By David Loriot | L’Équipe, 2026-07-30 19:39:41

(A. Martin/《队报》)
被迫向DNCCG(法国国家控制与管理决策处)提交一份大幅缩减的修正预算后,托尼·帕克 (Tony Parker) 执掌的阿斯维尔不得不放走西尔万·弗朗西斯科 (Sylvain Francisco),如今必须重新规划下赛季的阵容。
他没料到自己的新生活会是这样。去年6月底,当他走上舞台,以俱乐部主席兼主教练的双重掌控者姿态亮相时,托尼·帕克满脸自豪。在他的眼神和言语中,闪烁着光芒与激情,当时他展示了未来那支强大、闪耀、并拥有创历史纪录的5900万欧元预算的阿斯维尔。大牌球员接踵而至,其中最引人瞩目的是法国男篮国家队控卫、上赛季欧洲联赛MVP评选第二名的西尔万·弗朗西斯科!
“TP”当时觉得自己成功了,他回击了许多暗中嘲笑他的人——就在几周前,这些人还在质疑这位老板要把他的俱乐部带向何方。毕竟,在经历连续第三个无冠赛季后,阿斯维尔在欧洲联赛中仅取得8胜30负,排名第20位垫底。那时的蓝图很美,充满了史诗感,包括法国职业篮球联赛(LNB)在内的所有人都在随声附和,赞叹这一巨大的飞跃。然而,这种兴奋有些过早了。财务框架并未完全落实。幸福来得太仓促。“对我来说,当时一切都妥了,”帕克在讲述时淡淡地说道。但显然,事实并非完全如此。
两周前,这个本该让这家维勒班俱乐部步入新维度的项目,接受了财务监管机构DNCCG的严苛审查。由于未能及时提供LNB财务监管机构所要求的银行担保,且尽管帕克直到最后一刻都保持着乐观态度,阿斯维尔最终不得不重新修改其预算方案。据透露,DNCCG预计将在本周五批准其参赛资格,但基础是大幅缩减至2400万欧元左右的预算。
盲目乐观与强化财务监管
乍看之下,这与上赛季(1860万欧元)相比仍有显著增长,也是这家罗讷河谷俱乐部历史上拟定的最高预算。但在事情的发展和此前许下的承诺面前,这是一个严重的挫折,对维勒班俱乐部展望2027年秋季加入“NBA欧洲”(NBA Europe)的宏伟野心来说,是一次紧急刹车。在点亮了宏伟梦想的夜空后,阿斯维尔重新回到了现实。它必须保持耐心并努力拼搏,以维护其不可避免受损的公信力。“其实就差一点。我们没能及时与投资组合基金敲定交易。我理解大家的失望。这很遗憾,也很令人沮丧,”帕克承认道。
在这件事中,在老板的热情推动下,阿斯维尔无疑缺乏远见和警惕。在某种程度上,它也是……摩纳哥(AS Monaco)疯狂赛季的无辜受害者!事实上,面对今年险些吞噬“罗卡红军”(Roca Team)的财务深渊,DNCCG在去年春天大幅加强了监管手段,特别要求在批准任何预算之前,必须提供见索即付的银行保函或担保。具体来说,在阿斯维尔最初提交的5900万欧元预算中,俱乐部必须担保其中的4300万欧元。与阿斯维尔接触的马来西亚投资组合基金IBH未能履行这一承诺,更何况“NBA欧洲”董事会似乎并不鼓励这家罗讷河谷俱乐部与该基金继续深入谈判,而是更倾向于另一个关系更亲近的“圈内”基金——即前湖人队老板巴斯家族(Buss)的基金,阿斯维尔此前也与该基金进行了深入谈判。
但这类交易需要详尽的评估和时间,尽管巴斯家族明确表达了立即加入维勒班项目的意愿,但阿斯维尔已经没有足够的时间在规定期限内敲定此事。因此,帕克不想听到任何关于“失败”的言论。这项工作将比预期耗时更长,但仍在进行中。“这只是又一个阶段,退一步是为了更好地跃进。这就是生活。这也是另一个展现你韧性和性格力量的机会。我相信这个项目,我知道我们最终会与基金达成协议,我告诉自己,总有一天,我会拥有一支梦之队。”
“无论在什么情况下,我都会在赛季开始时执教球队”
—— 托尼·帕克
在等待一个圆满结局(甚至可能在秋季期间实现)的同时,如今必须重新思考新赛季球队的定位与面貌。虽然2400万欧元的预算能让你在法国篮球甲级联赛(Betclic Élite)中过得很滋润,但却让你在欧洲联赛中远远落后于第一梯队。最重要的是,这迫使你做出与7月初完全不同的合同选择。因此,“TP”不得不决定放走他的“当家球星”西尔万·弗朗西斯科前往帕纳辛奈科斯,仅顺带收回了45万欧元的买断费。
至于一个月前宣布的其他大牌球星——丹尼尔·泰斯 (Daniel Theis)、阿莫尼·布鲁克斯 (Armoni Brooks)、尼克·魏勒-巴布 (Nick Weiler-Babb),目前还没有最终定论,但LNB内部传闻称,这些合同甚至可能不会提交审批。在5900万欧元预算下显得十分臃肿的教练组,预计也将面临调整。而曾在2009至2016年间担任“TP”在法国国家队主教练的文森特·科莱 (Vincent Collet) 的加盟,如今也远未得到保证。“文森特原本是为一个特定的项目而来的。现在,他向我要求了一点时间,”这位四届NBA总冠军得主周四坦言。
相比之下,他自己依然坚守岗位。如今,阿斯维尔的梦想暂时搁浅,但“TP”在赛季开始时仍会站在场边执教,迎接一个更沉重的挑战,届时许多人都将密切关注他的执教表现。“这是一个我接受的挑战。我不会弃船而去。无论在什么情况下,我都会在赛季开始时执教球队,”他宣称。换上新装的帕克其实已经重新回到了转会市场。阿斯维尔现在必须打造一支全新的球队。
