By Maxime Aubin à San Antonio (USA) | L’Équipe, 2026-04-18 18:56:03

在维克托·文班亚马 (Victor Wembanyama) 的带领下,圣安东尼奥已准备好为重返季后赛而沸腾。(Michael Gonzales/Nbae via getty images)
在圣安东尼奥,季后赛在蒂姆·邓肯 (Tim Duncan) 和托尼·帕克 (Tony Parker) 时代曾是每年的“必选项”。在经历了前所未有的六年缺席后,本赛季的回归被球迷们视为一种“回归常态”。
周五清晨,在弗罗斯特银行中心 (Frost Bank Center) 的看台上,工作人员正忙着在全场 18,418 个座位上摆放粉色、蓝色和橙色的 T 恤,以迎接定于本周日举行的马刺队首场季后赛(德克萨斯时间晚 8 点,法国时间周一凌晨 3 点)。这些颜色是“Fiesta”狂欢节的标志性色彩,该节日每年春天举行,旨在庆祝圣安东尼奥的拉丁历史与文化。
在为期 10 天的时间里,这座城市焕然一新,迎来超过 300 万名游客。人们涌入街头观看游行、音乐会和展览,手里还拿着“棒棒鸡”(chicken on a stick,一种搭配哈拉佩纽辣椒的炸鸡串)。
“这个节日是我们文化和社区的表达。对于这里的每一位居民来说,它总是与马刺队的季后赛紧密相连,”27 岁的拉美裔球迷艾丹·吉丁斯 (Aidan Giddings) 说道。“我们从未真正接受过去六年无缘季后赛。感觉就像有什么事情不对劲一样,”这位同时也是“胡狼队 (Jackals)”——由文班亚马发起的球迷组织——的主席继续说道。
过去的球迷被宠坏了吗?
必须追溯到 2019 年才能找到马刺队的季后赛足迹,当时球队因科怀·伦纳德 (Kawhi Leonard) 的离开而备受打击,并在首轮被丹佛掘金队淘汰。对于这支自 1976 年加入 NBA 以来就以稳定性著称的球队来说,这简直像过了一个世纪:在 43 个赛季中,他们曾 39 次闯入季后赛。

邓肯(中)在帕克(左)和布鲁斯·鲍文 (Bruce Bowen)(右)的陪同下,庆祝马刺队夺得 2005 年总冠军。(F. Nataf/L’Équipe)
“今天的许多球迷是看着邓肯和他在 1999 年至 2014 年间夺得的 5 个总冠军长大的。因此,他们被‘宠坏了’,”在当地报纸《圣安东尼奥快报》工作了 40 多年的记者汤姆·奥斯本 (Tom Orsborn) 观察到。“这种成功足以让他们认为一切会永远持续下去。当球队不再具备竞争季后赛的实力时,他们仍然保持着过高的期望。而正确的态度应该是保持耐心,看到球队有一个计划并正在执行。”
计划奏效了。耐心的重建让球队在 2023 年选秀大会上摘得状元秀文班亚马,随后一年选中了控卫斯蒂芬·卡斯尔 (Stephon Castle)(第 4 顺位),以及去年 6 月选中的迪伦·哈珀 (Dylan Harper)(第 2 顺位)。这个充满希望的三人组,配合一些老将和内部培养的球员,刚刚完成了一个令人印象深刻的常规赛(62 胜 20 负),让球队终于重返季后赛,并锁定了主场优势。
看台上的法语助威声
“我们能感觉到球迷的热情再次高涨,”奥斯本指出。“但我们还没有达到邓肯时代的水平。或许需要闯过首轮,才能看到那些‘普通球迷’全身心地投入其中。”
随着“文班”和他的队友们不断取胜,弗罗斯特银行中心的气氛在本赛季节节攀升。“胡狼队”功不可没,尽管席位有限(仅 70 个),但他们每晚都在西看台 114 区(篮架上方约 30 排)制造巨大的声浪。“我们付出了全部,尽管可能仍有人对我们抱有偏见,觉得我们很烦人或太吵了,”吉丁斯承认道。“在调动全场观众参与、明确我们在看台上的角色以及我们的口号方面,还有很多引导工作要做……”
这位法国内线和“胡狼队”无疑可以在季后赛期间依靠一支新的“三色旗”球迷大军。许多法国球迷在常规赛期间就曾远道而来,有些人甚至说服了“胡狼队”用法语助威。“我们有一句口号是:‘谢谢文班 (Merci Wemby)’。他们还教了我们:‘谁不跳谁就不是……’我确信全场 18,000 人都可以随之起舞和高歌……我们正在考虑这件事!”
由生成式人工智能翻译,译文内容可能不准确或不完整,以原文为准。
点击查看原文:« On n'a jamais vraiment accepté ces six dernières années sans phase finale » : San Antonio prêt à chavirer pour le retour en play-offs
« On n’a jamais vraiment accepté ces six dernières années sans phase finale » : San Antonio prêt à chavirer pour le retour en play-offs

