By Maxime Aubin à San Antonio | L’Équipe, 2026-01-18 23:13:04

周六,在圣安东尼奥马刺以126-123战胜明尼苏达森林狼的比赛中,维克托·文班亚马高高跃起,干扰前来篮下挑战他的安东尼·爱德华兹。(D. Dunn/Imagn Images via Reuters Connect)
在周六夜间至周日凌晨于圣安东尼奥进行的比赛中,尽管马刺最终以126-123险胜森林狼,但维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama)(39分)与安东尼·爱德华兹 (Anthony Edwards)(55分)上演了一场史诗级的对决。两种风格,两种性格,但对胜利同样的渴望,预示着这两位21世纪出生的球员将在未来几年为NBA带来无限精彩。
安东尼·爱德华兹是个“毒药”,那种能钻进对手皮肤里,让他们不得安宁的球员。周六在圣安东尼奥,这位森林狼后卫上演了一场完美的个人秀:他狂砍职业生涯新高的55分,并且在每次得分后都不忘挑衅文班亚马和他的队友。我们看到,在马刺主教练米奇·约翰逊 (Mitch Johnson) 刚叫了暂停后,他就在其面前庆祝得分;在一次犯规被吹罚后,他还与这位法国中锋“友好”地交流了几句。
“我太爱这场(和文班亚马的)对决了。我真希望我们能把所有人都拉开,然后一对一单挑。谁会赢?当然是我,”赛后,“蚁人”(Ant)在更衣室里评论道,尽管明尼苏达最终以123-126输掉了比赛,他嘴角依然带着一丝微笑。
文班则首先在球场上做出了回应,他砍下39分,并在关键时刻贡献了数次决定性的表现。赛后他坦言:“能让最顶尖的球员在你面前倾尽全力,这是一种荣幸,也是最棒的事情。”他接着补充道:“爱德华兹试图在每个人头上扣篮,我也不例外。但从长远来看,我会努力盖掉他比他扣翻我的次数更多。”这场通过各自新闻发布会进行的隔空对话,展现了这两位年龄分别为24岁和22岁的天才球员之间的相互尊重,他们注定将成为未来几年NBA的新面孔。
风格与个性:截然不同的两人
爱德华兹和文班亚马的球员类型可谓天差地别。前者是一名身高较矮(1.93米)的后卫,这样的身材让他速度快、爆发力强;而后者则需要驾驭自己颀长的身躯(2.24米),天然更适应在篮筐附近活动。不过,两人都对三分投射情有独钟。本赛季,这位美国球员的三分技艺精湛(场均出手8.4次,命中率41.8%),而这位法国球员则在减少出手量的同时提升了效率(场均4.4次,命中率38.2%)。

两人的数据统计。
这位森林狼的领袖还拥有马刺新星尚未获得的季后赛经验,他在过去两年中两次闯入分区决赛(2024年1-4负于达拉斯,2025年负于雷霆)。但或许他们之间最大的区别在于个性。爱德华兹从不掩饰自己的“坏小子”形象,他在亚特兰大的一个贫困街区长大,在逆境中磨砺成长,14岁时母亲和祖母的相继离世给他留下了深刻的烙印。这段艰苦的童年塑造了他粗犷不羁、口无遮拦的性格。“我就是这样的人。这源于我的兄弟们,我的童年。做真实的自己,永远自信,”他解释道。
“我觉得爱德华兹对自己相当坦诚,他的个性在他的比赛中展露无遗,”文班亚马观察道。而这位法国球员则在法国伊夫林省勒谢奈-罗康库尔的一个体育世家被抚养长大,成长环境更为规范和有条理。尽管童年不同,但他也必须很早就面对他人对一他异于常人的身高的审视。他将这种独特性转化为一种沉着、内在的力量,并主要在球场上展现出来。在场下,他始终保持着本色:冷静、深思熟虑、字斟句酌。“如果他没有那份自信和把握,他不可能在场上做到那些事。即便我们很不一样,但我们也有共同之处,”他补充道。
美国队未来之星 vs 世界篮球未来门面
或许正是这些不同,才使他们成为了天生的对手?在几周后一场史无前例的全明星赛即将上演,届时NBA将首次安排两支美国球队与一支完全由国际球员组成的球队进行对抗(2月15日于洛杉矶)。在这场对决中,爱德华兹代表着美国和美国男篮的形象,而文班亚马则象征着世界篮球的面貌。他们也很有可能在2028年洛杉矶奥运会上,成为各自国家队的领军人物。

周六在圣安东尼奥,安东尼·爱德华兹与维克托·文班亚马。(Eric Gay/AP)
“我把成为NBA新门面的事留给文班,”爱德华兹周六说道,这番话他过去也曾表达过。“为什么不是我?因为那会带来太大的压力。人们希望你成为你不是的那种人。而我,只想做我自己。”文班亚马也表示赞同:“如果你想在这个联盟长久立足,你不可能扮演一个角色长达15或20年。”他最后总结道:“在这个层面上,我和爱德华兹之间不存在竞争,我们甚至都没想过这事。这些事情都应该是自然而然发生的。”让我们对未来拭目以待。
由生成式人工智能翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。
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« J’aurais aimé qu’on puisse écarter tout le monde et jouer en un-contre-un » : Wembanyama - Edwards, le duel du futur de la NBA

