By Maxime Aubin à San Antonio (USA) | L’Équipe, 2026-04-23 09:58:00
曾四次荣膺年度最佳防守球员(DPOY)的明尼苏达森林狼队法国中锋鲁迪·戈贝尔 (Rudy Gobert)(33岁),在为自己本赛季仅排在投票榜第四位进行辩护之前,特意向同胞维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 表示了祝贺。
在明尼苏达森林狼对阵丹佛掘金的系列赛第二场(119-114,系列赛总比分1-1)中,戈贝尔在与尼古拉·约基奇 (Nikola Jokic) 的对决中表现神勇,向世人证明了他依然是NBA顶级的护筐者之一。尽管对自己在年度最佳防守球员评选中仅排在第四位感到沮丧,这位法国中锋还是在周二圣安东尼奥马刺对阵波特兰开拓者(103-106,系列赛1-1)的比赛前,向文班亚马的获选表达了敬意。在那场比赛中,圣安东尼奥马刺队的这位球员遭遇了严重的摔伤,并因脑震荡离场。
“您曾四次赢得这一奖项(2018、2019、2021、2024)。看到它第一次落在您年轻同胞的手中,您有什么感想?”
我为他感到骄傲,也非常为他高兴。第一个奖杯总是有一种特殊的滋味。这是他凭实力争取来的。在经历了那次严重的伤病(2025年2月患上的肩部血栓)后,他付出了巨大的努力,在身体和心理上都变得更加强大,并成功达到了65场比赛的门槛(评选常规赛奖项的必要条件)。我为他感到高兴,并祝愿他能尽可能多地赢得这个奖项。
你们相识多年。关于如何更好地在NBA进行防守,您是否给他提供过建议?
维克托是一个非常聪明的人。他总是渴望学习如何在各个层面提升自己。我非常喜欢和他交流。几年前我告诉他,他有时会因为想封盖所有的球而导致防守失位。这样做有时会让你离开禁区核心地带,从而丢掉一些容易的失分和前场篮板。我建议他更多地利用自己的威慑力,因为事实上,仅仅是他的存在,就能让进攻球员产生动摇。
如何才能变得更有威慑力?
你必须让对手产生某种恐惧。重要的是让进攻者知道,当他靠近你时,就有被盖帽的风险。没人喜欢被盖帽,尤其是在NBA这种“集锦文化”盛行的地方。这意味着要保持良好的位置,高举双手,不要轻易起跳,但要随时展现出你就在那里准备干扰。
你们在NBA已经交手过八次。在防守端,他做的哪些事情真正让您感到棘手?
有些时候我感觉他并不在那儿。我以为可以轻松完成扣篮,结果他突然出现了(笑)。他盖了我好几次。通常都是我对别人做这种事,所以在那一刻,我心想:“噢,原来是这种感觉啊(笑)。”但我会继续尝试。这对我来说确实是一个很好的挑战。
“我并不针对奥萨尔·汤普森 (Ausar Thompson)(第3名)或切特·霍姆格伦 (Chet Holmgren)(第2名),他们都是极其优秀的防守者。但我提出的问题是:他们能否带领一支防守垫底的球队,并在他们上场时将其变成防守前五的球队?对我来说,这才是真正的防守影响力。”
鲁迪·戈贝尔
反过来,您在防守端又是如何尝试限制他的?
我感觉到他今年状态好多了,移动更灵活,对抗也更强了。他真的可以用各种方式得分。有些时候我觉得自己防得很到位,但他还是能投进。这有点像防守尼古拉·约基奇。你试图消耗他,尽可能地限制他,但你心里清楚,最终你不可能防住他所有的球。
在面对“文班”时,您经常在篮板球争夺中占据上风,尤其是后场篮板。
这是那些所谓的专家们完全忽略的一个方面。蒂姆·邓肯 (Tim Duncan) 是这方面的顶尖高手。这种干扰完投篮后,依然能完成二次起跳并抢下篮板的能力。这涉及卡位、选位以及对对手施压。但是,当然,你永远不会看到一个后场篮板的视频在网上疯传。
在周一领取奖杯后,文班亚马认为,除了统计数据,评估防守质量最好的方式依然是肉眼观察(eye test)。您认同这个观点吗?