Dans le sillage de Victor Wembanyama, San Antonio est prêt à s’enflammer pour son retour en play-offs. (Michael Gonzales/Nbae via getty images)
À San Antonio, les play-offs étaient une certitude annuelle pendant l’ère Tim Duncan et Tony Parker. Leur retour cette saison, après six ans d’absence inédite, est vécu chez les supporters comme un simple retour à la normale.
Dans les travées du Frost Bank Center, tôt vendredi matin, des petites mains s’affairaient pour déposer des t-shirts roses, bleus et oranges sur chacun des 18 418 sièges de l’enceinte, avant le premier match de play-offs des Spurs prévu ce dimanche (20h au Texas, dans la nuit de dimanche à lundi à 3h en France). Des couleurs emblématiques de «Fiesta », un festival qui revient chaque année au printemps pour célébrer l’histoire et la culture latine de San Antonio.
Pendant 10 jours, la ville se transforme, accueillant plus de trois millions de visiteurs qui envahissent les rues pour assister aux parades, concerts, expositions, un chicken on a stick à la main (une brochette de poulet frit accompagnée d’un piment jalapeño).
« Ce festival, c’est l’expression de notre culture et de notre communauté. Et pour chaque habitant, il a toujours été associé au basket des Spurs en play-offs », raconte Aidan Giddings, fan latino-américain de 27 ans. « On n’a jamais vraiment accepté ces six dernières années sans phase finale. C’est comme si quelque chose ne tournait par rond », poursuit celui qui est aussi le président des Jackals, le groupe de supporters créé par Victor Wembanyama.
Des fans trop gâtés par le passé ?
Il faut remonter à 2019 pour retrouver la trace d’un parcours en play-offs des Spurs, alors meurtris par le départ de Kawhi Leonard et éliminés au premier tour par Denver. Une éternité pour une franchise qui, depuis son entrée dans la NBA en 1976, avait fait de la régularité sa marque de fabrique : 39 qualifications en play-offs en 43 saisons.

Tim Duncan (au centre), entouré par Tony Parker (à gauche) et Bruce Bowen (à droite), célèbre le titre des Spurs en 2005. (F. Nataf/L’Équipe)
« Beaucoup de fans d’aujourd’hui ont grandi avec Tim Duncan et les 5 titres décrochés entre 1999 et 2014. Ils ont donc été très gâtés », observe Tom Orsborn, journaliste pour le San Antonio Express News, quotidien local, depuis plus de 40 ans. « Assez pour penser que ça allait durer éternellement. Quand l’équipe n’a plus eu le talent pour se battre pour les play-offs, ils ont continué à avoir un niveau d’exigence trop élevé. Alors que la bonne attitude aurait été d’avoir de la patience, de voir qu’il y avait un plan et qu’il était en train d’être exécuté ».
Et le plan a fonctionné. La reconstruction patiente a permis de récupérer Victor Wembanyama tout en haut de la Draft 2023, puis le meneur Stephon Castle l’année suivante (4e choix), ainsi que Dylan Harper en juin dernier (2e). Ce trio prometteur, associé à quelques vétérans et joueurs développés en interne, vient de réussir une saison régulière impressionnante (62-20), permettant à l’équipe de retrouver enfin les play-offs, l’avantage du terrain en prime.
Des chants français en tribunes
« On sent que le niveau d’enthousiasme chez les fans est à nouveau énorme, constate Orsborn. Mais nous n’en sommes pas encore au niveau de l’ère Duncan. Il faudra peut-être passer un tour avant de voir le supporter du dimanche s’investir pleinement. »
L’ambiance au Frost Bank Center est montée crescendo cette saison, au fil des victoires de « Wemby » et de sa bande. Les Jackals n’y sont pas pour rien, très bruyants chaque soir dans la section 114 de la tribune ouest (environ 30 rangs au-dessus du panier), malgré un nombre de places limité (seulement 70). « On donne le maximum, même s’il peut encore y avoir ce préjugé comme quoi on est énervants ou trop bruyants », avoue Giddings. « Il y a beaucoup de pédagogie à faire pour impliquer le reste de la salle, sur notre rôle en tribunes, nos chants… »
les Spurs Jackals, le groupe « d’ultras » qui ambiance les tribunes à San Antonio
L’intérieur français comme les Jackals pourront sans doute compter sur un nouveau bataillon de supporters tricolores pendant les play-offs. Beaucoup d’entre eux ont fait le déplacement en saison régulière, certains ayant même convaincu les Jackals de chanter en Français. « On a un chant qui dit : “Merci Wemby.” Ils nous ont aussi appris le : “Qui ne saute pas n’est pas…” Je suis sûr que 18 000 personnes pourraient danser et chanter là-dessus… On y pense ! »
By Maxime Aubin à San Antonio (USA), via L’Équipe