By Maxime Aubin à San Antonio (États-Unis) | L’Équipe, 2026-07-11 12:13:25

维克托·文班亚马在续约时做出了薪资让步。(A. Réau/《队报》)
周五,维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 与马刺队签下了一份价值2.52亿美元(约合2.21亿欧元)的提前续约合同,同时放弃了本可让该金额飙升至3.03亿美元的条款。对于他这种级别的超级巨星来说,做出这样的薪资让步实属罕见。这一战略性的举动很可能会帮助圣安东尼奥马刺在争夺NBA总冠军的过程中保留其核心阵容。
“攒钱从来都不是我的真正目标,”文班亚马在去年12月曾这样说道。这位22岁的马刺年轻法国领袖刚刚用实际行动践行了自己的诺言:在结束自己的第三个NBA赛季后,他目前正在法国度假,并于周五签署了一份为期五年、总额2.52亿美元(约合2.21亿欧元)的“新秀顶薪”提前续约合同,其中最后一年为球员选项,相当于平均每赛季约4400万欧元。
在NBA效力三个赛季后,这位奥运会亚军得主获得了这份续约资格,他的新合同将于2027-2028赛季开始生效,起薪占联盟规定工资帽的25%。这是北美职业篮球联赛中,处于新秀合同期的球员所签下的历史第三高续约金额,仅次于凯德·康宁汉 (Cade Cunningham)(活塞)和埃文·莫布里 (Evan Mobley)(骑士),两人曾于2024年夏天签下了为期五年、总额2.69亿美元(约合2.36亿欧元)的续约合同。
文班亚马未触发“罗斯条款”
尽管这位法国中锋新合同的总金额已经令人咋舌,但它本可以更高:最高可达3.03亿美元(约合2.65亿欧元)。这位出自楠泰尔青训的球员实际上选择不触发被称为“罗斯条款”的机制,该条款本可以让他拿到占工资帽30%的起薪,而非25%。要享受这一条款,他需要在下个赛季入选年度最佳阵容(前三阵)之一,或者获得一项重大个人荣誉,例如年度最佳防守球员(DPOY)或常规赛MVP。这本是一个完全可以企及的目标,因为他在上个赛季就已经入选了NBA最佳阵容,并且全票当选了最佳防守球员。
通过做出这样的薪资让步,文班亚马遵循了杰伦·布伦森 (Jalen Brunson) 的逻辑。这位29岁的控卫上个月带领纽约尼克斯在总决赛中以4-1击败了文班亚马,而他自己在2024年效力NBA第六个赛季后,曾牺牲了1.13亿美元(约合9900万欧元)与尼克斯队续约。这一举动为球队围绕他建队提供了更大的薪资灵活性,这一策略最终帮助纽约夺得了自1973年以来的首个总冠军。

2014年马刺夺冠后,蒂姆·邓肯 (Tim Duncan) 在托尼·帕克 (Tony Parker) 和马努·吉诺比利 (Manu Ginobili) 的簇拥下(右侧为帕蒂·米尔斯 (Patty Mills))。(L. Hahn/《队报》)
在布伦森之前,另一位圣安东尼奥人更为熟悉的人物也曾做过同样的选择:曾帮助马刺五夺NBA总冠军的蒂姆·邓肯 (Tim Duncan)。在2007年夺得个人第四枚总冠军戒指后,这位内线球员接受了第一份降薪续约合同——两年4000万美元(约合3500万欧元),但这次牺牲未能换来新的冠军。邓肯在2012年再次做出尝试,签下了一份为期三年、总额3040万美元(约合2700万欧元)的合同,接受了年薪从2100万美元骤降至1000万美元的现实。这一努力使圣安东尼奥得以保留其核心阵容(托尼·帕克 (Tony Parker)、马努·吉诺比利 (Manu Ginobili)、丹尼·格林 (Danny Green)、鲍里斯·迪奥 (Boris Diaw)),并于2014年再次夺冠,这也是这家德州球队迄今为止夺得的最后一个总冠军。
罕见的举动会走向普及吗?
尽管过去也有少数其他球员做出过类似的选择,但对于文班亚马这样级别的超级巨星来说,这一举动依然极为罕见。马刺队在未来五年内每赛季节省的约1000万美元(约合800万欧元)为他们提供了宝贵的财务操作空间,尤其是在2029-2030赛季,届时多个续约节点将撞车:刚刚结束了一个出色替补新秀赛季的迪伦·哈珀 (Dylan Harper) 将面临新秀合同到期,届时他可能会像一年前的斯蒂芬·卡斯尔 (Stephon Castle) 一样,获得一份更丰厚的续约合同;而老将达龙·福克斯 (De’Aaron Fox)(28岁)将进入其续约合同的最后一年,该年薪水高达6100万美元(约合5300万欧元)。
尤其是在2023年起生效的NBA新劳资协议(CBA)对高支出球队惩罚极重的情况下,这一点显得尤为重要。从2027-2028赛季开始,预计最高工资帽将在1.74亿美元(约合1.52亿欧元)左右,而“第二土豪线”(second apron)——一个除了奢侈税之外,还会极大限制球队操作空间的门槛——将设定在2.34亿美元(约合2.05亿欧元)左右。
这一问题也将困扰许多其他以夺冠为目标的球队,它们可能也需要说服自家的当家球星做出薪资让步,以保持竞争力。这种“文班效应”或许会逐渐普及开来。
由生成式 AI 翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。
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Pourquoi l’effort financier concédé par Victor Wembanyama est si précieux pour les San Antonio Spurs

