By Maxime Aubin à San Antonio | L’Équipe, 2026-05-07 12:30:00

维克托·文班亚马在马刺对阵森林狼的系列赛第二场(133-95)中怒吼。(Ronald Cortes/Getty images via afp)
在输掉与明尼苏达森林狼队的首场较量后,圣安东尼奥马刺队在昨晚于圣安东尼奥进行的系列赛第二战中反客为主(133-95大胜)。在核心**维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama)和找回状态的德阿隆·福克斯 (De’Aaron Fox)**的带领下,马刺队展现出了极强的侵略性。在周五深夜前往明尼阿波利斯客场之前,这次及时的自尊心反击至关重要。
当**朱利安·尚帕尼 (Julian Champagnie)**的三分球弹筐而出时,文班亚马像火箭一样冲入禁区,跃向空中抓下皮球,右手顺势将球砸进篮筐。落地后,他对着人群怒吼并展示肌肉。
这记在周三晚圣安东尼奥比赛开场仅1分27秒后的进球为全场奠定了基调:两天前在自家地盘被对手在身体对抗上压制后,马刺队绝不打算再次扮演受害者的角色。绝不在这里,绝不在家乡父老面前。
“(赢得尊重)非常重要。这其中也包含自尊心的因素。我们在第一场比赛中被对手侵略,所以我们想在第二场打出侵略性,”这位法国大前锋在球队以38分优势(133-95)狂胜对手后总结道。
文班点燃导火索,马刺火力全开
周一,这位身高2米24的巨人无法在篮下发挥身高优势,在**朱利叶斯·兰德尔 (Julius Randle)和鲁迪·戈贝尔 (Rudy Gobert)**强硬的防守下不断被挤出禁区。他当时只能接连在外线出手,但手感冰凉:全场17投仅5中,仅得11分。
这一次,这位法兰西岛出身的球星没给对手任何选择,从开场几分钟起就不断冲击油漆区,他深知这种势头会带动队友和全场观众。事实也正是如此。
半场结束时已砍下14分的“文班”看到队友们彻底锁死了森林狼队。马刺队在防守端极具侵略性,甚至不时带有挑衅意味——这在他们身上并不多见,仿佛首战失利刺痛了他们的自尊。看台上,球迷们准备了精美的黑色Tifo,上面写着“齐心协力,为赢而建 (Built to win together)”,现场气氛不断升温,森林狼队的每一次进攻都会招来震耳欲聋的嘘声。
“我们开局打得太松懈了。而他们打得很强硬,充满能量。结果呢?我们被打爆了,”后卫**安东尼·爱德华兹 (Anthony Edwards)**评价道。本场比赛他依然替补出场,在膝伤康复期中仅13投5中得到12分。
文班与福克斯的连线成为胜负手
易边再战时,比赛其实已经失去悬念(马刺59-35领先)。圣安东尼奥展现出的强大统治力,也得益于球队的另一位球星:福克斯。
这位28岁的控卫在第一场表现低迷(14投5中,10分,6次失误)后饱受批评。这一次,他找回了自己的篮球节奏,利用挡拆和篮下的单打能力成为了致命武器,让戈贝尔陷入了两难境地:是扑出去防他而漏掉禁区的文班亚马,还是守住对位人却眼睁睁看着这位前萨克拉门托国王队球员轻松抛投得分。
“当然,我们之间的默契非常重要,”这位得到19分的法国国手承认道,福克斯本场也有16分入账。“作为球队主要的掩护者,和最优秀的持球人配合,我们两人都会有很多触球机会。他比我们大多数人更有经验,所以我们需要保持沟通。”
“他们两人的开局表现对我们至关重要。这让其他球员冷静了下来,减轻了压力,”刚果内线**俾斯麦·比永博 (Bismack Biyombo)**补充道,他提到了球队在系列赛首战中犯下的年轻错误,“我们之前没意识到季后赛第二轮所需的身体对抗强度,也没意识到这需要的心理素质。我们当时没准备好。”
跌倒,爬起,学习。这支由**米奇·约翰逊 (Mitch Johnson)**执教的年轻球队希望在周五深夜前往明尼阿波利斯挑战森林狼队进行第三场较量前,已经吸取了教训。这种成长也包括意识到季后赛系列赛的局势可能在瞬息之间发生逆转。
“正如波波 (格雷格·波波维奇 (Gregg Popovich)) 所说,赢球时你没想象中那么好,输球时也没想象中那么差,”文班亚马在赛后总结道,“所以,我们要保持谦逊,继续努力。”
戈贝尔:“必须尽一切可能限制文班亚马”
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« On voulait agresser » : de l’orgueil et une violente réaction, Wembanyama et les Spurs ont mangé les Wolves

La rage de Victor Wembanyama lors du match 2 entre les Spurs et les Wolves (133-95). (Ronald Cortes/Getty images via afp)
Bousculés dans le match 1 perdu face aux Wolves, les Spurs sont devenus les agresseurs dans le match 2 disputé la nuit dernière à San Antonio (victoire 133-95), portés par leur patron, Victor Wembanyama, et un De’Aaron Fox retrouvé. Une réaction d’orgueil bienvenue avant leur déplacement à Minneapolis dans la nuit de vendredi à samedi.
