By Benjamin Moubèche | L’Équipe, 2026-06-13 16:47:40

马刺在总决赛开局遭遇主场两连败,对手是尼克斯。自季后赛开打以来,他们在客场的战绩(7胜4负)要好于主场(6胜5负)。(A. Réau/L’Équipe)
主场胜率50%,客场胜率50%:自2026年季后赛次轮以来,主场作战已不再能拉开差距。这一令人惊讶的数据反映了一个深层趋势,即主场优势在NBA正变得越来越微不足道。
这在NBA历史上仅是第二次出现总决赛前三场比赛均由客队胜出的情况。首先是马刺,他们在被尼克斯球迷占领的霜银中心(Frost Bank Center)遭遇两连败,随后才在麦迪逊广场花园(Madison Square Garden)客场扳回一城。
这一系列赛开局引发了人们对“主场优势”重要性的质疑。主场优势本应让主队受益,也是各支球队在常规赛中拼死争夺的目标。然而,数据表明,它在季后赛中的决定性作用正变得越来越弱。
历史新低的主场胜率
自2026年季后赛开打以来,主场球队的胜率仅为56%。这是过去三十年来的最低水平(与2005年、2014年和2019年持平),唯一的例外是2020年季后赛(胜率48%),当时由于新冠疫情,比赛是在中立场地进行的。这一优势远比人们通常想象的要小得多。
事实上,本赛季的这一数据在首轮被拉高了(首轮主场胜率为60%),因为首轮的实力差距通常最为明显,常规赛战绩最好的球队会在此对阵中游球队。因为自第二轮开始,主场优势就彻底消失了:18胜18负,正好是50对50。这在NBA历史上尚属首次。
今年两支总决赛球队的晋级历程很好地诠释了这一动态。尼克斯自季后赛开始以来在客场仅输过一次(首轮对阵亚特兰大老鹰的第三场),随后便在客场豪取八连胜。马刺同样在客场取得了更好的战绩(7胜4负),好于主场(6胜5负),尤其是他们还在俄克拉荷马城赢下了分区决赛的抢七大战。“在自己的主场打球固然很好,但这其实说明不了太多问题,” 谢伊·吉尔杰斯-亚历山大 (Shai Gilgeous-Alexander) 在赛前就曾指出。
这一现象并非本赛季独有
本届季后赛并非特例,而是长期趋势的一部分。在过去十年中,主场球队在季后赛中的胜率仅为58%,这是有记录以来十年周期的最低平均水平,即便剔除2020年这一异常年份也是如此。
在历史上,主场优势要明显得多。在2020年代之前,球队的主场胜率通常在60%到70%之间波动,从1947年到2019年的平均胜率高达66%。在北美各大职业体育联盟中,NBA一直以来都是这一现象最明显的联盟。
然而,自上世纪90年代(当时球队的主场胜率仍高达67%)以来,这一数字在过去几十年里逐年下降。主场优势正在逐渐消退,但大众的传统观念依然根深蒂固。
数据与感官之间:主场优势依然存在吗?
在每个细节都被优化到极致的现代体育时代,各支球队都在积极努力消除客场作战的劣势。根据宾夕法尼亚大学2007年的一项研究,旅行条件的改善显著减轻了球队在客场旅途中的疲劳感,而这曾是主场优势的“重要因素”。与此同时,随着心理建设在顶尖体育运动中占据越来越重要的地位,环境对球员场上表现的影响无疑也在减弱。
“主场比赛和客场比赛没有任何区别,” 詹姆斯·哈登 (James Harden) 甚至在2020年这样说道。不过,这番话与这位后卫自身的经历相矛盾,因为在他职业生涯的17次季后赛之旅中,他的主场战绩明显更好(主场胜率为68.7%,而客场仅为32.6%)。
谁是维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 的榜样?
“这绝对是一个优势,” 亚历克斯·卡鲁索 (Alex Caruso) 在2025年总决赛期间断言,当时他随雷霆队夺得了总冠军。大多数球员仍然认为比赛的环境会带来差异,即便这种差异不再具有决定性。“在主场面对我们的球迷,这太棒了。保持原有的生活习惯,睡在自己的床上,吃自己习惯的伙食……所有这些都是非常重要的因素,” 2025年总决赛亚军步行者队的迈尔斯·特纳 (Myles Turner) 解释道。
尽管主场优势的影响力在减弱,但它依然是一个统计学上的事实:过去十年中58%的主场胜率,也意味着客场胜率只有42%,两者相差了16个百分点。2020年奥兰多“泡泡”赛区的经历也证实了这一点,当时本应享有该优势的球队输掉了其中52%的比赛。但种种迹象表明,随着赛季的推移,这一优势将继续缓慢消退。
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L’avantage du terrain fait-il encore vraiment la différence en play-offs NBA ?

Les Spurs ont commencé la finale NBA par deux défaites à domicile, face aux Knicks. Depuis le début des play-offs, ils affichent un meilleur bilan à l’extérieur (7-4) qu’à domicile (6-5). (A. Réau/L’Équipe)
50 % de victoires à domicile, 50 % à l’extérieur : depuis le deuxième tour des play-offs 2026, le terrain ne fait plus la différence. Ce chiffre étonnant s’inscrit dans une tendance de fond, qui voit l’avantage du terrain devenir de moins en moins déterminant en NBA.