Victor Wembanyama a réalisé un effort financier lors de sa prolongation de contrat. (A. Réau/L’Équipe)
En prolongeant vendredi avec les Spurs pour 252 millions de dollars (221 M€) tout en renonçant à l’option qui aurait pu faire grimper ce montant à 303 millions, Victor Wembanyama a fait un effort financier rare pour une star de son envergure. Cet effort stratégique pourrait bien aider San Antonio à conserver son noyau dans sa quête du titre NBA.
« Accumuler de l’argent n’a jamais vraiment été un objectif », disait Victor Wembanyama en décembre. Le jeune leader français des Spurs (22 ans) vient de joindre le geste à la parole : en vacances en France après la conclusion de sa troisième saison en NBA, il a signé vendredi une prolongation de « rookie max » d’un montant de 252 millions de dollars (221 millions d’euros) sur cinq ans, avec une dernière année en option à activer par lui-même, soit environ 44 millions d’euros par saison.
Éligible à cette prolongation de contrat après trois saisons passées en NBA, le vice-champion olympique verra son nouveau bail entrer en vigueur à partir de 2027-2028, pour un montant représentant 25 % du plafond salarial fixé par la Ligue. Il s’agit de la troisième prolongation la plus élevée jamais accordée à un joueur encore sous contrat rookie dans la ligue nord-américaine, derrière celles de Cade Cunningham (Pistons) et Evan Mobley (Cavaliers), qui avaient signé, à l’été 2024, des extensions de cinq ans fixées à 269 millions de dollars (236 M€).
Wembanyama n’a pas activé la « Rose Rule »
Si le montant total du nouveau contrat du pivot français donne déjà le vertige, il aurait pu être encore plus élevé : jusqu’à 303 millions de dollars, soit environ 265 millions d’euros. Le joueur formé à Nanterre a en effet choisi de ne pas activer une clause appelée « Rose Rule », qui lui aurait permis de toucher 30 % du plafond salarial au lieu de 25 %. Pour en bénéficier, il aurait dû décrocher une place dans une des trois meilleures équipes de l’année la saison prochaine, ou remporter une distinction individuelle majeure comme le titre de meilleur défenseur de l’année (DPOY) ou de MVP. Un objectif largement atteignable, puisqu’il figurait déjà dans le meilleur cinq NBA lors du dernier exercice, en plus d’avoir été élu meilleur défenseur à l’unanimité.
Impressionnées par Wembanyama, les franchises NBA investissent sur les géants
En consentant à un tel effort financier, Wembanyama suit la logique de Jalen Brunson. Le meneur de 29 ans, qui l’a battu en finale le mois dernier avec New York (série remportée 4-1), avait lui-même sacrifié 113 millions de dollars (99 M€) pour prolonger avec les Knicks en 2024, après sa sixième saison en NBA. Ce geste avait offert à la franchise davantage de flexibilité pour l’entourer, une stratégie qui a finalement débouché sur le titre de champion, le premier pour la franchise new-yorkaise depuis 1973.

Tim Duncan, entouré de Tony Parker et Manu Ginobili (avec Patty Mills à droite), après le titre des Spurs en 2014. (L. Hahn/L’Équipe)
Avant Brunson, une autre figure plus familière de San Antonio avait fait la même chose : Tim Duncan, quintuple champion NBA avec les Spurs. Après avoir décroché sa quatrième bague, en 2007, l’intérieur avait accepté une première extension au rabais, deux ans pour 40 millions de dollars (35 M€), un sacrifice qui n’avait pas suffi à ramener un titre. Duncan avait retenté sa chance en 2012, signant cette fois pour trois ans et 30,4 millions de dollars (27 M€), acceptant de voir son salaire chuter soudainement de 21 à 10 millions de dollars la saison. Cet effort avait permis à San Antonio de conserver l’ossature de son effectif (Tony Parker, Manu Ginobili, Danny Green, Boris Diaw) et d’être sacré une nouvelle fois champion en 2014, le dernier titre remporté à ce jour par la franchise texane.
Un geste rare amené à se démocratiser ?
Si quelques autres joueurs en ont fait de même par le passé, le geste de Wembanyama reste rarissime pour une star de son envergure. Les quelque 10 millions de dollars (8 M€) économisés chaque saison par les Spurs sur les cinq prochaines années leur offrent une précieuse marge de manoeuvre financière, surtout pour la saison 2029-2030, où plusieurs échéances vont se percuter : Dylan Harper, qui sort d’une première saison brillante en sortie de banc, arrivera au bout de son contrat rookie et pourrait alors bénéficier d’une prolongation bien plus lucrative, comme Stephon Castle un an auparavant, tandis que le vétéran De’Aaron Fox (28 ans) entrera dans la dernière année de sa prolongation, qui doit lui rapporter 61 millions de dollars (53 M€).
C’est d’autant plus vrai que la convention collective NBA (CBA), entrée en vigueur en 2023, est très punitive pour les équipes les plus dépensières. Dès la saison 2027-2028, la masse salariale maximale autorisée devrait avoisiner les 174 millions de dollars (152 M€), et le « second apron », un seuil qui limite très fortement la marge de manoeuvre des franchises au-delà même des taxes à verser, sera fixé à environ 234 millions (205 M€).
Cette problématique concernera de nombreuses autres équipes qui visent le titre et qui pourraient, elles aussi, être amenées à convaincre leurs meilleurs joueurs de consentir à des efforts financiers pour rester compétitives. Un « effet Wemby » amené à se démocratiser.
By Maxime Aubin à San Antonio (États-Unis), via L’Équipe