欧洲联赛:阿斯维尔揭幕战对阵特拉维夫马卡比,巴黎对阵帕纳辛奈科斯
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Budget largement réduit, « franchise-player » déjà envolé et ambitions à la baisse en Euroligue : mauvais temps sur l’Asvel

(A. Martin/L’Équipe)
Contrainte de présenter à la DNCCG un budget révisé fortement à la baisse, l’Asvel de Tony Parker a dû laisser partir Sylvain Francisco et doit désormais repenser son équipe pour la saison prochaine.
Il ne la voyait pas comme ça sa nouvelle vie. Fin juin dernier, quand il monte sur scène, qu’il se pose en commandeur, tout à la fois président et coach, Tony Parker est fier. Dans ses yeux, dans ses mots, ça rayonne, ça galope, alors qu’il présente sa future Asvel, puissante, rutilante, propulsée par un budget historique, record de 59 millions d’euros. Les grands noms se ramassent à la pelle, Sylvain Francisco en tête, meneur des Bleus et 2e dans la course au titre de MVP de l’Euroligue !
« TP » se dit alors qu’il a réussi, qu’il a fait la nique à beaucoup de rieurs sous cape qui se demandaient encore quelques semaines auparavant où le boss allait emmener son club, 20e et dernier en Euroligue (8 victoires - 30 défaites), au sortir d’une troisième saison consécutive sans trophée. C’était beau, ça sentait l’épique et tout le monde, LNB comprise, empruntait le sillon et saluait l’immense bond en avant. Seulement, l’emballement était un peu prématuré. Le cadre financier pas complètement bordé. Le bonheur précipité. « Pour moi, c’était bon », glisse Parker, quand il raconte. Pas tout à fait apparemment.
Il y a deux semaines, le projet qui devait faire entrer le club villeurbannais dans une nouvelle dimension est passé sous les fourches caudines de l’instance du contrôle de gestion, la DNCCG. Faute d’avoir pu fournir à temps les garanties bancaires exigées par le gendarme financier de la LNB, et malgré le vent d’optimisme soufflé jusqu’au dernier moment par Parker, l’Asvel a dû revoir les termes de sa copie. Et la DNCCG devrait valider ce vendredi son engagement sur la base d’un budget fortement révisé à la baisse, aux alentours de 24 millions d’euros, évoque-t-on.