是的,当然,但与此同时,肉眼观察也是不够的。我们能通过电视画面捕捉到防守沟通的质量吗?那些你组织防守、督促队友、指挥落位的时刻?还有一些在暗处进行的工作,比如更衣室里的谈话和领导力。在我看来,这些都是被人们遗忘的事情。
这些论点是否就是您周一提到的“缺乏尊重”的原因?当时您的票数排在文班亚马、切特·霍姆格伦(俄克拉荷马城)和奥萨尔·汤普森(底特律)之后,位列第四。
文班亚马实至名归,毫无疑问。但在他之后,我认为这确实有点不公平。我并不针对奥萨尔(第3名)或切特(第2名),他们都是极其优秀的防守者。但我提出的问题是:他们能否带领一支防守垫底的球队,并在他们上场时将其变成防守前五的球队?对我来说,这才是真正的防守影响力。而不是仅仅看球队的整体防守排名就得出结论(数据在某种程度上支持了他的观点。根据PBP Stats网站的数据,当戈贝尔在场时,森林狼的防守效率排名联盟第2,每100回合丢109.6分;而当他在板凳上时,排名跌至第19,丢116.9分)。
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Gobert sur le titre de meilleur défenseur de Wembanyama : « Victor mérite son titre, aucun doute »
Quadruple lauréat du trophée de défenseur de l’année, Rudy Gobert, l’intérieur français des Timberwolves (33 ans), a tenu à féliciter son compatriote Victor Wembanyama, avant de défendre son propre bilan, lui qui a terminé seulement 4e des votes cette saison.
Impérial dans son duel avec Nikola Jokic lors du match 2 de la série entre Minnesota et Denver (119-114, 1-1 dans la série), l’intérieur des Timberwolves a rappelé à tout le monde qu’il était l’un des meilleurs protecteurs d’arceau de la NBA. Frustré par sa quatrième place au trophée du défenseur de l’année, le Français a néanmoins tenu à saluer le triomphe de Victor Wembanyama, mardi, avant la défaite de San Antonio face à Portland (103-106, 1-1 dans la série) et la lourde chute du joueur des Spurs, victime d’une commotion cérébrale.
« Vous avez remporté ce trophée à quatre reprises (2018, 2019, 2021, 2024). Quel effet cela fait de le voir atterrir pour la première fois dans les mains de votre jeune compatriote ?
Je suis fier et très content pour lui. Le premier a toujours une saveur spéciale. Il est vraiment allé le chercher. Après sa grosse blessure (une thrombose à l’épaule contractée en février 2025), il a travaillé très dur, est revenu plus fort physiquement et mentalement, et a réussi à atteindre la barre des 65 matches (nécessaires pour postuler aux trophées de fin de saison régulière). Je suis content pour lui et je lui souhaite d’en gagner le plus possible.
Wembanyama sacré défenseur de l’année à l’unanimité : un triomphe inédit en statistiques
Vous vous connaissez depuis de nombreuses années. L’avez-vous conseillé sur la manière de mieux défendre en NBA ?
Victor est quelqu’un de très intelligent. Il est constamment en train de vouloir apprendre comment s’améliorer à tous les niveaux. J’adore échanger avec lui. Ce que je lui disais il y a quelques années, c’est qu’il se mettait parfois hors de position en voulant aller contrer toutes les balles. En faisant ça, tu sors parfois du coeur de la raquette et concèdes des paniers et rebonds offensifs faciles. Je lui ai conseillé de plus utiliser son pouvoir d’intimidation, parce que sa simple présence, en fait, peut forcer les attaquants à douter.
Comment devient-on plus intimidant ?
