By Yann Ohnona | L’Équipe, 2026-03-20 17:13:02

维克托·文班亚马庆祝胜利并带领马刺晋级。(E. Gay /AP)
维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 在对阵菲尼克斯太阳的比赛中,于终场前一秒投进了一记载入史册的准绝杀(全场砍下34分12篮板),帮助球队以101-100险胜。这记进球将永远铭刻在圣安东尼奥的记忆中,因为它标志着这支德州劲旅自2019年以来首次重返季后赛,且带着不容小觑的雄心壮志。
一小杯红酒……还有什么比这更适合庆祝这场带有法国“原产地保护 (AOC)”标签的绝杀胜利 (101-100) 呢?在投进那记致胜的后撤步跳投后,文班亚马在退防时——此时计时器仅剩一秒——撞到了一位离边线太近的观众。
后者不小心将紫红色的酒液洒在了这位马刺内线的灰色球裤上。紧接着,德文·布克 (Devin Booker) 错失了菲尼克斯最后的绝望一投,不得不接受失利的结局。
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以一记绝杀为全场34分12篮板的表现画上圆满句号?对于马刺来说,这简直是梦幻般的剧本。在2023年状元秀的出色发挥下,他们拿下了赛季第52场胜利,重返季后赛舞台。他们的目标远比2019年那个处于周期末尾的赛季(首轮3-4负于丹佛掘金)要高得多。
自那以后,这支德州球队在常规赛中从未打出过胜率过半的表现。本赛季,无论是否缺乏经验,马刺球员们不再掩饰野心,直指总冠军。他们需要跨过重重阻碍,其中可能包括西部领头羊俄克拉荷马城雷霆,尽管马刺在双方近五次交手中赢下了四场。
“酒洒在了我身上,大家都在歌唱,我和我的兄弟们在一起,我们感到非常幸福。”
维克托·文班亚马,马刺内线
随着周五深夜终场哨声响起,弗罗斯特银行中心 (Frost Bank Center) 的气氛瞬间沸腾,庆祝活动在球场上延续。文班亚马敲击着为他准备的大鼓,带领全场进行惯例的击掌欢庆,随后在赛后采访时紧紧拥抱队友。“酒洒在了我身上,大家都在歌唱,我和我的兄弟们在一起,我们感到非常幸福,”这位来自勒谢奈 (Le Chesnay) 的年轻人说道。这是他的第三个NBA赛季,在经历了前两个痛苦的学习赛季(分别获得22胜和34胜)后,他实现了跨越式的进步。
“这是一个美妙的故事:文班亚马用这样一记进球锁定了季后赛门票。如果让我写剧本,我也会这么写。他的成长速度超出了所有人的预期。第一年球队整体表现糟糕,但那是正常的,而他的第二年又因伤(肩膀)缺席了很大一部分比赛。但现在,他已经是MVP前三的有力竞争者,也是NBA最顶尖的防守者之一,”前法国男篮中锋、beIN Sports评论员弗雷德里克·维斯 (Frédéric Weis) 称赞道。
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2019年入队、见证了球队低谷期的凯尔登·约翰逊 (Keldon Johnson) 拿过麦克风,向疯狂的观众喊话:“致马刺大家庭的每一位,我知道这段路走了很久……但在我们享受这一切之前,我请求大家一起高喊:M-V-P!”在那一刻,文班亚马的眼眶似乎有些湿润,他抓起德文·瓦塞尔 (Devin Vassell) 的右手,用力捶打着自己的胸口。“他配得上这些赞美。他正处于那样的水平。必须大声说出来:‘文班亚马,MVP’,”约翰逊对ESPN说道。
无论如何,这位法国球星以最华丽的方式实现了他的第一个目标——在防守球员奥索·伊戈达罗 (Oso Ighodaro) 面前投进了这记梦幻般的进球。这是他职业生涯中第一次在第四节或加时赛最后五秒内投进“绝杀球”。

维克托·文班亚马的致胜一投。(M. Gonzales/Getty images via AFP)
“最后一攻是为他设计的,”德阿隆·福克斯 (De’Aaron Fox) 随后在更衣室告诉记者杜安·兰金 (Duane Rankin),“我们为文班亚马清空了一侧。我问他是否需要在底角安排人,因为在这种情况下,空间可能会招来协防。他说需要,于是我们安排了一名射手德文(瓦塞尔)在位,确保对方不敢放空他。随后‘文班’耐心地寻找机会并命中了投篮。”
追随托尼·帕克,时隔二十四年
“我们知道大多数时候这不会是一个空位投篮。你必须等待,不能出手太早。否则,无论进还是不进,你都是在自找麻烦,因为防守方还有时间再打一攻,”文班亚马补充道。这是他本赛季第11次打出30分10篮板的数据,自2003-2004赛季的蒂姆·邓肯 (Tim Duncan) 以来,马刺队史还从未有人做到过这一点。“他已经获得了超级巨星那种稳定性。他完全掌握了这种投篮,他像老将一样晃开防守者并掌控剩余时间,”维斯观察道。
在德州,这次复兴不可避免地让人想起另一位法国人。托尼·帕克 (Tony Parker) 在2002年4月的新秀赛季就体验了季后赛,并迅速成为这支未来王朝的核心成员(在对阵西雅图超音速的系列赛中场均得到17.2分),与邓肯和马努·吉诺比利 (Manu Ginobili) 并肩作战。
La noche de WEMBANYAMA
34 puntos
12 rebotes
3 robos
1 asistencia
1 tapón¡¡¡Y la canasta ganadora ante los Suns!!!