Emballement et contrôle de gestion renforcé
En première lecture, cela reste une hausse sensible par rapport à la saison écoulée (18,6 M€) et le plus haut budget jamais ébauché par le club rhodanien. Mais dans le déroulé des choses et des promesses vendues, c’est un sérieux accroc, un coup de frein brutal dans l’élévation des ambitions villeurbannaises à l’horizon de la NBA Europe, attendue à la rentrée 2027. Après avoir allumé plein ciel des rêves de grandeur, l’Asvel revient sur terre. Et elle va devoir s’armer de patience et batailler pour sauvegarder une crédibilité forcément entaillée. « Ça se joue à rien. On n’a pas finalisé à temps le deal avec le fonds d’investissement. Je comprends la déception des gens. C’est dommage, c’est frustrant », admet Parker.
Dans cette histoire, l’Asvel, dans l’élan enthousiaste de son patron, a sans aucun doute manqué de clairvoyance, de vigilance. Elle est aussi, quelque part, une victime collatérale… de la folle saison de l’AS Monaco ! En effet, face au gouffre financier qui faillit engloutir la Roca Team cette année, la DNCCG a drastiquement renforcé ses moyens de contrôle au printemps dernier, exigeant notamment une garantie ou caution bancaire à première demande, avant toute validation de budget. Concrètement, sur un budget à 59 millions d’euros, comme celui présenté initialement par l’Asvel, le club aurait dû garantir 43 millions. IBH, le fonds d’investissement malaisien avec lequel l’Asvel était en contact, n’a pas pu tenir cet engagement, d’autant que le board de la NBA Europe n’incita pas, semble-t-il, le club rhodanien à poursuivre les discussions plus avant avec ce fonds, lui préférant un autre plus proche « du sérail », celui des Buss, ex-propriétaires des Lakers, avec lequel l’Asvel avait également noué des discussions avancées.
Mais ce genre de deal réclame de l’étude et du temps et l’Asvel n’en avait plus assez pour finaliser l’affaire dans le délai imparti, malgré la volonté clairement affichée de la famille Buss de rentrer dès maintenant dans le projet villeurbannais. Parker ne veut donc pas entendre parler d’échec. Le travail sera plus long que prévu, mais il est en cours. « C’est une étape de plus, un pas de recul pour mieux rebondir. C’est la vie. Une autre raison pour montrer ta résilience, ta force de caractère. Je crois au projet, je sais qu’on va finaliser avec le fonds et je me dis qu’un jour, j’arriverai à avoir une équipe de rêve. »
« Je coacherai l’équipe à la rentrée dans n’importe quelles circonstances »
Tony Parker
En attendant une issue heureuse, qui pourrait même se concrétiser dans le courant de l’automne, il faut aujourd’hui repenser les choses et le profil de la bête dans l’arène à la rentrée. Si 24 millions de budget, ça vous met bien en Betclic Élite, ça vous laisse assez loin de l’avant de la meute en Euroligue. Surtout, ça vous oblige à des choix contractuels tout autres que ceux engagés début juillet. Ainsi, « TP » a dû se résoudre à laisser partir son « franchise player », Sylvain Francisco, au Panathinaïkos, récupérant seulement au passage le buy out de départ, soit 450 000 euros.
Pour les autres têtes d’affiche annoncées il y a un mois, Daniel Theis, Armoni Brooks, Nick Weiler-Babb, rien n’est encore arrêté, mais il se dit à la LNB que les contrats ne seront sans doute même pas présentés pour homologation. Pléthorique dans un budget à 59 millions, le staff technique devrait aussi connaître quelques ajustements. Et la venue de Vincent Collet, sélectionneur de « TP » chez les Bleus entre 2009 et 2016, est aujourd’hui loin d’être garantie. « Vincent venait pour un certain projet. Maintenant, il m’a demandé un peu de temps », confessait jeudi le quadruple champion NBA.
Lui, en revanche, reste sur le pont. Aujourd’hui, les rêves de l’Asvel sont en sommeil, mais « TP » sera bien debout le long de la ligne de touche à la rentrée, pour un défi plus lourd à relever et où beaucoup vont l’attendre sur le terrain du coaching. « C’est un challenge que j’accepte. Je ne quitterai pas le navire. Je coacherai l’équipe à la rentrée dans n’importe quelles circonstances », clame-t-il. Dans son nouveau costume, Parker est d’ailleurs déjà de retour sur le marché. L’Asvel a désormais une nouvelle équipe à bâtir.
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By David Loriot, via L’Équipe