Il faut créer une certaine peur chez l’adversaire. C’est important que l’attaquant sache que, quand il s’approche de toi, il risque de se faire contrer. Personne n’aime se faire contrer, encore moins en NBA avec la culture du highlight. Ça veut dire de bien se positionner, les bras en l’air, sans se jeter mais en montrant que tu es là à tout moment pour intervenir.
Vous vous êtes déjà affrontés à huit reprises en NBA. Défensivement, qu’est-ce qu’il fait qui vous pose vraiment problème ?
Il y a des fois où j’ai eu l’impression qu’il n’était pas là. Je pensais monter au dunk tranquillement et finalement, il était là (rires). Il m’a contré plusieurs fois. C’est moi qui fais ça aux autres en général, alors dans ces moments-là, je me suis dit : “ah ouais, c’est ça que ça fait en fait (rires).” Mais je vais continuer à essayer. C’est vraiment un bon challenge pour moi.
« Je n’ai rien contre Ausar (3e) ou Chet (2e), qui sont d’excellents défenseurs. Mais la question que je pose, c’est : est-ce qu’ils pourraient prendre une équipe qui est en bas en défense et la rendre top 5 quand ils sont sur le terrain ? C’est ça, pour moi, le vrai impact »
Rudy Gobert
Et vous à l’inverse, que faites-vous pour essayer de le ralentir en défense ?
Je sens qu’il est beaucoup plus en forme cette année, qu’il bouge mieux, résiste mieux. Il peut vraiment scorer de toutes les manières possibles. Il y a des moments où j’estime faire de bonnes défenses, et il va quand même marquer. C’est un peu comme défendre sur (Nikola) Jokic. Tu essaies de l’épuiser, de le limiter le plus possible, mais tu sais qu’au final, tu ne pourras pas tout arrêter.
Vous avez souvent dominé la bataille du rebond face à « Wemby », notamment défensif.
C’est un aspect totalement oublié des soi-disant experts. Tim Duncan était l’un des meilleurs à ça. Cette capacité à contester un tir et derrière, quand même, faire un second saut et récupérer le rebond. C’est du travail de box out, de positionnement, de pression sur l’adversaire. Mais, bien sûr, tu ne verras jamais une vidéo virale d’un gros rebond défensif.
Après la remise de son trophée lundi, Victor Wembanyama a estimé que le meilleur moyen d’évaluer ses qualités en défense, au-delà des statistiques, restait le eye test (l’impression visuelle). Partagez-vous cette opinion ?
Oui, bien sûr, et en même temps, le eye test ne suffit pas. Peut-on capter à travers la télévision la qualité d’une communication défensive ? Les moments où tu organises ta défense, où tu pousses tes coéquipiers, les replaces ? Il y a aussi un travail qui se passe dans l’ombre, avec les conversations et le leadership de vestiaire. Ce sont des choses que l’on oublie, selon moi.
Ces arguments-là étaient-ils derrière le « manque de respect » que vous évoquiez lundi, après avoir terminé 4e des votes derrière Wembanyama, Chet Holmgren (Oklahoma City) et Ausar Thompson (Detroit) ?
Victor mérite son titre, aucun doute. Mais derrière lui, j’estime que c’est un peu une injustice, oui. Je n’ai rien contre Ausar (3e) ou Chet (2e), qui sont d’excellents défenseurs. Mais la question que je pose, c’est : est-ce qu’ils pourraient prendre une équipe qui est en bas en défense et la rendre top 5 quand ils sont sur le terrain ? C’est ça, pour moi, le vrai impact. Pas juste regarder le classement défensif collectif de l’équipe et s’arrêter là (les chiffres lui donnent en partie raison. Selon le site PBP Stats, Minnesota affiche le 2e meilleur ratio défensif de la Ligue quand il est sur le terrain, avec 109,6 points encaissés pour 100 possessions, et le 19e quand il est sur le banc, à 116,9). »
Rudy Gobert et les Timberwolves peuvent-ils arrêter Nikola Jokic et les Nuggets ?
By Maxime Aubin à San Antonio (USA), via L’Équipe