By Sami Sadik | L’Équipe, 2026-05-17 17:45:00

去年12月23日,在马刺130-110战胜雷霆的比赛中,吉尔杰斯-亚历山大与文班亚马展开对决。(S. Wachter/Presse Sports)
在通往总决赛的最后一道关卡前,圣安东尼奥马刺和维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 迎来了一座必须攀登的“珠穆朗玛峰”:俄克拉荷马城雷霆。作为卫冕冠军,雷霆在过去两年里一直是联盟中最出色的球队。尽管马刺被视为下风球一方,但“文班”和他的球队在常规赛中曾多次击败雷霆,这为他们增添了不少底气。
连日来,美国“中西部”上空阴云密布。气象专家一致预测将出现雷暴天气,甚至存在龙卷风风险。而在俄克拉荷马州,地图上的一个点正处于永久红色预警状态。本周一晚19点30分(法国时间凌晨2点30分),预计将有18203名疯狂的球迷涌入球馆,在室内掀起一场“雷霆风暴”。
欢迎来到位于俄克拉荷马城中心的佩科姆中心 (Paycom Center)。这座坐落在雷霆大道 (Thunder Drive) 上的球馆,是文班亚马年轻职业生涯中最大挑战的大本营:对阵卫冕冠军雷霆。“季后赛的本质决定了我们将面对越来越强大的对手。从第一轮(4-1战胜波特兰)到第二轮(4-2战胜明尼苏达)已经有了明显的跨度。而第三轮的难度无疑会更大,”文班(2.24米,22岁)在周五战胜明尼苏达森林狼队晋级后(139-109)坦言。
“雷霆将是截然不同的猛兽,”新秀迪伦·哈珀 (Dylan Harper) 说道。这是一个在季后赛中保持不败且自上周一以来一直处于休整状态的掠食者(第二轮4-0横扫洛杉矶湖人)。而且这个掠食者现在爪牙齐全,因为全能战士杰伦·威廉姆斯 (Jalen Williams)(腿筋伤势)预计将重返赛场。
阵容深度与强硬防守
当地超级巨星谢伊·吉尔杰斯-亚历山大 (Shai Gilgeous-Alexander)(1.98米,27岁)预计将蝉联常规赛MVP——根据 ESPN 及其内幕记者夏姆斯·查拉尼亚 (Shams Charania) 的消息,该奖项将于今晚揭晓。和他的球队一样,这位加拿大双能卫在前两轮并未全力以赴(场均29.1分,命中率51.4%,另有7.1次助攻)。作为球场上的“毒药”,吉尔杰斯-亚历山大还极其擅长制造大量罚球,他必将成为马刺球探报告和比赛计划中重点标注的对象。
但马刺面临的难题远不止这位“枫叶国”球星。“雷霆是一支并不总是依赖传导球(常规赛场均25.8次助攻,排名联盟第19位),但彼此配合极其默契的团队。他们能让阵中任何一名球员大放异彩:他们在调动整套阵容方面游刃有余,”已在亚特兰大老鹰担任两个赛季助理教练的法国队助教布莱恩·乔治 (Bryan George)观察道。
文班亚马在第一轮遭到围堵,第二轮更是陷入苦战,甚至在对纳兹·里德 (Naz Reid) 肘击后情绪失控被驱逐出场。在面对雷霆时,他同样不会轻松。
虽然这位法国中锋全票当选了年度最佳防守球员,但雷霆拥有全联盟最强的集体防线(每百回合仅失106.5分)。“那是夏尔·卡胡迪 (Charles Kahudi) 或弗洛朗·皮特鲁斯 (Florent Pietrus)(前法国国手,防守专家)的风格。他们是那种即便犯规十次,裁判可能只吹一次的聪明球员。他们持续不断的身体对抗会让裁判感到疲劳,你必须时刻盯着他们,他们总是在规则边缘试探,而这正是赢得比赛的关键,”乔治继续说道。
圣安东尼奥:本赛季雷霆的克星
然而,在常规赛中,马刺经常扮演雷霆“避雷针”的角色。米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 麾下的球队在五次交锋中赢下了四场,其中包括12月13日NBA杯的半决赛(111-109)。这为动摇这支赛季最佳战绩球队(64胜)的信心迈出了第一步。
“他们是卫冕冠军,今年季后赛还没输过球。我们必须发挥出最高水平才能让这轮系列赛保持悬念,”马刺主帅约翰逊冷静地表示。文班亚马也补充道:“我们当然充满信心,但必须保持适度的自信。”
对于德州人来说,绝不能掉以轻心。他们深知自己在后场拥有哈珀、斯蒂芬·卡斯尔 (Stephon Castle) 和福克斯 (Fox) 这组充满活力的三人组,以及文班亚马这位法国“防守塔台”。“维克托可以阻止吉尔杰斯-亚历山大进入他最喜欢的投篮区域。雷霆喜欢在单打中针对防守弱点,但维克托的覆盖范围太大了,他可以在补防队友的同时兼顾自己防守的人,”乔治分析道。
“如何辨别一段正在形成的宿敌关系?(…) 不同的能量场,从始至终极高的身体对抗强度。就像巴黎圣日耳曼对阵马赛一样。”
维克托·文班亚马
十年前,由蒂姆·邓肯 (Tim Duncan)、托尼·帕克 (Tony Parker) 和马努·吉诺比利 (Manu Ginobili) 领衔的马刺王朝,其最后的辉煌之一便是在面对雷霆时折戟(西部半决赛2-4)。如今,他们的继任者们拥有了做得更好的资本,去对抗另一支注定将在未来每年都会相遇的年轻核心力量。“如何辨别一段正在形成的宿敌关系?迹象就是每晚都座无虚席的球馆、截然不同的能量场,以及从始至终极高的身体对抗强度。就像巴黎圣日耳曼对阵马赛一样,”文班亚马在赛季中曾这样形象地比喻。