Victor Wembanyama s’élève pour gêner Anthony Edwards, venu le défier près du panier, lors de la victoire de San Antonio sur Minnesota samedi (126-123). (D. Dunn/Imagn Images via Reuters Connect)
Victor Wembanyama (39 points) et Anthony Edwards (55) se sont livrés une bataille dantesque à San Antonio, dans la nuit de samedi à dimanche, lors de la courte victoire des Spurs sur Minnesota (126-123). Deux styles, deux tempéraments, mais une même soif de vaincre qui devrait faire le bonheur de la NBA dans les prochaines années, entre deux joueurs nés au XXIe siècle.
Anthony Edwards est un poison. Du genre à se glisser sous la peau de ses adversaires et à ne plus en sortir. Samedi à San Antonio, l’arrière des Wolves en a livré une parfaite démonstration : il a inscrit la bagatelle de 55 points, son record en carrière, tout en provoquant Victor Wembanyama et les siens après chaque panier marqué. On l’a notamment vu célébrer l’un d’entre eux au visage de Mitch Johnson, alors que le coach des Spurs venait de demander un temps mort, ou encore échanger quelques courtoisies avec l’intérieur français après une faute sifflée contre lui.
« J’ai adoré ce duel (avec Wembanyama). J’aurais aimé qu’on puisse écarter tout le monde et jouer en un-contre-un. Qui aurait gagné ? C’est moi », commentait « Ant » dans le vestiaire après coup, sourire en coin malgré la défaite de Minnesota (126-123).
Wembanyama après la victoire des Spurs : « Nous devons savoir où nous voulons aller »
« Wemby » lui a d’abord répondu sur le parquet, en compilant 39 points et plusieurs actions décisives dans le money-time. « C’est un honneur, la meilleure chose possible, que d’avoir les meilleurs joueurs qui donnent tout contre toi », a-t-il ensuite confié, avant d’ajouter : « Edwards essaie de dunker sur tout le monde, et je ne fais pas exception. Mais sur la durée, j’essaierai de le contrer plus souvent qu’il ne me dunkera dessus ». Un échange à distance, par conférences de presse interposées, révélateur du respect mutuel entre deux prodiges de 24 et 22 ans, appelés à incarner les nouveaux visages de la NBA dans les années à venir.
Deux joueurs et personnalités aux antipodes
Les profils d’Edwards et Wembanyama sont a priori aux antipodes. Le premier est un arrière de petite taille (1,93 m), un gabarit qui lui permet d’être rapide et explosif, alors que le deuxième doit faire avec sa longue silhouette (2,24 m), naturellement plus à l’aise près du cercle. Les deux hommes partagent en revanche une appétence pour le tir à trois points, que l’Américain maîtrise avec brio cette saison (8,4 tentatives par match, 41,8 % de réussite), tandis que le Français a diminué son volume mais gagné en efficacité (4,4 / 38,2 %).

Les stats des deux joueurs.
Le leader de Minnesota a également une expérience des play-offs que celui des Spurs n’a pas encore acquise, ayant atteint à deux reprises les finales de conférence ces deux dernières années (défaite 4-1 face à Dallas en 2024, puis face à OKC en 2025). Mais ce qui les distingue peut-être le plus tient à leur personnalité. Edwards, bad boy assumé, a grandi dans un quartier difficile d’Atlanta et s’est construit dans l’adversité, marqué par le décès de sa mère et de sa grand-mère alors qu’il n’avait que 14 ans. De cette enfance rude, il a gardé un caractère brut, sans filtre. « Je suis comme ça. Ça vient de mes frères, de mon enfance. Être vrai, avoir toujours confiance en moi », a-t-il expliqué.
« Je trouve qu’Edwards est assez honnête vis-à-vis de lui-même, et sa personnalité ressort beaucoup dans son jeu », observait Wembanyama. Élevé dans une famille de sportifs au Chesnay-Rocquencourt, dans les Yvelines, le Français a grandi dans un environnement bien plus structuré. Une enfance différente, même s’il a dû, très tôt, composer avec le regard des autres sur sa taille hors norme. De cette singularité il a fait une force tranquille, intérieure, qui s’exprime avant tout sur le parquet. En dehors, il reste fidèle à lui-même : calme, réfléchi, pesant chaque mot. « Il ne ferait pas ce qu’il fait sur le terrain sans cette assurance et cette confiance en lui. Même si on est très différents, on a aussi des choses en commun », a-t-il ajouté.
L’avenir de Team USA face à celui du basket mondial
Et si toutes ces différences faisaient justement d’eux des rivaux naturels ? À quelques semaines d’un All-Star Game inédit, où la NBA opposera pour la première fois deux équipes américaines et une sélection composée uniquement de joueurs internationaux (le 15 février à Los Angeles), Edwards incarne le visage des États-Unis et de Team USA, quand Wembanyama symbolise celui du basket mondial. Ils devraient ainsi se retrouver en figures de proue de leur sélection respective lors des Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028.

Anthony Edwards et Victor Wembanyama samedi à San Antonio. (Eric Gay/AP)
« Je laisse à Wemby le fait d’être le nouveau visage de la NBA », a assuré Edwards, samedi, des propos déjà tenus par le passé. « Pourquoi pas moi ? Ça met trop de pression. Les gens veulent que tu sois quelque chose que tu n’es pas. Moi je veux rester moi-même ». « Si tu veux durer dans cette ligue, tu ne peux pas jouer un rôle pendant 15 ou 20 ans », a abondé Wembanyama, avant de conclure : « Il n’y a pas de concurrence avec Edwards à ce niveau-là, on n’y pense même pas. Ce sont des choses qui doivent se faire naturellement ». Vivement la suite.
By Maxime Aubin à San Antonio, via L’Équipe