tout passer par la raquette. « C’est mon avenir, ce dont on a besoin. C’est certain », confirme-t-il. Prochain défi, et pas des moindres, face aux Timberwolves de ses deux compatriotes Rudy Gobert et Joan Beringer, dans la nuit de samedi à dimanche, à San Antonio (2 heures du matin en France).
By Maxime Aubin, à San Antonio / L’Équipe