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那一代球员在一年后赢得了首枚总冠军戒指,并最终四度登顶(2003、2005、2007、2014)。除了在夏洛特黄蜂的最后一个赛季(2018-2019),“TP”从未缺席过季后赛。这会是“文班”漫长季后赛征程的开始吗?
“不要忘记,他的团队还没有季后赛经验。但他们让我们看到了希望,他们拥有一切走得更远的条件,至少能打进分区决赛,”维斯提醒道。
由生成式人工智能翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。
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Un shoot décisif pour une soirée de rêve : comment Victor Wembanyama a permis à San Antonio de retrouver les play-offs

Victor Wembanyama célèbre la victoire et la qualification des Spurs. (E. Gay /AP)
Le tir d’anthologie de Victor Wembanyama (34 points, 12 rebonds), à une seconde du gong pour la victoire contre Phoenix (101-100), restera dans les mémoires de San Antonio comme celui qui a permis à la franchise texane de retrouver les play-offs pour la première fois depuis 2019. Avec des ambitions affirmées.
Un petit verre de rouge… Quoi de plus approprié pour célébrer un tir de la victoire (101-100) à l’appellation d’origine contrôlée française - Wembanyama -, et synonyme de retour en play-offs pour les Spurs, sept ans après ? À la réception de son tir à reculons victorieux, alors qu’il repartait en défense, une seconde restant au chrono, Victor Wembanyama a bousculé un spectateur trop proche de la ligne de touche.
Ce dernier renversait involontairement la pourpre liqueur sur le short gris de l’intérieur des Spurs. Dans la foulée, Devin Booker manquait un tir désespéré pour Phoenix et devait s’incliner.
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Un shoot de la victoire en point d’orgue d’une soirée à 34 points et 12 rebonds ? Le scénario rêvé pour les Spurs, qui derrière les prouesses de leur n° 1 de la draft 2023, ont enregistré une 52e victoire et vont retrouver la phase finale. Leurs ambitions seront bien plus élevées qu’en 2019 et cette saison en forme de fin de cycle (défaite au premier tour contre Denver 3-4).
Depuis, la franchise texane n’avait jamais affiché un bilan positif en phase régulière. Cette saison, inexpérience ou pas, ses joueurs ne se cachent plus et visent tout simplement le titre NBA. Il faudra passer sur le corps de plusieurs gros bras dont sans doute Oklahoma City, leader de la Conférence Ouest qui a néanmoins perdu quatre fois sur cinq contre les Spurs.