Pour la deuxième fois de l’histoire de la NBA, les trois premiers matches d’une finale ont été remportés par l’équipe à l’extérieur. Les Spurs, en premier lieu, ont concédé deux défaites dans un Frost Bank Center envahi par les fans des Knicks, avant d’aller gagner au Madison Square Garden.
Ce début de série interroge sur l’importance de l’« avantage du terrain », dont est censée bénéficier l’équipe à domicile et pour lequel les franchises se battent en saison régulière. Un facteur de moins en moins déterminant en play-offs, si l’on en croit les chiffres.
Un taux de victoires à domicile historiquement bas
Depuis le début des play-offs 2026, les équipes à domicile n’ont remporté que 56 % de leurs matches. Il s’agit du taux de victoires le plus faible des trente dernières années (à égalité avec 2005, 2014 et 2019), à l’exception de la campagne 2020 (48 % de victoires), disputée en terrain neutre en raison de l’épidémie de Covid-19. Un avantage bien moindre que ce que l’on imagine généralement.
En réalité, cette saison, ce chiffre est gonflé par le premier tour (60 % de victoires à domicile), où l’écart de niveau est censé être le plus marqué, dans la mesure où les meilleures équipes de la saison régulière y affrontent des équipes de milieu de tableau. Car depuis le deuxième tour, l’avantage du terrain a tout simplement disparu : 18 victoires, 18 défaites, un parfait 50-50. Il s’agit d’une première dans l’histoire de la NBA.
Le parcours des deux finalistes de cette année illustre bien cette dynamique. Les Knicks n’ont perdu qu’une fois à l’extérieur depuis le début des play-offs (au match 3 du premier tour à Atlanta), avant d’enchaîner huit victoires consécutives sur la route. Les Spurs, eux, affichent aussi un meilleur bilan à l’extérieur (7-4) qu’à domicile (6-5), ayant notamment remporté le match 7 de leur finale de conférence à Oklahoma City. « C’est bien que ce soit dans votre salle, mais ça ne veut pas vraiment dire grand-chose », avait d’ailleurs relevé Shai Gilgeous-Alexander avant la rencontre.
Une saison qui s’inscrit dans un phénomène plus large
Ces play-offs ne sont pas un cas isolé. Ils s’inscrivent dans une tendance de fond. Sur les dix dernières années, les équipes à domicile ont gagné 58 % de leurs matches en « postseason », la moyenne la plus basse jamais enregistrée sur une décennie, même en excluant l’anomalie de 2020.
Historiquement, l’avantage du terrain était bien plus marqué. Avant les années 2020, les équipes affichaient un taux de victoire à domicile oscillant entre 60 et 70 %, pour une moyenne de 66 % de 1947 à 2019. La NBA est d’ailleurs, parmi les grandes ligues nord-américaines, celle où ce phénomène a toujours été le plus prononcé.
Depuis les années 90, où les équipes remportaient encore 67 % de leurs matches à domicile, ce chiffre diminue néanmoins décennie après décennie. Petit à petit, cet avantage s’estompe, tandis que la croyance populaire reste, elle, toujours aussi ancrée.
Pourquoi les fans des Knicks vont encore investir la salle des Spurs pour le match 5
Un avantage encore réel, entre chiffres et ressenti
Dans l’ère moderne, où chaque détail est optimisé, les franchises travaillent activement à gommer les désavantages de jouer à l’extérieur. L’amélioration des conditions de voyage a nettement réduit la fatigue des équipes sur la route, un « facteur important » de l’avantage du terrain, selon une étude de l’université de Pennsylvanie de 2007. L’impact de l’environnement sur la performance, quant à lui, est certainement moins important maintenant que la préparation mentale a pris une place croissante dans le sport de haut niveau.
« Il n’y a aucune différence entre un match à domicile et un match à l’extérieur », avançait même James Harden en 2020. Des propos qui contredisent l’expérience de l’arrière, puisqu’il affiche un bilan nettement meilleur à domicile sur ses 17 campagnes de play-offs (68,7 % de victoires, contre 32,6 % à l’extérieur).
Qui sont les modèles de Victor Wembanyama ?
« C’est définitivement un avantage », tranchait Alex Caruso lors de la finale NBA 2025, qu’il a remportée avec le Thunder. La plupart des joueurs s’accordent encore à dire que le contexte de la rencontre fait une différence, même si elle n’est plus déterminante. « Retrouver nos supporters à domicile, c’est énorme. Garder ses habitudes, dormir dans son propre lit, prendre ses propres repas… Tout ça, c’est un facteur important », expliquait pour sa part Myles Turner, du côté des Pacers, finalistes en 2025.
Si l’impact de l’avantage du terrain diminue, il reste une réalité statistique : 58 % de victoires à domicile sur les dix dernières années signifient aussi 42 % à l’extérieur, soit un écart de 16 points. L’expérience de la bulle d’Orlando en 2020, où les équipes censées en bénéficier ont perdu la majorité de leurs rencontres (52 %), le confirme. Mais tout porte à croire qu’il continuera à doucement s’effacer, saison après saison.
By Benjamin Moubèche, via L’Équipe