作为大巴黎的死忠粉,这位高中锋想象自己站在法国足球宿敌关系中占优的那一方——毕竟在过去十五年里,这种关系相当失衡(巴黎在过去35场对决中赢了28场)。但可以肯定的是,俄克拉荷马城绝不会心甘情愿地披上“马赛”的球衣。
由生成式人工智能翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。
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Oklahoma City - San Antonio : les Spurs défient la meilleure équipe de la Ligue dans un choc qui s’annonce électrique en finale de Conférence Ouest

Shai Gilgeous-Alexander au duel avec Victor Wembayama lors du succès des Spurs contre OKC (130-110), le 23 décembre dernier. (S. Wachter/Presse Sports)
Pour leur dernier obstacle avant la finale NBA, San Antonio et Victor Wembanyama s’attaquent à un Everest : le Thunder d’Oklahoma City, champion en titre et meilleure équipe de la ligue depuis deux ans. Mais bien qu’outsiders, « Wemby » et les Spurs ont marqué des points en dominant OKC pendant la saison régulière.
Depuis plusieurs jours, les nuages se rassemblent au-dessus du « Midwest » américain. Unanimes, les spécialistes météo prédisent des épisodes orageux, sans oublier des risques de tornade. Dans l’Oklahoma, un petit point sur la carte est en vigilance rouge permanente. Sous les coups de 19h30 ce lundi soir (2h30 en France), 18 203 furieux sont attendus pour déchaîner l’orage en intérieur.
Bienvenue au Paycom Center, au coeur d’Oklahoma City. Nichée sur la bien nommée Thunder Drive, l’arène est le QG du plus grand défi de Victor Wembanyama dans sa jeune carrière NBA : OKC, champion en titre. « La nature même des play-offs fait que nous allons affronter des équipes de plus en plus fortes. Il y a déjà eu un écart notable entre le premier tour (4-1 contre Portland) et le deuxième (4-2 contre Minnesota). Cet écart sera sans doute encore plus grand avec le troisième tour », convenait « Wemby » (2,24m, 22 ans), vendredi, après avoir terminé le travail contre les Timberwolves (139-109).
« Le Thunder sera un animal complètement différent », lâchait le rookie Dylan Harper. Un prédateur invaincu sur ces play-offs et au repos depuis lundi dernier (4-0 contre les Los Angeles Lakers au 2e tour). Un prédateur avec toutes ses griffes puisque le polyvalent Jalen Williams (ischio-jambiers) devrait sortir de l’infirmerie.