« On m’a renversé du vin dessus, tout le monde chante, je suis avec mes frères, et on est juste heureux »
Victor Wembanyama, intérieur des Spurs
Alors que le buzzer retentissait dans la nuit de jeudi à vendredi, le Frost Bank Center a pris un énorme coup de chaud, et la fête s’est prolongée sur les planches, Wembanyama lançant le clapping habituel en martyrisant la grosse caisse mise à sa disposition, puis enlaçant ses coéquipiers au moment de l’interview d’après match. « On m’a renversé du vin dessus, tout le monde chante, je suis avec mes frères, et on est juste heureux », lâchait le gamin du Chesnay, qui dispute sa troisième saison NBA et a franchi un cap monumental après deux saisons douloureuses d’apprentissage (22 puis 34 victoires en saison régulière).
« L’histoire est belle : décrocher le ticket en play-offs sur ce tir de Wembanyama. Si je devais écrire un film, je l’aurais fait comme ça. Il est en avance sur les temps de passage qu’on pouvait espérer. La première année était catastrophique collectivement, mais c’était normal, et il avait manqué une bonne partie de sa deuxième saison (épaule). Mais là, il est déjà dans le top 3 au MVP et l’un des tous meilleurs défenseurs de NBA », salue l’ancien pivot des Bleus Frédéric Weis, consultant pour beIN Sports.
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Reprenant le micro, l’ailier Keldon Johnson, drafté en 2019 au début de la traversée du désert texane, haranguait une foule en transe. « À vous, la famille Spurs, je sais que ça fait longtemps… Mais avant qu’on absorbe tout ça, je vous demande un chant : M-V-P ! » En cet instant, on a cru voir les yeux de Wembanyama s’embuer alors qu’il saisissait le poing droit de Devin Vassell pour s’en tambouriner le coeur. « Il mérite ses fleurs. Il joue à ce type de niveau. Il faut le dire : “Wembanyama, MVP” », reprenait Johnson pour ESPN.
En tout cas, le Français a atteint son premier objectif avec la manière, d’un shoot de rêve dégainé sur Oso Ighodaro, impuissant. C’est la première fois de sa carrière qu’il inscrit un « game-winner » dans les cinq dernières secondes du dernier quart ou d’une prolongation.

Le tir de la victoire de Victor Wembanyama. (M. Gonzales/Getty images via AFP)
« La dernière action était dessinée pour lui, racontait ensuite dans le vestiaire De’Aaron Fox, cité par le journaliste Duane Rankin. On a libéré un côté pour Victor. Je lui ai demandé s’il voulait quelqu’un dans le corner, car dans cette situation, l’espace peut favoriser les aides défensives. Il a dit oui et on a mis un shooteur, Devin (Vassell), pour s’assurer qu’ils ne le laissent pas seul. Après “Vic’” a pris son temps et marqué. »
Vingt-quatre ans après Tony Parker
« On sait que cela ne sera pas un tir ouvert, la plupart du temps. Il faut attendre, ne pas tirer trop tôt. Autrement, tu te tires une balle dans le pied, que tu le mettes ou pas, puisque la défense aura le temps de reprendre un shoot », ajoutait Wembanyama, qui a enregistré son onzième match à 30 points et 10 rebonds, du jamais vu depuis Tim Duncan en 2003-2004. « Il a gagné cette constance qu’ont les superstars. Ce tir-là, il le maîtrise, il a fixé le défenseur et géré le temps restant comme un vétéran », observe Weis.
Au Texas, cette renaissance invoque immanquablement la mémoire d’un autre Frenchy. Tony Parker avait lui découvert les play-offs dès sa première saison, en avril 2002, et immédiatement pris une place centrale (17,2 points par match dans la série contre Seattle) dans une dynastie en devenir, aux côtés de Duncan et Manu Ginobili.
La noche de WEMBANYAMA
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La première bague de champion était venue un an plus tard pour cette génération sacrée à quatre reprises (2003, 2005, 2007, 2014). À l’exception de son ultime saison, à Charlotte (2018-2019), « TP » n’a jamais manqué les phases finales. Le début d’une longue série pour « Wemby » ?
« Il ne faut pas oublier que son équipe ne connaît pas encore les play-offs. Mais ils nous ont laissé espérer des choses, ils ont tout pour aller très loin, en finale de Conférence a minima », prévient Weis.
By Yann Ohnona , via L’Équipe