Alors que le tir à 3 points de Julian Champagnie rebondissait sur l’arceau, Victor Wembanyama est arrivé comme une fusée dans la raquette, s’élevant dans le ciel pour attraper la balle et l’écraser dans le cercle de la main droite, hurlant et gonflant les muscles face à la foule à sa retombée.
Ce premier panier inscrit après 1’27’’ de jeu, dans la nuit de mercredi à jeudi, à San Antonio, a donné le ton : dominés physiquement sur leur propre terrain deux jours plus tôt, il était hors de question pour les Spurs de jouer les victimes une deuxième fois. Pas ici. Pas devant les leurs.
La tonitruante réponse des Spurs
« C’était très important (de se faire respecter). Il y a aussi de l’ego là-dedans. On s’est fait agresser au premier match, on voulait agresser au second », résumait l’intérieur français au terme d’un match ultra-dominé par les siens, conclu sur une avance de 38 points (133-95).
Wemby allume la mèche, les Spurs font sauter la banque
Lundi, le géant de 2,24 m n’avait pas pu utiliser sa taille près du cercle, sans cesse repoussé loin de la raquette par l’agressivité du duo Julius Randle et Rudy Gobert. Il avait alors enchaîné les tirs de loin, sans réussite : 11 points seulement à 5/17 aux tirs.
Cette fois, le Francilien n’a laissé aucun choix à ses adversaires, pilonnant la peinture dès les premières minutes, conscient que cette dynamique allait être suivie par ses coéquipiers et les supporters dans la salle. Et c’est exactement ce qui s’est passé.
Déjà auteur de 14 points à la pause, « Wemby » a vu les siens étouffer complètement les Wolves, très agressifs en défense et même provocateurs par séquence, une rareté chez eux, comme s’ils avaient été touchés dans leur orgueil après leur défaite inaugurale. En tribunes, les fans, qui avaient préparé un beau tifo noir sur lequel on pouvait lire « Built to win together » (Bâtis pour gagner ensemble), faisaient monter la pression, huant Minnesota de plus en plus fort à chaque possession.
« On a commencé le match trop relax. Et eux, ils ont joué physique, ils étaient pleins d’énergies. Et qu’est-ce qui est arrivé ? On s’est fait démolir », a commenté l’arrière Anthony Edwards, limité à seulement 12 points à 5/13 au tir dans ce match où il sortait encore du banc, convalescent après sa blessure au genou.
La connexion Wemby - Fox comme clé du match
Au retour des vestiaires, le match était déjà plié (59-35 pour les Spurs). Cette démonstration de force, San Antonio la doit aussi à l’autre star de l’équipe : De’Aaron Fox.
Le meneur de 28 ans, très critiqué après sa prestation manquée au match 1 (10 points à 5/14, six pertes de balle), a cette fois retrouvé son basket, celui d’une arme de « pick and roll » et de un-contre-un près du cercle, plaçant Rudy Gobert face à des choix impossibles : sortir sur lui et libérer Wembanyama dans la raquette, ou tenir son vis-à-vis au marquage et subir un flotteur facile de l’ancien de joueur de Sacramento.
« Bien sûr, notre connexion est très importante », reconnaissait l’international français, auteur de 19 points dans la partie, 16 pour Fox. « En tant que principal poseur d’écrans de l’équipe, aux côtés du meilleur porteur de balle, on va tous les deux beaucoup avoir le ballon. Et il est plus expérimenté que la plupart d’entre nous, donc on doit continuer à communiquer. »
Les chiffres à retenir de la victoire sans appel de San Antonio contre Minnesota
« La façon dont ils ont débuté tous les deux a été capitale pour nous. Ça a permis aux autres de se calmer un peu, d’avoir moins de pression sur les épaules, complétait l’intérieur congolais Bismack Biyombo, rappelant les erreurs de jeunesse commises par son équipe dans le premier match de la série. On ne s’est pas rendu compte du niveau d’agressivité physique qu’il fallait avoir pour un 2e tour de play-offs, ni du niveau mental que ça demandait. On n’était pas préparés. »
Tomber. Se relever. Apprendre. La jeune équipe entraînée par Mitch Johnson espère désormais avoir retenu sa leçon avant d’aller affronter les Timberwolves à Minneapolis, dans la nuit de vendredi à samedi, dans le match 3 de la série (3 h 30 du matin en France). Un apprentissage qui passe aussi par le fait de reconnaître qu’une série de play-offs peut vite basculer, dans un sens comme dans l’autre.
« Comme le dit Pop (Gregg Popovich), quand tu gagnes, tu n’es jamais aussi bon que tu le crois. Et quand tu perds, tu n’es jamais aussi mauvais que tu le crois, a achevé Victor Wembanyama au terme de la soirée. Alors, on va devoir rester humble et continuer à travailler. »
Gobert : « Il faut essayer de contenir Wembanyama autant que possible »
By Maxime Aubin à San Antonio, via L’Équipe