Effectif pléthorique et défense rugueuse
Superstar locale, Shai Gilgeous-Alexander (1,98m, 27 ans) devrait conserver son titre de MVP de la saison régulière selon les informations d’ESPN et de son insider Shams Charania - le trophée sera décerné cette nuit. Comme son équipe, le meneur-arrière canadien n’a pas forcé sur les deux premiers tours (29,1 points de moyenne à 51,4 % au tir et 7,1 passes). Véritable poison, option vice en prime pour provoquer des cargaisons de lancers francs, « SGA » sera cerclé de rouge sur le « scouting report », le plan de jeu des Spurs.
Mais l’équation va bien au-delà de ce problème goût sirop d’érable. « OKC est un collectif qui ne joue pas toujours collectif (25,8 passes par match en saison régulière, 19e équipe), mais extrêmement bien les uns à côté des autres. Ils sont capables de laisser la lumière à n’importe quel joueur : ils pianotent parfaitement avec leur effectif au complet », observe Bryan George, entraîneur assistant de l’équipe de France, à Atlanta auprès des Hawks depuis deux saisons.
Bousculé au premier tour puis chahuté au deuxième, jusqu’à dégoupiller avec un coup de coude sur Naz Reid suivi d’une exclusion, Wembanyama ne sera pas plus épargné par le Thunder.
Si l’intérieur des Bleus a remporté à l’unanimité le trophée de défenseur de l’année, la meilleure muraille collective était à OKC (106,5 points encaissés toutes les 100 possessions). « C’est le style Charles Kahudi ou Florent Pietrus (anciens internationaux français, spécialistes défensifs). Ce sont des joueurs intelligents qui font dix fautes et on ne leur en siffle qu’une seule. Ils enchaînent tellement les efforts qu’ils fatiguent les arbitres, il faut constamment les surveiller, ils sont tout le temps à la limite et c’est là que tu gagnes des matches », poursuit George.
San Antonio, bête noire d’OKC cette saison
Mais, en saison régulière, les Spurs ont souvent joué les paratonnerres face à Oklahoma City. Les troupes de Mitch Johnson ont gagné quatre affrontements sur cinq, dont la demi-finale de NBA Cup le 13 décembre (111-109). Un premier pas pour faire douter le meilleur bilan de la saison (64 victoires).
« Ce sont les champions en titre, ils n’ont pas perdu un seul match en play-offs cette année. On devra être à notre meilleur niveau pour rendre la série compétitive », balaie Mitch Johnson, l’entraîneur des Spurs, suivi par Wembanyama : « Bien sûr qu’on est confiants, mais on doit garder le bon niveau de confiance ».
Pas question de prendre la grosse tête pour des Texans conscients de leurs armes sur les lignes arrières, avec le fougueux trio Harper-Castle-Fox et leur tour de contrôle française. « Victor peut empêcher Gilgeous-Alexander d’aller trouver ses zones favorites sur le parquet. Le Thunder aime cibler les mauvais défenseurs en isolation, mais Victor comble tellement de situations qu’il peut aider un coéquipier tout en restant sur son joueur », analyse George.
« À quoi reconnaît-on une rivalité naissante ? (…) Une énergie différente, une intensité physique très élevée du début à la fin. Comme quand le Paris-Saint-Germain affronte Marseille »
Victor Wembanyama
Il y a dix ans, l’une des dernières épopées de la dynastie Spurs portée par Tim Duncan, Tony Parker et Manu Ginobili s’était fracassée contre OKC (2-4 en demi-finales de Conférence). Leurs héritiers ont les ingrédients pour faire mieux face à un autre noyau jeune qu’ils sont appelés à revoir chaque année. « À quoi reconnaît-on une rivalité naissante ? Les signes, c’est une salle pleine chaque soir, une énergie différente, une intensité physique très élevée du début à la fin. C’est comme quand le Paris-Saint-Germain affronte Marseille », imageait Wembanyama pendant la saison.
Grand fan du PSG, l’intérieur s’imagine du bon côté de la rivalité du foot français, sacrément déséquilibrée depuis quinze ans (28 victoires parisiennes sur les 35 derniers duels). Mais pas sûr qu’Oklahoma City accepte la tunique marseillaise.
By Sami Sadik, via L’Équipe